Entradas

Attila Valter toujours troisième

L’échappée a de nouveau triomphé ce mercredi sur le Tour des Alpes. Au terme de la troisième étape vers Villabassa, l’Allemand Lennard Kämna s’est donc imposé tandis qu’un peloton composé d’une trentaine d’unités a terminé environ une minute plus tard. Quelque peu distancé dans la dernière ascension du jour, Attila Valter est parvenu à rentrer sur les favoris dans le final grâce au soutien de ses coéquipiers, et conserve donc sa troisième place au classement général.

C’est de nouveau un joli morceau qui se profilait face au peloton, ce mardi, à l’occasion du troisième acte du Tour des Alpes. Un peu plus de 3000 mètres de dénivelé étaient cette fois-ci répartis sur les 154 kilomètres menant à Villabassa, mais la première partie de course n’était pas la plus ardue. « Les cinquante premiers kilomètres étaient dans une vallée relativement plate, ça a donc roulé à bloc, expliquait Thierry Bricaud. Étant donné que le général était déjà éclaté, beaucoup de monde voulait aller dans l’échappée ». C’était bien entendu le cas pour l’Équipe cycliste Groupama-FDJ. « Thibaut était vigilant, et même offensif puisqu’il s’est retrouvé dans un premier bon coup, relatait encore Thierry. Ce groupe n’a néanmoins jamais pu prendre beaucoup d’avance car un coureur d’EF Education-Easy Post était placé au général. Thibaut est tout de même passé en tête de la première bosse, mais tout est rentré après le sommet. Il y a eu des contres, Matteo y est allé une première, mais il a été repris. C’est ressorti dans la foulée, sans nous, et c’était la bonne… Nous avons manqué un peu de réussite. Ça aurait évidemment été une bonne chose d’être devant, encore plus avec Thibaut qui se serait retrouvé acteur et aurait assurément joué la victoire ». Le bon coup s’est donc formé après 65 kilomètres de course autour de douze hommes et la formation du leader Pello Bilbao s’en est satisfait et l’a alors laissé se développer.

« On est encore dans le coup », Thierry Bricaud

C’est ainsi qu’au pied de la dernière ascension, le Furkelpass (8 km à 7%), à trente kilomètres du but, l’échappée comptait encore plus de deux minutes d’avance sur un peloton sur le point de largement s’écrémer. « Le dernier col était très difficile, avec notamment trois kilomètres à 11%, resituait Thierry. On n’était pas forcément les mieux armés pour passer avec les meilleurs. On a essayé de temporiser, mais c’est monté vite et fort, et ça a alors été compliqué pour nous sur le sommet ». Si Michael Storer est parvenu à accompagner les principaux favoris pendant un bon moment, ne lâchant que dans les derniers hectomètres, ses coéquipiers ont pour leur part été mis en difficulté plus tôt. « Michael était un poil à contretemps, mais il a réussi à revenir dans la descente, précisait Thierry. Attila et Lenny ont basculé avec un peu de retard, mais tout est finalement rentré dans la dernière vallée. Ils étaient une petite vingtaine en contre, avec également Thibaut et Matteo, et tous ont roulé pour pouvoir rentrer. Ils se sont bien organisés afin de garder Attila et Lenny dans le jeu au général. On sait que ça peut encore bouger demain et après-demain, qu’il peut se passer plein de choses, et ça nous permet d’avoir plus d’options. C’est important ». La jonction s’est donc opérée dans les cinq derniers kilomètres et c’est ainsi un peloton de trente coureurs comprenant cinq hommes de la Groupama-FDJ qui a franchi la ligne, une minute derrière l’échappée victorieuse de Lennard Kämna.

