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Tour de Belgique (5) – Un top 10 pour conclure, Loïc Vliegen 12ème du classement final

Le 91ème Tour de Belgique (2.Pro) se clôturait ce dimanche par une étape intégralement plate de 178 kilomètres, entre Turnhout (Anvers) et Beringen (Limbourg). Le Néerlandais Corné van Kessel, spécialiste du cyclo-cross qui évolue sous les couleurs de Tormans CX dans les labourés, a intégré l’échappée du jour forte de cinq coureurs. Van Kessel, qui dispute son huitième Tour de Belgique, est resté en tête de course pendant 135 kilomètres, avant que le peloton n’embraie par la préparation d’un sprint massif annoncé.

Alors que les coéquipiers du sprinteur Danny van Poppel étaient tous rassemblés en deuxième rideau, l’Allemand Jonas Koch (17ème du général) était malencontreusement victime d’un ennui mécanique, à un peu plus de 3 kilomètres de l’arrivée. Le train de sprint de van Poppel était alors tronqué de l’un de ses pions décisifs, et le Néerlandais a dû se démener dans les roues pour trouver l’ouverture. Il termine dixième du sprint remporté par Cavendish (Deceuninck). Loïc Vliegen est, pour la deuxième édition consécutive, le meilleur coureur classé de l’équipe Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux au général final. Il finit douzième, à un peu plus d’une minute vingt du maillot bleu. 

Corne van Kessel :
“C’était une belle journée pour moi à l’avant. J’étais motivé pour rallier l’échappée, non loin de mes routes d’entraînement. Je suis heureux d’avoir pu boucler cette semaine de course au sein de cette belle équipe, d’avoir travaillé pour Danny van Poppel dans les sprints et Loïc Vliegen pour le classement général. Ces efforts sont importants pour le reste de ma saison sur route, qui se poursuivra dimanche prochain aux championnats des Pays-bas.”

Hilaire Van der Schueren (directeur sportif) :
“Le parcours de cette dernière étape était excellent, à l’exception des circuits locaux qui comportaient beaucoup de virages et il était difficile d’avoir un beau final. Nous avons été frappés par la malchance quand Jonas Koch a crevé alors que nous préparions le sprint pour Danny van Poppel. L’équipe s’est quand même bien débrouillée pour compenser et Danny repart avec la dixième place. Je suis content pour Loïc Vliegen, qui a pu conserver sa 12ème place au classement général. Il avait de très bonnes jambes, et seules les 40 secondes concédées lors du contrer-la-montre lui ont fermé les portes du top 10.”

Étape 5:
1. Mark Cavendish
2. Tim Merlier
3. Pascal Ackermann
10. Danny van Poppel
17. Boy van Poppel
24. Loïc Vliegen
97. Aimé De Gendt +39
102. Taco van der Hoorn
115. Jonas Koch +1:35
126. Corné van Kessel +2:36

Classement final :
1. Remco Evenepoel
2. Yves Lampaert +45
3. Gianni Marchand +54
12. Loïc Vliegen +1:30
25. Boy van Poppel +2:41
29. Jonas Koch +3:25
33. Aimé De Gendt +6:18
70. Danny van Poppel +13:50
78. Taco van der Hoorn +15:13
84. Corné van Kessel +17:28

— mseWGG to intermarche-wantygobert.eu

Back to back top tens for Ridolfo

Date: June 11, 2021

Race: 5 Rings of Moscow

Start/Finish: Moscow,Russia

Distance: 122km 

Weather: light rain,thunderstorm 17deg 

Course: hils short but very steep

Riders: 97

Class: UCI 2.2

Sergey Lagutin 

Today was another hard stage ( Krylatskoye ) but the distance was shorter. All our riders were very confident at the start and knew exactly what to do and how to defend in this course.

Robbe Ceurens

Hard day in the saddle today with more than 2000 meters of climbing again. The race was gonna be an elimination, so the main goal was to stay in the front and survive. In the final, 4 guys attacked from our group and stayed away. Filippo and I finished in the group just behind. I finished 12th and Filippo got 10th again! I’m happy with the legs and I feel stronger every race. Looking forward to the next races!

