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Montée en puissance vers le Giro U23

Le programme de nos coureurs U23 est très dense en cette période de la saison. Un groupe dispute deux courses du calendrier U23 Road Series, le Kersenronde (26/05) et le GP Color Code (29/05). Un autre groupe sera en lice au Tour de la Mirabelle où les opportunités de montrer son niveau seront nombreuses et où les pensées seront déjà tournées vers le Giro d’Italia U23 qui aura lieu en juin.

Christophe Detilloux. « Les courses de cette période sont importantes pour notre groupe de développement. Elles nous sont utiles pour évoluer le niveau de nos jeunes coureurs et leur évolution. Nous voulons voir où en sont certains jeunes qui ont fait une petite coupure après un bon début de saison, comme Gil Gelders entre autres, qui a, de plus, lourdement chuté récemment à l’entraînement; comme d’autres, qui ont passé leurs examens en mai, comme Leander van Hautegem; comme d’autres encore qui ont connu des problèmes de santé, qui ont souffert de chutes, comme Noah Detalle (clavicule), par exemple. Certains coureurs disputeront le Giro d’Italia Giovani (11-18/06), qui sera une grande première pour notre équipe U23, qui sera représentée par cinq coureurs. Une course dure et d’un très haut niveau en perspective! Nous voulons y prester, montrer à l’organisateur que nous méritons notre sélection et que nous voulons y revenir à l’avenir. Cette course par étapes sera précédée de trois courses préparatoires en Italie. »

Mirabelle. « Le Tour de Mirabelle (26-29/05) n’est pas une course facile. Elle se déroule en Lorraine (Fra), avec de vrais cols, comme dans la 2e étape entre Breuches et Saint-Amarin. Il y aura aussi des opportunités pour les puncheurs et les sprinters. Une belle course donc pour hausser le niveau et pour nous permettre de peaufiner notre sélection pour le Giro U23 qui sera seulement de cinq coureurs. Nous avons trois coureurs certains, sur le papier, de leur sélection italienne pour le moment: Gelders, van Hautegem et Lambrecht. Nous observerons de près les Declerck, Detalle, Willems, Verleyen… Nous voulons sélectionner pour le Giro U23 cinq coureurs en condition. »

Wirtgen. « Luc Wirtgen, de notre noyau professionnel, évoluera au Tour de la Mirabelle auprès de nos jeunes. Ce sera pour lui une belle expérience, un bel objectif et une opportunité de transmettre ses conseils de pro. »

Sélection pour le Tour de la Mirabelle

— eric to www.wbca.be

Ignatas Konovalovas active le mode grimpeur vers Turin

Le champion de Lituanie a surpris son monde sur le Giro ce samedi, à commencer par lui-même. À l’occasion d’une quatorzième étape courte mais très escarpée autour de Turin et de sa fameuse Basilique de Superga, le rouleur de 36 ans s’est d’abord signalé en début de course en intégrant la brève échappée du jour. Il a ensuite impressionné en s’accrochant un temps dans la roue des favoris de l’épreuve avant de terminer juste en dehors du top-20 (22e) dans une course endiablée dominée par les grimpeurs du peloton.

« J’étais super bien, et je ne sais pas pourquoi », Ignatas Konovalovas

Sur le papier, la quatorzième étape du Tour d’Italie 2022 ne comportait certes « que » 3000 mètres de dénivelé, mais ceux-ci étaient concentrés sur une petite centaine de kilomètres à travers un parcours sinueux et sans répit autour de Turin. Le profil du jour attirait également beaucoup les audacieux, qui voyaient là une opportunité en or de se jouer la victoire. De fait, la bagarre a été âpre pendant une trentaine de kilomètres avant que ne se présente la première difficulté du jour. L’Équipe cycliste Groupama-FDJ est alors apparue aux avant-postes. « On savait que ça allait être une étape rapide, introduisait Benoît Vaugrenard. On voulait mettre Attila devant, il était motivé pour l’étape. Il a essayé, mais c’est finalement Kono qui a flairé le bon coup, et qui marchait très bien aujourd’hui ». Alors que ses collègues du train formaient d’ores et déjà le gruppetto, le vétéran lituanien se distinguait lui devant le peloton. « J’étais super bien aujourd’hui, et je ne sais pas pourquoi », lançait-il le soir venu, avant de tenter une justification : « Ça doit être le vin et la pizza d’hier soir ! Il n’était pas prévu que j’aille dans l’échappée, mais la bagarre a été longue et dans la première bosse répertoriée, j’ai commencé à remonter. J’ai voulu prendre Attila dans ma roue, puis je l’ai perdu de vue et je me suis retrouvé devant. Les équipes de favoris contrôlaient mais je me suis dit : pourquoi pas ? Ce n’était même pas une attaque, j’ai simplement accéléré, et on s’est alors retrouvés à douze coureurs devant ».