Bilan de la journée : statu quo au général. Attila Valter conserve sa troisième place, Michael Storer reste ancré à la douzième alors que Lenny Martinez gagne simplement un rang, en quinzième position. « On savait que ça allait être vraiment dur, mais on est encore dans le coup, concluait Thierry. On est capables d’aller chercher une étape. Michael, particulièrement, marche de mieux en mieux. Il nous reste encore deux opportunités et on va réessayer ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Michael Storer tente son va-tout, Attila Valter accroche la troisième place

L’Équipe cycliste Groupama-FDJ a été omniprésente, ce mardi, dans la deuxième étape du Tour des Alpes qui empruntait deux grands cols en direction de Lana. Dans un premier temps, Matteo Badilatti et Michael Storer ont animé la journée en prenant place dans une échappée sortie en costauds. L’Australien a même poussé l’aventure jusqu’à dix kilomètres de l’arrivée avec l’unique Pavel Sivakov. Néanmoins, c’est un sprint en petit comité qui a conclu l’étape et Attila Valter s’est alors octroyé la troisième place derrière Pello Bilbao. Michael Storer et Lenny Martinez ont terminé dans le même temps, et tous trois restent donc placés au général, le Hongrois pointant notamment à la troisième place.

« Content d’être de retour à l’avant de la course », Michael Storer

Un petit échauffement sur home-trainer n’était pas de trop, ce mardi matin, au départ de San Martino di Castrozza. Les choses sérieuses commençaient d’emblée sur la deuxième étape du Tour des Alpes, avec le Passo Rolle, long de 21 kilomètres pour une pente moyenne avoisinant les 6%. « Ce n’était évidemment pas simple, et c’est en plus monté très vite, témoignait Thierry Bricaud. Nos gars étaient toujours offensifs, toujours dans les coups, et c’est finalement parti à mi-col à onze coureurs, avec Matteo et Michael ». « C’était une étape très difficile, comme on pouvait s’y attendre, poursuivait l’Australien. Le rythme était vraiment très rapide dans la première montée et ça a débouché sur une cassure. J’ai pensé un moment que le peloton allait nous laisser faire car toutes les équipes étaient représentées devant. Cela aurait pu être une de ces journées où le peloton se contente de l’échappée, mais Bahrain-Victorious voulait jouer sur Bilbao bien qu’ils avaient quelqu’un devant ». En tête de course, les coureurs de la Groupama-FDJ étaient accompagnés de neuf coureurs, et pas des moindres : Herman Pernsteiner (Bahrain-Victorious), Miguel Angel Lopez, Vladim Pronskiy (Astana), Pavel Sivakov (Ineos Grenadiers), Felix Gall (AG2R-Citröen), Cian Uijtdebroecks (Bora-hansgrohe), Jonathan Caicedo (EF Education-Easy Post), Carl-Fredrik Hagen (Israel-Premier Tech) ainsi que Thymen Arensman (DSM). « Le problème est que ça a toujours roulé derrière, assurait Thierry. Le peloton ne s’est pas relevé et les Bahrain-Victorious ont fait un gros travail, tout comme AG2R-Citroën qui a assumé avec l’ambition de garder le maillot de leader. Malgré tout, j’y croyais et je pensais que ça pouvait aller au bout ».