— tnn to www.teamnovonordisk.com

Five rings of Moscow stage 1: Ridolfo climbs to top 10

Date: June 9, 2021

Race: 5 Rings of Moscow

Start/Finish: Moscow,Russia

Distance: 148km 

Weather: Rain all day 16deg 

Course: hills, short, but very steep

Riders: 138

Class: UCI 2.2

Sergey Lagutin – Head Coach

Today was one of the  harder and most important queen stage, Krillatskoe. 

The plan was for the guys to stay in the front of the bunch from the beginning to save energy and stay out of trouble. Filippo Ridolfo wanted to target the General Classification from early on so we decided to give him full support.

Filippo Ridolfo

“Today was a very hard day with rain and a hilly course. The first 5 laps there was not much selection but from then the ‘real’ race started. I tried to always be infront for the nervous lap and to follow the attacks. I couldn’t follow the first group then I remained in the second group and in the last kilometers I attacked to gain some positions. In the end I am happy with top 10.”

— tnn to www.teamnovonordisk.com

GP Gippingen – Andrea Pasqualon décroche un nouveau top 10

Vendredi, Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux était au départ de la 57e édition du GP du canton d’Argovie (1.1), course d’un jour suisse disputée autour du village de Gippingen, dans la commune de Leuggern. L’épreuve consistait en sept tours de circuit avec, pour chaque passage, l’ascension de Schlatt à franchir (2.2 km à 6,8%), suivis de deux autres tours avec cette fois la montée de Rotberg (6.8 km à 3,8%). En tout, le parcours de cette 57ème édition fait 172 kilomètres. 

De l’échappée matinale de trois coureurs, le Français Alexis Guérin (Vorarlberg) a résisté jusque dans l’avant-dernier tour de circuit, où les offensives dans le peloton se sont enclenchées. Au service d’Andrea Pasqualon, qui a terminé deuxième en 2016 et 2019, Maurits Lammertink neutralisait les attaques de Esteban Chaves (BikeExchange) dans l’ascension du Rotberg, provoquant ensuite un regroupement général. À l’approche du sommet cependant, Rui Costa (UAE), Ide Schelling (Bora) et Chaves se sont détachés et ont immédiatement collaboré. Malgré une ultime tentative en équipe de Pasqualon, Lorenzo Rota et Georg Zimmermann, personne ne fut en mesure de revenir sur le trio de tête. Un groupe de 28 coureurs s’est donc disputé la quatrième place, et Pasqualon termine huitième de la classique.

Andrea Pasqualon :
“Mes sensations étaient bonnes mais pas géniales, sans doute en raison de la fatigue accumulée depuis le Giro. Lors de la dernière montée du Rotberg, je suis sorti avec Lorenzo Rota, Georg Zimmermann et nous étions sur les talons des trois coureurs qui ont joué la victoire. Mais à l’approche du sommet, nous avons dû les laisser partir. Le parcours était plus difficile que les autres années, et même si la tradition du sprint était tenace, je sentais que ces trois hommes seraient difficiles à reprendre. De tous les sprinteurs présents, je suis sans doute celui qui s’est le mieux débrouillé dans les montées. Je repars avec cet enseignement qui me servira pour la suite. Je suis heureux de décrocher une nouvelle place d’honneur pour l’équipe, qui a très bien travaillé aujourd’hui.”

Steven De Neef (directeur sportif) :
“L’équipe a réalisé un travail formidable au service d’Andrea Pasqualon. Tout le monde a accompli ses tâches à la perfection. Maurits Lammertink, par exemple, s’est donné corps et âme dans les montées pour garder les choses en place et provoquer un sprint massif. Une belle place dans le top 5 se profilait, mais malheureusement, trois solides coureurs sont parvenus à rester devant. Après un long et difficile Giro d’Italia, il a de nouveau tenu tête aux coureurs les plus rapides. Sa huitième place est un autre bon résultat.”

GP Aargau – Gippingen
1. Ide Schelling
2. Rui Costa
3. Esteban Chaves
8. Andrea Pasqualon +15
19. Maurits Lammertink
32. Lorenzo Rota
36. Georg Zimmermann +26
69. Pieter Vanspeybroeck +3:55
71. Baptiste Planckaert

— mseWGG to intermarche-wantygobert.eu

Top 20 for Planet in the final stage of the Tour de la Mirabelle

Sports Director, Massimo Podenzana

“The last stage of the Tour de la Mirabelle was a long and nervous one. Very windy, with short climbs all the way from start to finish. It was a good stage for Planet, who also knows these roads very well.”

“The team did a good job in keeping Planet up front. Both him and Kusztor were well positioned in the final lap, but it was a big group battling for the final sprint and Planet lost a few positions crossing the line in 17th.”

Charles Planet (FRA)

“I haven’t felt too good in the past day, but I knew today stage suited me well. Plus racing so close to my home and have my family here gave me the extra gear I needed to push more.”

“I have been on the front all the way. The team did a great job, especially Peter (Kusztor) who has been with me the whole way helping me to stay up front in the peloton. The last sprint was very chaotic.”

“I really wanted a top 10. I gave my best and had to go for the 17th place. It’s a bit disappointing but I want to focus on the positive and look ahead. I felt better than the previous couple of days and I am now looking forward to the upcoming races in Belgium.”

— tnn to www.teamnovonordisk.com

Top 20 for Peron as break stays away on opening stage in Estonia

Sports Director, Gennady Mikhaylov

“We tried to follow our plans today, if a big group goes then make sure we are there, and Andrea and Declan did that when the first move went. It was just a shame that the collaboration wasn’t great between the other teams. Not long after that move came back, the second group went and unfortunately we missed it and it turned out to be the move that went all the way.”

“The final actually surprised me today, I didn’t expect the cobbles to be so tough and the incline to be so sharp and with that in mind Andrea did very well to finish in the top 20. Tomorrow’s final stage in Tartu will be hard, fast circuits and if a strong group gets away it’s going to be difficult to bring back.”

Andrea Peron (ITA)

“I feel ok to be honest, a little disappointed because Declan and I tried to keep the the first breakaway group going and it was a big, strong group, if there had been more collaboration, we could have gone all the way. So, for that not to work out and the second break be the one to stay away is quite frustrating.”

“We were recovering at that point and they gained a gap really quickly, so we didn’t have much chance to bring the race back together. That was also a strong group and it showed in the final, I wasn’t that far off in the end, 25/30 seconds and I felt surprisingly good on the cobbled climb at the end, But I can do better, and we will try again tomorrow.”

— Alice Podenzana to www.teamnovonordisk.com

L’équipe active, Fabian Lienhard aux portes du top 10

Tout s’est finalement décidé dans le dernier kilomètre, ce samedi, lors du Tour du Finistère. Avant cela, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ s’était pourtant montrée l’offensive, via plusieurs coureurs différents, mais aucun groupe n’a réussi à tromper le « peloton » du côté de Quimper. Olivier Le Gac, encore en jambes ce week-end, a été repris à trois kilomètres du but et c’est alors Benoit Cosnefroy qui a ravi la victoire dans un sprint en petit comité. Meilleur représentant de l’équipe aujourd’hui, Fabian Lienhard a passé la ligne en douzième position.

« Un peu déçu », Olivier Le Gac

L’échappée n’a pas tardé à voir le jour ce samedi, peu après 11 heures au départ de Saint-Evarzec. Cinq minutes ont suffi à cinq hommes pour s’extirper et passer la journée en tête. Louis Louvet (St-Michel-Auber 93), Samuel Leroux (Xelliss-Roubaix Lille Métropole), Gianni Marchand (Tarteletto-Isorex), Gil Gelders (Bingoal-WB) et Matteo Dal-Cin (Rally Cycling) ont donc ouvert la route pendant de très longs kilomètres tandis que l’Équipe cycliste Groupama-FDJ restait bien placée en tête de peloton, sans pour autant prendre les choses en main. « Ce n’était pas à nous d’assumer le poids de la course, nous n’avions pas le grand favori, exposait Marc Madiot, pour l’occasion à la tête du groupe. On était outsiders aujourd’hui ». Partant de ce constat, l’équipe a alors tenté d’animer la course lorsque l’écart avec le quintette échappé est passé sous les trois minutes. « À 60 kilomètres de l’arrivée, j’ai demandé à mes coureurs d’attaquer, reprenait Marc. Clément [Davy] puis Alexys [Brunel], qui a connu un petit souci d’aiguillage, ont tenté leur chance ». En raison d’une erreur de parcours induit par une moto, la tentative du Nordiste est donc mort-née et le peloton a dès lors quelque peu temporisé.

Les attaques ont repris de plus belle à l’approche du circuit autour de Quimper, long de dix kilomètres et à couvrir quatre fois, mais rien ne s’est avéré concluant. Valentin Madouas a ensuite tenté d’accompagner plusieurs coups, Alexys Brunel est reparti de l’avant malgré sa déconvenue puis c’est Olivier Le Gac qui est entré en action dans les deux dernières boucles. « On savait qu’il fallait attendre sur ce circuit, mais il ne fallait pas se faire piéger non plus, expliquait le Breton, déjà à l’offensive sur le Tro-Bro Léon la semaine passée. Je voyais que tout le monde commençait à être un peu épuisé, alors j’ai essayé. Je me suis peut-être un peu trop lancé dans les offensives, mais c’est dans mon tempérament. Le problème étant qu’on ne s’est pas entendus devant, on s’est un peu courus dessus. Je suis un peu déçu car les jambes sont là mais je ne suis pas là dans le haut du classement. C’est une bonne chose d’avoir la condition, mais c’est encore mieux de concrétiser ».

« Je suis confiant pour la suite », Marc Madiot

Après plusieurs accélérations dans le final, Olivier Le Gac a rendu les armes à trois kilomètres de la ligne. En reprise après une maladie, Jake Stewart n’a pu accompagner le peloton d’une quarantaine d’unités qui s’est joué la victoire dans la côte d’arrivée. C’est donc Fabian Lienhard qui s’est mêlé à l’emballage et qui a échoué juste aux portes du top 10, en 12e position.  « C’était une course pour pur puncheur, ajoutait Marc. La météo était compliquée mais pas catastrophique. Valentin était un peu dans le dur aujourd’hui mais c’est normal après un très gros bloc de travail en altitude. De manière générale, les gars ont bien travaillé et je suis confiant pour la suite. »

— Alexandre Philippon to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

After Pandemic-Enforced Hiatus, Marquardt Returns to Racing With Two Top 10 Finishes at UCI Nations Cup

After over a year hiatus due to the global COVID-19 pandemic, Team Novo Nordisk’s Mandy Marquardt returned to competition at the Tissot UCI Track Cycling Nations Cup in Hong Kong, May 13-16.

“After almost 15 months and a winter spent training on the Wattbike, it felt really good to pin a number again in Hong Kong for the UCI Track Nations Cup. My last race was the World Championships in Berlin in the beginning of March of 2020” Marquardt said.

More COVID-era challenges were faced during the long travel to Hong Kong which included two connections and a night at the Hong Kong airport. The 52-hour trip added an extra hurdle to surmount for Marquardt who was diagnosed with type 1 diabetes at the age of 16.

“Jet lag, stress, food circumstances all affected my blood sugars and it was a tough recovery leading into the racing,” stated Marquardt. “I managed my diabetes as best as I could.”

All teams participating in the Nations Cup needed a negative COVID test before their flight. In addition, another test was done at the airport at arrival and every day during their stay.

“I’m impressed with the Hong Kong cycling association and organizing committee for navigating the intense challenges of hosting a safe international race bubble,” Marquardt added. “We all have our own rooms, food is delivered and the only time we can leave our room is if we are going to the track. It’s quite an experience.”

Marquardt claimed two top 10 finishes in the Women’s Sprint and Women’s Keirin event.

Prior to the Nations Cup, Marquardt flew to Los Angeles from her home in Allentown, PA, to attend the USA Cycling Olympic Long Team training camp.

“It felt good to be back on the boards at the Velo Sports Center. It’s been over a year since I was last in an indoor velodrome and I couldn’t stop smiling. It was exciting to be back with the USA Cycling National Team and working with our new Sprint Coach Erin Hartwell,” Marquardt noted.

Marquardt then flew from Los Angeles to Hong Kong with the USA Cycling team.

After a few rest days following the extensive travel and racing in a short period, Marquardt will be back to training and focusing on the next competition.

Full Results:
Women’s Sprint
Women’s Keirin

Photo Credits: Courtesy of UCI Nations Cup

— tnn to www.teamnovonordisk.com

Simon Guglielmi accroche le top 5 à Montalcino

La journée s’annonçait spectaculaire. Elle l’a été. Au lendemain du jour de repos, une étape typée « Strade Bianche » était au programme des coureurs ce mercredi sur le Giro. Lors de cette onzième étape, Simon Guglielmi est parvenu à prendre place dans l’échappée du jour qui s’est jouée la victoire au terme de 162 kilomètres. À l’arrivée, il a finalement obtenu une belle cinquième place, qui constitue à date son meilleur résultat sur un Grand Tour. Quelques minutes derrière, Attila Valter s’est arraché aux côtés des favoris mais a malgré tout glissé au treizième rang du général. 

Après les quelques heures de répit observées mardi, le peloton du Giro reprenait la route aujourd’hui. La route, mais aussi des chemins, pour l’occasion. En guise de remise en marche, les organisateurs de la « Corsa Rosa » avaient donc programmé une étape aux airs de « Strade Bianche » sur les graviers toscans. Pas moins de 32,5 kilomètres de « chemins blancs » répartis en quatre secteurs jalonnaient ainsi les 162 bornes reliant Pérouse à Montalcino. Au départ, d’ailleurs, la bataille pour l’échappée fut sans doute plus courte que certains l’escomptaient et onze hommes parvenaient immédiatement à créer une brèche. Parmi eux : Simon Guglielmi. « J’avais vraiment envie d’être devant, assurait l’ancien de la Conti. J’avais bien aimé les Strade Bianche cette année et j’avais fait cinquième d’une étape du Baby Giro sur ce type de parcoursCe sont des courses superbes, que j’adore, et j’ai donc essayé dès le départ. C’était génial de me retrouver devant sur une telle étape ». « Seul Simon était concerné par l’échappée aujourd’hui car on voulait garder les autres pour encadrer Attila, et Simon a bien rempli sa mission, complétait Philippe.Il y avait une grosse probabilité que ça aille au bout, et quand on a vu la composition de l’échappée, on a compris qu’ils se joueraient la gagne devant ». 

« Je n’ai pas de regret », Simon Guglielmi

Le peloton a en effet laissé faire complètement dans un premier temps, accordant plus de dix minutes à l’échappée, avant que la tension ne monte en flèche peu après la mi-course, à l’approche du premier secteur « gravel » de la journée. La formation Ineos du maillot rose Egan Bernal a immédiatement mis en route et le peloton s’est scindé en plusieurs morceaux. « Les secteurs sont tellement difficiles et spécifiques qu’on s’attendait à ce que ça casse très tôt,commentait Philippe. Il n’y avait pas de place au hasard. Attila et Antoine étaient bien devant dans le premier secteur. Malheureusement, Antoine n’a pas eu de chance car il a cassé son dérailleur. Dans un groupe avec les favoris piégés, on avait aussi Romain, Rudy et Seb qui sont également rentrés ».Alors que l’échappée restait relativement groupée en tête de course, le peloton continuait de s’émietter dans les cinquante derniers kilomètres. « Dans le final, quand il n’y avait plus qu’une vingtaine de coureurs dans le peloton maillot rose, on en avait encore trois avec Attila, Romain et Rudy, ajoutait Philippe. Il n’y avait pas tant d’équipes dans ce cas de figureCela montre aussi qu’on est bel et bien dans le match collectivement ». L’ancien maillot blanc et maillot rose a même un moment pris les rênes du maigre groupe des favoris dans le plus long secteur de la journée. 

À l’approche du dernier chemin blanc, Attila Valter et Rudy Molard figuraient encore aux côtés du maillot rose alors que Simon Guglielmi s’en allait lui batailler pour la victoire d’étape, cinq minutes devant. Dans l’ultime secteur, trois hommes ont d’ailleurs fait le trou et le coureur de la Groupama-FDJ s’est alors retrouvé en poursuite. « Ça s’est fait à la pédale dans les 10 derniers kilomètresconfiaitSimon. On a essayé de revenir, j’ai tenté de faire le jump, je suis revenu à trente mètres, mais j’étais sec et je n’ai pas réussi à basculer devant. Ça ne se joue pas à grand-chose. Ilma manqué un peu de force pour gagner l’étape mais je n’ai pas de regret ». À l’arrivée, le coureur de 23 ans s’est doté de la cinquième place du jour, quarante secondes après le lauréat Mauro Schmid (Qhubeka-ASSOS). « Je suis vraiment content de faire un résultat sur cette étape qui me tenait particulièrement à cœur, ajoutait-il. Ça fait plaisir, je courais après un résultat depuis le début de saison. C’était une belle journée à l’avant mais je n’oublie pas que l’objectif reste de gagner. Ça ne l’a pas fait aujourd’hui mais on réessayera encore jusqu’à ce que ça marche. Le bilan du jour est positif mais on va repartir à l’attaque car nous, ce que l’on veut, c’est gagner une étape ». « Simon a crânement tenté sa chance, ajoutait Philippe. Il est tombé sur plus fort, donc on ne peut pas être déçus. Cinquième d’une étape comme celle-ci sur le Tour d’Italie, pour un jeune comme lui, c’est déjà une très belle performance ». 

« Je suis un peu déçu », Attila Valter

Distancé du groupe maillot rose à environ dix kilomètres du but, Attila Valter a lui souffert dans la dernière demi-heure de course et a concédé trois minutes sur le meilleur favori du jour, le maillot rose Egan Bernal. « C’était un peu les montagnes russes pour moi aujourd’hui, déclarait Attila. J’ai réussi à démarrer le premier secteur en bonne position et je me sentais vraiment très bien. J’ai senti que je venais du VTT.Dans le second, j’ai mené un peu car c’était assez technique et je voulais essayer d’en profiter. En revanche, le troisième m’a semblé plus dur et j’ai explosé dans le quatrième... J’ai pourtant essayé de me concentrer sur l’alimentation, mais au final, il semble que ça n’ait pas été suffisant. Je manquais vraiment de force dans la dernière partie et c’était vraiment une bonne chose que Rudy soit là pour essayer de limiter la casseSans lui, j’aurais perdu bien plus. Au final, je n’ai pas perdu énormément de temps, mais quand nous étions dans le premier secteur, je pensais vraiment que j’avais les jambes pour finir avec les premiers, alors je suis un peu déçu ». Ce mercredi soir, le Hongrois rétrograde ainsi au treizième rang du général, à 3’51 du maillot rose. « Pour moi, ce n’est pas une déception, concluait Philippe. Quand on voit les noms des mecs qui sont devant lui, il n’y a pas de quoi rougir. Les gars ont fait la course qu’ildevaient faire, ils ont fait une belle journée collectivement, et c’est la loi du sport. On ne va pas baisser les bras pour autant. Peu de monde aurait imaginé qu’on pourrait faire ce qu’on est en train de faire sur ce Giro. Ceci étant, c’est encore loin d’être fini ».

— Rodolphe Boulinguez to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Tour de Hongrie opens with a chaotic sprint and Peron just outside the top 20

Head Sports Director Massimo Podenzana:

“Well, I think it’s fair to say that today woke the legs up! It was a pretty hard stage and like all the races we have done this year, it was very fast. We had two objectives today, we wanted to get up the road in the breakaway to try and have a chance of getting in the KOM jersey like last year and secondly to help Mehdi over the climbs and support him in the sprint at the end.”

“Three guys went away after around 30kilometers and we weren’t there, so Charles tried to bridge across, but those guys weren’t waiting and around and it was too much for him to do alone.

“By that point we knew we had left it too late to get any of the available KOM points and had to settle for trying to go for something in the sprint. Mehdi was caught too far back, so Andrea tried his best, but it was very hectic, and he was a little short of the top 20 guys.”

Andrea Peron

“We all tried to get something going with a breakaway right from the start today, but because of the early intermediate sprint the bunch didn’t want to let anything go and when the trio went, we were too far back and Charles tried to make it over, but he was wasting too much energy stuck in the middle on his own.”

“The final sprint was quite chaotic, fast and technical before the line and we initially wanted to work for Mehdi, but he had to hit the brakes on the last corner and fell back. I tried to adjust and move up to have a chance of the top ten, but there just wasn’t enough road. For sure we will try again tomorrow, every stage apart from Saturday will most likely end in a sprint and that’s three more chances for us.”

— tnn to www.teamnovonordisk.com