« Kono » a ainsi passé le sommet en deuxième position, derrière le porteur du maillot bleu de meilleur grimpeur, avant d’insister dans la descente pour créer le « bon » coup du jour. « On pensait que 10-15 mecs pouvaient sortir et se jouer la victoire, ajoutait Benoît. On croyait avoir fait le plus dur quand l’écart a passé les 2’30. Mais finalement, la Bora-hansgrohe a relancé la course derrière, et à partir de là, il y en a eu de partout. Le circuit était propice pour une grosse offensive, et ils l’ont bien exploité ». Après une trentaine de kilomètres en tête de course, le représentant de la Groupama-FDJ a donc vu un petit groupe de favoris opérer la jonction. Juste avant la première ascension des deux ascensions de Superga (5 km à 8%). « Le peloton a roulé et c’est dommage, disait-il. Je ne sais pas jusqu’où j’aurais pu aller mais j’avais vraiment de bonnes jambes ». Preuve en est, il a été le dernier coureur de l’échappée initiale à décrocher du groupe maillot rose, à environ deux kilomètres du sommet de Superga. Il a alors maintenu son effort aux échelons suivants pour finalement franchir la ligne une soixantaine de kilomètres plus tard à la vingt-deuxième position. « Après avoir été distancé du groupe maillot rose, je suis resté avec Guillaume Martin pour aller encore plus loin, racontait-il. Ensuite, c’est Alejandro Valverde qui est revenu, et là encore j’ai pris la roue pour aller au plus proche de l’arrivée. Ce n’est que dans les quinze dernières bornes que j’y suis allé tranquille, car faire 18e ou 40e, ça ne change pas grand-chose pour moi ».

« Du très grand Kono », Benoît Vaugrenard

Dans une étape qui a créé d’énormes différences, et vu Juan Pedro Lopez céder son maillot rose pour plus de quatre minutes, Ignatas Konovalovas a lui plutôt passé une belle journée. « C’est une satisfaction d’être devant, confiait-il. Ceci étant, je sais que je peux grimper quand tout va bien et que je ne suis pas fatigué. D’habitude, j’ai simplement du mal à me mettre dans le rouge pour aller faire 30e au lieu de 70e si je n’ai pas un leader pour le général ». Au classement, justement, il a grimpé de vingt-deux places ce samedi. « J’ai quand même fait le trou sur mes copains ! », lâchait-il dans un sourire. « Kono a fait une très belle course, saluait plus sérieusement Benoît Vaugrenard. Malgré son âge, il va encore bien sur des étapes hyper intensives comme aujourd’hui. C’était du très grand Kono. Il s’est fait plaisir. C’était évidemment dur, mais c’est toujours plus facile quand tu te fais mal devant plutôt que derrière. Aujourd’hui, tout le monde a galéré. C’était une étape de haute intensité, sans doute l’une des plus dures du Giro ». Arnaud Démare, paré de son maillot cyclamen, a lui rallié l’arrivée environ 40 minutes après le vainqueur Simon Yates en compagnie de ses coéquipiers. « On s’est rapidement retrouvés dans le gruppetto, et ce pour 100 bornes, a-t-il glissé. On avait de la marge pour les délais aujourd’hui, mais c’était malgré tout vraiment dur ». Dimanche, une grande étape de montagne cumulant 4000 mètres de dénivelé positif attend les coureurs vers Cogne.

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Trajet sans embûches vers Échallens

Au lendemain d’une journée quelque peu délicate, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ a connu une deuxième étape plus conforme à ses attentes ce jeudi sur le Tour de Romandie. À Échallens, le sprint attendu a bien eu lieu au sein d’un peloton d’environ soixante-dix unités. Ethan Hayter (Ineos Grenadiers) s’est imposé tandis que Quentin Pacher, Rudy Molard, Sébastien Reichenbach et Thibaut Pinot ont tous quatre terminé dans le groupe principal. Vendredi, un profil très accidenté mènera les coureurs à Valbroye.

Il était 13h25 lorsque le peloton a pris le départ de la deuxième étape depuis Échallens pour un tracé en forme de boucles, et il était 13h26 lorsque l’échappée du jour s’est constituée. « L’objectif ce matin était de voir comment ça allait se dérouler au départ, car on ne peut jamais avoir de certitudes sur le scénario du jour, indiquait Philippe Mauduit. Il fallait observer si trois coureurs allaient partir rapidement et passer la journée devant, ou s’il y allait avoir un peu plus de bagarre, d’autant que le profil avait une tendance montante sur les premiers kilomètres. Finalement, étant donné que tout le monde savait que ça allait arriver au sprint, les quatre premiers coureurs qui sont sortis ont été validés. Du coup, c’est une journée qui s’est déroulée comme prévu ». Nils Brun (Sélection Suisse), Toms Skujins (Trek-Segafredo), Baptiste Planckaert (Intermarché-Wanty Gobert) et Diego Lopez (Equipo Kern Pharma), pour les citer, ont pu cumuler jusqu’à trois minutes d’avance sur le peloton, mené par la formation du leader Rohan Dennis. C’était à peu près la marque relevée au sommet de l’unique grand prix de la montagne du jour, situé à mi-parcours. À quarante kilomètres du terme, l’écart est toutefois passé sous les deux minutes et s’est inexorablement rétréci au fur et à mesure des kilomètres. Les formations de sprinteurs intéressées par le gain de l’étape ont pris les commandes et Nils Brun, dernier rescapé de l’échappée, a été avalé dans une courte bosse à vingt bornes du but.

« Hâte d’être aux prochaines journées », Sébastien Reichenbach

À l’issue d’une autre montée dans la foulée, le peloton s’est réduit à environ soixante-dix unités et s’est alors dirigé vers la ligne pour le sprint attendu. Déjà vainqueur du prologue, Ethan Hayter a raflé la mise alors que Quentin Pacher (22e) a été le premier homme de la Groupama-FDJ à franchir la ligne. « C’était une journée qu’il fallait passer de la meilleure façon possible, en évitant les chutes et les cassures dans le final, pointait Philippe. C’est ce que les gars ont réussi à faire. Disons que c’est la journée qu’on attendait ». Avant les trois dernières étapes de l’épreuve, les plus difficiles, Rudy Molard, Quentin Pacher et Sébastien Reichenbach demeurent à une trentaine de secondes de Rohan Dennis. « On attend maintenant les deux prochaines journées, qui devraient plus convenir à nos qualités, ajoutait le régional de l’épreuve. Personnellement, les jambes sont bonnes, j’ai hâte d’y être. L’équipe marche bien aussi, donc ça annonce de belles choses. Pour demain, c’est dur à prédire avec ce final vallonné. Samedi, en revanche, ce sera vraiment une étape pour grimpeurs, très difficile et très usante. On ne pourra pas se cacher. De mon côté, j’ai évidemment une motivation particulière à la maison, j’ai envie de faire plaisir à mes supporters ». « On aborde les prochaines journées avec calme et sérénité, ponctuait Philippe. Pour ce qui est de Thibaut, il n’y a pas grand-chose à cacher. Quand on regarde le profil des étapes, on se doute que les trois dernières le motivent davantage que celles qu’on vient de de passer ».

— Rodolphe Boulinguez to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

La roue tourne vers Roubaix

Ludovic Robeet aborde l’Eurométropole Tour, le 29 septembre, en guise de dernière mise en jambes pour Paris-Roubaix qu’il disputera pour la 2e fois le 3 octobre. Il a gardé un souvenir poignant de sa première prestation en 2018 (73e), dans l’échappée sur les pavés du Nord, en compagnie du regretté Jimmy Duquennoy (56e).

Ludovic Robeet. « Nous serons motivés pour l’Eurométropole Tour. En ce qui me concerne, la course hainuyère me servira surtout à refaire un peu de rythme à quatre jours de Paris-Roubaix. La partie finale, avec les monts du Pays des Collines et le circuit final avec les passages dans le Mont Saint-Aubert, me sera utile pour travailler sur la force en vue des pavés. Certains coureurs comme Laurenz Rex, Tom Paquot, Arjen Livyns, seront alignés à Roubaix. L’Eurométropole Tour est donc essentiel pour notre équipe qui visera néanmoins la performance à Tournai. »

Paris-Roubaix. « Pour moi, Paris-Roubaix 2021 sera un moment d’émotion. Ce sera le souvenir de mon échappée avec Jimmy Duquennoy en 2018, une très longue échappée dans le groupe de tête, dans les secteurs pavés. Ce sera très particulier d’y repenser. En même temps, c’était une course tellement dure que les sentiments vont aller dans tous les sens. Nous avons reconnu les pavés du Nord quelques jours après la Port Epic (7e) et le GP de Denain où il y avait quelques  secteurs pavés. J’en serai à ma deuxième expérience dans les pavés du Nord. Si j’ai une opportunité, je prendrai l’échappée, bien sûr. Mais je sais que, depuis 2018, je suis plus fort, j’ai plus d’expérience sur les parcours flandriens, j’ai pu travailler la course en amont. Tout cela grâce à mon équipe et à la formation qu’elle me procure. Je vais donc aborder Paris-Roubaix différemment qu’en 2018. Il reste, évidemment, le facteur chance. Mais ça c’est pour tout le monde. Il faut que tout s’aligne bien. Je me souviens qu’après ma première expérience à Roubaix, j’avais dit ‘plus jamais’, avec des douleurs partout, en pleurs. Mais, aujourd’hui, j’ai une envie folle d’y être. Je veux aussi ajouter que, depuis le championnat de Belgique, j’ai pu engranger de la fraîcheur, ce qui est un atout: je n’ai pas eu de course pendant un mois, j’ai ensuite eu des problèmes consécutifs au vaccin anti-covid, je me suis, après cela, cassé un doigt dans un chute à l’entraînement. Après deux mois sans dossard, je me suis refixé un objectif qui est Roubaix et on l’a préparé à fond avec le coach de l’équipe, Christophe Prémont. Donc, motivé! »

Sélections pour l’Eurométropole Tour et Paris-Roubaix

— eric to www.wbca.be