Au terme d’une première partie d’étape intense, l’échappée ne comptait toutefois que deux minutes au pied du deuxième grand col du jour, le Passo della Mendola (16 km à 6,5%). Le rythme s’est alors durci à l’avant, et Michael Storer a été en mesure d’accrocher la roue de Pavel Sivakov lorsque celui-ci a attaqué à l’approche du sommet. Seuls Arensman et Pernsteiner se sont joints à eux alors que Matteo Badilatti était distancé et bientôt repris par un peloton extrêmement réduit. Dans l’ascension suivante, bien plus roulante et non-répertoriée, l’Australien de la Groupama-FDJ et le Français d’Ineos Grenadiers sont partis seuls et ont alors entamé la longue descente vers Lana avec une marge d’une petite minute. « Je pensais que Lopez serait un petit ton au-dessus, il a malheureusement été lâché et ils se sont donc retrouvés à deux, indiquait Thierry. Ça a été un joli match, mais un peu déséquilibré pour finir. Ils descendaient bien devant, mais le début de descente était technique et les Bahrain ont en profité pour reprendre du temps. J’avais d’ailleurs bien demandé aux gars encore présents dans le peloton de se replacer pour la descente, car on savait que ça pouvait casser. C’est ce qu’il s’est produit, mais Attila et Lenny ont bien réussi à accompagner. Le fait que Bouchard ait été distancé a aussi incité le peloton à rouler vite et finalement à revenir sur l’échappée ». C’est donc au terme d’une descente ultra-rapide que le duo de tête a été repris par un groupe d’une dizaine de favoris. « On a quand même fait une descente assez rapide, ça a vraiment dû envoyer fort derrière pour nous reprendre autant de temps, confiait Michael. J’ai entendu dire qu’ils avaient peut-être profité de l’aspiration des motos, mais je n’étais pas dans le peloton, donc je ne peux pas savoir. Cela étant dit, je suis content d’être de retour à l’avant de la course. J’ai été malade plusieurs fois durant l’hiver et ça a été difficile de bien m’entraîner régulièrement. Le dernier mois a été plutôt bon, même si j’ai été malade de nouveau après la Catalogne, mais je suis content de voir que la forme revient. On verra maintenant jour après jour ». « Michael avait déjà montré de belles petites choses sur la fin du Tour de Catalogne, soulignait Thierry. On arrive dans une période qu’il aime bien, avec des courses qu’il affectionne. C’est très encourageant pour la suite ».

« À nous d’être opportunistes », Thierry Bricaud

Dans un final contrôlé par la Bahrain-Victorious dans la perspective d’un sprint, le jeune Australien a livré ses ultimes efforts dans le dernier kilomètre pour replacer Attila Valter, qui a finalement obtenu la troisième place sur la ligne d’arrivée. « La journée est passée vite, confiait le Hongrois. J’ai pu franchir les deux longues ascensions de l’étape sans difficulté. J’aurais vraiment aimé que Michael puisse tenir jusqu’à la ligne, mais quand il a été repris, il a fallu changer notre fusil d’épaule. Il avait encore la force de m’aider et j’étais en confiance pour jouer la victoire d’étape. J’ai fait mon maximum mais Pello Bilbao et Romain Bardet étaient juste plus rapides. Je suis en tout cas content de l’évolution de ma forme physique à quelques jours du Giro, et j’espère pouvoir faire encore mieux sur les trois étapes restantes de ce Tour des Alpes ». Sur la ligne, l’ancien porteur du maillot rose a été suivi par Lenny Martinez (14e) et Michael Storer (16e). « Au pied du deuxième col, on avait encore nos quatre coureurs dans le peloton, en plus des deux autres dans l’échappée, récapitulait Thierry. Thibaut n’était pas impérial, dû aux conséquences de sa chute à la Sarthe et du petit rhume qu’il a attrapé la semaine dernière. Quand il a compris qu’il ne pouvait pas s’accrocher, il s’est complètement relevé et a fini à sa main. À l’arrivée, nous en avons trois dans un groupe de seize, mais je ne suis pas spécialement surpris. Ce sont de vrais grimpeurs à potentiel. Pour Lenny, c’est évidemment encore plus prometteur de le retrouver là après seulement quelques jours de course avec la Conti. Il a fini avec de petites crampes, mais il apprend énormément et c’est encourageant. La troisième place d’Attila confirme que le collectif marche bien et notre ambition d’aller chercher une étape. Ce n’est pas passé très loin aujourd’hui, et on va recommencer. Il y a encore trois étapes qui nous conviennent, il y aura encore des mouvements de course, et ce sera à nous d’être opportunistes. Ça peut bouger dans tous les sens et c’est bien d’avoir plusieurs cartes ».

Ce mardi soir, Attila Valter pointe au troisième rang du général, à douze secondes de Pello Bilbao, alors que Michael Storer est 12e (à seize secondes) et Lenny Martinez 16e (à vingt secondes).

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

L’échappée trompe les sprinteurs, Stefan Küng toujours troisième

Une arrivée massive était attendue du côté de Hoogerheide ce mercredi, au terme de la troisième étape du Benelux Tour. Elle n’aura pas eu lieu. Cinq échappés ont en effet réussi à tromper la vigilance du peloton et Taco van der Hoorn s’est alors adjugé la victoire du jour. Jake Stewart et Stefan Küng ont pour leur part terminé dans la première partie du paquet, quelques mètres derrière les fuyards. Le Suisse demeure ainsi troisième du classement général.

Parti de l’extrême Nord des Pays-Bas lundi, le Benelux Tour atteignait ce mercredi le Sud du pays, du côté d’Hoogerheide, à quelques encablures de la Belgique. Comme le premier jour, aucune difficulté n’était à signaler sur le tracé pour ce qui devait donc être le deuxième sprint massif de l’épreuve. Les favoris de l’étape se sont même satisfaits de laisser six hommes prendre le large de bonne heure. « L’échappée matinale est partie après cinq kilomètres de course, précisait Jussi Veikkanen. Ils étaient six dans un premier temps, mais le coureur de Bingoal a disputé le premier sprint intermédiaire au bout de 40 kilomètres puis s’est relevé. Ils n’étaient plus que cinq devant, mais cinq solides coureurs ». Plus précisément, on retrouvait donc Samuele Battistella (Astana), Taco Van der Hoorn (Intermarché-Wanty Gobert), Mathias Jorgensen (Movistar), Luke Durbridge (BikeExchange) et Thimo Willems (Sport Vlaanderen-Baloise). Méfiant, le peloton n’a accordé que trois minutes d’avance maximum à ces échappés. Pourtant, quand le mano a mano s’est vraiment installé dans les quarante derniers kilomètres, le peloton a eu toutes les peines du monde à leur reprendre du temps. Sur le circuit de Hoogerheide, long de vingt-neuf kilomètres à parcourir trois fois, l’écart s’est d’abord réduit, mais le quintette a dès lors offert une réelle résistance.

« La mission a été globalement accomplie », Jussi Veikkanen

À dix kilomètres du but, la différence était donc toujours supérieure à la minute et l’échappée entrait même dans les trois derniers kilomètres avec trente secondes d’avance. Dès lors suffisant pour jouer la victoire. Taco van de Hoorn a alors réglé ses compagnons de fuite et la première partie du peloton a terminé quatre secondes plus tard, avec Jake Stewart, Stefan Küng, Fabian Lienhard et Miles Scotson en son sein. « C’était un copier-coller de la dernière étape du Tour de Pologne, et ça s’est terminé de la même manière, analysait Jussi. Il y a eu pas mal de problèmes mécaniques, de crevaisons, de chutes, dans les 20 derniers kilomètres, ce qui a joué en la faveur de l’échappée. Pour nous, l’objectif du jour était de protéger Stefan et de positionner Jake pour le sprint. La mission a été globalement accomplie. La seule inquiétude était Durbridge, qui pouvait passer devant Stefan au général au jeu des bonifications. Finalement, il reste derrière Stefan, qui garde sa troisième place. En cas d’arrivée vraiment groupée, on espérait voir Jake sprinter. Il était bien devant mais n’a pas été capable de vraiment jouer les premières places. Il faut aussi rappeler qu’il est tombé lors de la première étape. Il a encore quelques pansements, des courbatures quand il se lève le matin, mais ça va de mieux en mieux. Nous ne sommes pas inquiets ».

Le jeune Britannique, qui a tout récemment prolongé avec l’équipe jusqu’en 2023, s’est finalement classé 29ème et pourrait avoir une nouvelle opportunité de s’exprimer jeudi à Ardooie. « Les sprinteurs ont raté une occasion aujourd’hui, donc je pense qu’ils voudront leur revanche demain », ponctuait Jussi.

— Rodolphe Boulinguez to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr