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Maillot bleu pour Mathijs Paasschens

Mathijs Paasschens a participé activement à l’échappée de le la première étape du Tour de Slovénie. Il en a profité pour s’emparer du maillot bleu du classement des GPM.

Mathijs Paasschens. « Nous pensions que l’étape allait se terminer par un sprint massif. Il n’y a en effet pas eu de tentative de sortie du peloton dans le début de course. J’ai finalement accompagné une échappée avec 6 autres coureurs dans laquelle nous avons tous bien collaboré. J’étais convaincu de l’issue finale de l’étape en sprint massif mais il y avait, toutefois, un seul GPM à prendre, ce que je me suis appliqué à faire. Nous avions encore quelque 2 minutes d’avance à 30 kilomètres de l’arrivée. Nous y avons encore cru un peu mais, finalement, le scénario du jour s’est confirmé et la victoire de l’étape s’est jouée dans un sprint massif, où nous avons enregistrée la belle 4e place de notre sprinter maison, Stanislaw Aniolkowski. »

Résultats du Tour de Slovénie

— eric to www.wbca.be

De très bons atouts pour le Tour de Belgique

Milan Menten aborde le Tour de Belgique (9-13/06) avec une grande motivation. D’abord, parce qu’il sait que Bingoal Pauwels Sauces WB a son maître-sprinter en la personne de Timothy Dupont pour les étapes de sprint. Ensuite parce qu’il se sent en très bonne condition pour jouer ses atouts dès la première étape et surtout dans la 4e, l’étape ardennaise d’Hamoir. 6e du récent Tour du Limbourg et 12e à Dwars door het Hageland, Milan nourrit une grande envie d’en découdre en Belgique ces prochains jours.

Milan Menten. « Je suis content de ma condition actuelle, après une petite période de maladie en mai. Mes sensations dans le Limbourg et dans le Hageland prouvent que je peux aborder le Baloise Belgium Tour sereinement. J’ai quitté le Hageland un peu déçu pour avoir raté de quelques mètres l’échappée décisive de 8 coureurs dans le dernier circuit local. Sans cela, j’étais capable d’un très bon top 10 à Diest. Au Tour de Belgique, je viserai déjà la première étape où une petite bosse à deux kilomètres de l’arrivée peut jouer un rôle, de même que l’arrivée elle-même qui est en faux plat montant. Je pense que j’aurai déjà une carte à jouer. La quatrième étape, la traditionnelle journée ardennaise, qui sera disputée samedi Hamoir doit aussi me convenir. J’espère que cette étape, de seulement 157 kilomètres, va permettre à un groupe d’une quarantaine d’hommes de s’isoler pour la finale. Les troisième et cinquième étapes seront pour notre sprinter Timothy Dupont. Le deuxième volet, en contre-la-montre individuel, me convient moins bien. Après le Tour de Belgique, je pourrais disputer Paris-Camembert en prélude au championnat national de Waregem. Cette course sera, comme d’habitude, très ouverte. On a vu l’année passée que la course ne se solde pas systématiquement par un sprint. Si c’était le cas, nous aurons Timothy Dupont. En ce qui me concerne, je devrai prendre l’échappée, qui pourrait aller au bout, comme l’an dernier. Après le « national », je partirai en stage à Livigno pour 18 jours pour arriver en forme pour le Tour de Wallonie. »

Sélection pour le Baloise Belgium Tour

— eric to www.wbca.be

Une semaine prometteuse pour David Gaudu

Le Critérium du Dauphiné a pris fin ce dimanche aux Gets, après 147 kilomètres jalonnés de plusieurs cols. Pour autant, aucune différence ne s’est établie parmi les grands favoris du classement général, qui en ont terminé roue dans roue malgré l’ascension de Joux-Plane. À l’arrivée, où Mark Padun a de nouveau triomphé, David Gaudu a pris la cinquième place, assurant ainsi son top-10 au classement général (9e) et le maillot blanc. Mais le Breton a surtout envoyé de bons signaux à trois semaines du Tour de France.

« On avait presque tous le même niveau », David Gaudu

Sur la carte, le dessert du Critérium du Dauphiné ce dimanche apparaissait des plus appétissants. Avec plus de 4000 mètres de dénivelé répartis sur 147 kilomètres, à travers quelques fameuses ascensions telles que le col des Aravis, le col de la Colombière et le col de Joux-Plane, le terrain semblait propice à une course débridée. Dès les premiers instants, un groupe s’est d’ailleurs dégagé dans la côte d’Esserts-Blay, et Valentin Madouas prenait place dans cette échappée d’une vingtaine d’unités. Une échappée qui a pu prendre jusqu’à cinq minutes d’avance avant que la formation Ineos du maillot jaune ne vienne réguler l’écart. « On voulait mettre quelqu’un devant, notamment Valentin ou Bruno, pour avoir un appui dans le final, expliquait Thierry Bricaud. L’échappée n’a toutefois pas pris assez de temps et il n’a pas manqué grand-chose à Valentin pour se retrouver dans le final avec David. Quoiqu’il en soit, ça lui a donné de la confiance pour la suite et c’était une bonne journée pour lui ». Au pied du col de Joux-Plane (11,5 km à 8,5%), après une centaine de kilomètres de course et trois belles ascensions déjà franchies, l’échappée ne comptait plus que 2’30 d’avance sur le peloton. Mark Padun, encore lui, s’est alors extirpé en solitaire en tête et n’a plus été revu.

Au sein du peloton maillot jaune, l’allure s’est progressivement accélérée, quelques seconds couteaux ont tenté d’anticiper, mais la sélection s’est surtout effectuée par l’arrière. « Ineos possède une grosse force collective, on savait qu’ils allaient contrôler et verrouiller jusque dans Joux-Plane, affirmait Thierry. La course s’est un peu décantée ensuite, mais face à une équipe aussi solide qu’Ineos, il était compliqué de déstabiliser Porte. Ce n’était d’ailleurs pas à David de le faire. On attendait plutôt que ça éclate un peu pour contrer, mais il n’y a pas eu de gros mouvements de course ». Aux premières loges, paré de son maillot blanc, le grimpeur breton apportait aussi son ressenti : « C’est toujours difficile de manœuvrer quand se profile un tel final, en faux plat montant. Puis, on sait qu’Ineos est très forte pour défendre un maillot. On a vu des Kruijswijk et Quintana attaquer, mais ils sont rentrés dans le rang assez vite. Je pensais que Movistar allait durcir encore un peu plus dans la montée, mais une fois arrivés dans les 2-3 derniers kilomètres de Joux-Plane, tout le monde avait l’air bien occupé. Je pense qu’on avait presque tous le même niveau dans cette ascension. Il était donc quasiment impossible de faire des différences ».

« David est complètement dans le match », Thierry Bricaud

À l’approche du sommet, Valentin Madouas a ainsi été récupéré par un groupe maillot jaune très réduit, avant de le laisser filer à environ un kilomètres du sommet. David Gaudu a lui bien répondu aux offensives avant la bascule, puis s’est de nouveau montré attentif dans la montée roulante vers les Gets, où aucune différence ne s’est finalement opérée parmi les meilleurs. Derrière trois échappés et Ben O’Connor, David Gaudu a finalement réglé le groupe des favoris pour la cinquième place, consolidant par ailleurs sa neuvième place au général et son maillot blanc de meilleur jeune. « Je suis satisfait, disait-il. La place au classement général final ne veut pas tout dire. Le plus important est que les jambes ont répondu hier en étant offensif, et de nouveau aujourd’hui. C’est rassurant de jouer devant. En haut de Joux Plane, on n’est plus qu’une petite dizaine. Je suis content des sensations sur les deux derniers jours. C’est très encourageant. Le Dauphiné était un point de passage pour le Tour. On est arrivés sans trop savoir comment j’allais être. On voulait prendre les étapes au jour le jour, et je n’étais pas forcément au mieux au début. Finalement, j’ai répondu présent ces deux derniers jours et c’est toujours plaisant de finir avec un maillot distinctif ».

Au moment d’établir un bilan de l’épreuve, Thierry Bricaud apparaissait également des plus positifs. « C’est une semaine hyper satisfaisante, qui valide son bon stage en altitude, assurait-il. On sait que David n’était pas à 100% au départ. Malgré tout, il est quand même bien là et va continuer à monter en puissance. Ce sont les bons enseignements de la semaine. David est complètement dans le match. On remarque aussi que lorsqu’un leader marche bien, il tire tous ses coéquipiers vers le haut. On sent qu’il y a une vraie dynamique autour de lui et c’est intéressant pour la suite ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Programme dense en juin pour les Ladies

Le programme des compétitions des Bingoal WB Ladies sera très dense en juin. Deux manches de la Lotto Cycling Cup sont au menu, le 6 juin Dwars door de Westhoek à Boezinge et le 13 juin le Flanders Diamond Tour à Nijlen. Viendront ensuite les championnats nationaux de Waregem le 20 juin et le Lotto Belgium Tour du 22 au 25 juin. Ce programme sera encore étoffé par plusieurs kermesses.

Ludivine Henrion. « Les Ladies ont une grande envie de courir et juin va leur en donner plusieurs occasions. Il est important de noter que tout le monde dans le groupe pourra courir. Au-delà des grands rendez-vous du mois de juin, plusieurs kermesses, dont celles de l’ECW, sont programmées. Je suis très contente de constater que nous ne serons pas loin de vingt coureuses au départ du championnat national dans un peloton de quelque 150: on verra donc le maillot jaune fluo! Nous enchaînerons ensuite avec le Lotto Belgium Tour. Le mois de juillet permettra aux filles de prendre de l’expérience dans les kermesses. Nous disputerons aussi le championnat national de contre-la-montre par équipes le 15 à Borlo. Le niveau de nos coureuses monte progressivement avec les entraînements et les reconnaissances que nous effectuons en groupe. L’objectif est de se hisser encore plus haut dans les classements ces prochaines semaines. »

Sélection pour Dwars door de Westhoek

— eric to www.wbca.be

Boucles de la Mayenne – Une sélection pour peser dans les sprints

Comme beaucoup de courses, les Boucles de la Mayenne (2.Pro, 27-30 / 05) ont été annulées l’an dernier en raison de la pandémie, et font leur retour ce jeudi au calendrier. Pour cette 46ème édition, les organisateurs ont choisi de rompre avec la tradition d’ouvrir l’épreuve par un prologue. À la place, le peloton traversera la région des Pays de la Loire, dans l’ouest de la France, en quatre étapes en ligne à dominante plate. Comprises entre 173 et 182 kilomètres, chacune des étapes traverse la Mayenne pendant plus de 100 kilomètres avant de rejoindre des circuits locaux. 

Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux sera au départ de l’épreuve mayennaise pour la première fois depuis 2015, où elle avait remporté deux des quatre étapes. Pour cette édition, elle s’appuiera notamment sur le sprinteur néerlandais Danny van Poppel, deux fois deuxième au Tour de l’Algarve derrière Sam Bennett. Il sera aligné aux côtés du Belge Baptiste Planckaert, qui accumule les places d’honneur sur le sol français depuis son retour à la compétition, avec une troisième place au Tro-Bro Léon et une cinquième place au Tour du Finistère. Ses compatriotes Aimé De GendtLudwig De Winter et Pieter Vanspeybrouck, ainsi que l’Allemand Jonas Koch, complètent la sélection dirigée par Aike Visbeek 
  
Aike Visbeek (Performance Manager) :
«De nombreuses courses ont été reportées ou annulées, nous sommes donc heureux que cette épreuve puisse avoir lieu. Ces jours de compétition supplémentaires seront importants. Chaque équipe ne peut aligner que six coureurs, ce qui rendra la course difficile à contrôler. Nous avons une sélection qui va peser, avec Danny van Poppel qui a évolué à un très haut niveau au Tour de l’Algarve. Baptiste Planckaert monte en puissance, et il dispose aussi d’une bonne pointe de vitesse. Aimé De Gendt est de retour en compétition pour la première fois depuis les classiques, et il a préparé sa rentrée par un stage en altitude. Avec De Winter et Vanspeybrouck, nous avons les éléments pour préparer le terrain et courir de façon réfléchie. Passion et ambition sont les maîtres-mots au sein de l’équipe. »

La sélection :
Aimé De Gendt
Ludwig De Winter
Jonas Koch
Baptiste Planckaert
Danny van Poppel
Pieter Vanspeybrouck

Direction sportive :
Aike Visbeek

— mseWGG to intermarche-wantygobert.eu

Une bonne journée à l’avant pour Lars van den Berg

Ce dimanche, c’est encore une échappée qui s’est disputée la victoire sur les routes du Giro. Entre Grado et Gorizia, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ y était représentée par l’intermédiaire de Lars van den Berg, à la suite d’un début de course par ailleurs déroutant. Si le jeune Néerlandais a bien géré sa journée à l’avant, il n’a toutefois pu accompagner les tous meilleurs pour espérer la victoire. Il a ainsi rejoint la ligne au sein d’un groupe de contre et s’est alors octroyé la 14e place. Lundi, une grande étape de montagne attend les coureurs.

« Coup de chapeau à Lars », Sébastien Joly

À la veille d’une grande explication en direction de Cortina D’Ampezzo, c’est l’une des étapes les plus courtes du Giro qui était à parcourir ce dimanche, à travers l’Italie … et la Slovénie. Seulement 147 kilomètres au programme, mais un départ sous très haute tension qui a très vite tourné au « carnage » avec de nombreux coureurs envoyés au sol après un accrochage. « C’est un très gros accident, témoignait Sébastien Joly. Le départ était donné sur une baie, avec un vent 3/4 dos et c’est parti super vite. Ça roulait à 60 km/h, un coureur a dû toucher une roue et il y a donc eu strike. Plusieurs de nos coureurs sont tombés dans l’affaire, Matteo se plaignait un peu du poignet mais ça avait néanmoins l’air d’aller. Au premier abord, il y a eu plus de casse mécanique que de casse physique de notre côté ». D’autres équipes ont été davantage touchées, et quatre coureurs ont d’ailleurs très vite quitté les routes du Giro, dont le sixième du classement général Emanuel Buchmann. Afin de pouvoir secourir chaque blessé et remettre tout en ordre, la course a été neutralisée l’espace de trente minutes puis un second départ a été donné. Les attaques ont alors repris de plus belle. « On voulait absolument être devant. On imaginait que Sagan pourrait essayer de rouler avec son équipe, mais en cas de très gros départ, on se demandait qui allait bien pouvoir les aider, restituait Sébastien. En plus, ils ont perdu Buchmann, et ça les a évidemment déstabilisés ».

Au terme d’une lutte de quelques minutes, c’est un groupe de quinze hommes qui s’est extirpé et Lars van den Berg parvenait à accrocher le wagon. « C’était difficile de se remettre en marche, mais j’étais très concentré sur le fait de prendre l’échappée, expliquait le jeune homme. J’ai sprinté dès le départ et j’ai intégré le bon groupe. On a roulé hyper vite pendant une demi-heure, on a obtenu un bel avantage et j’ai compris que l’échappée allait se jouer la victoire ». « Coup de chapeau à Lars, qui a eu la vista pour frotter de nouveau et repartir de l’avant après ce qui s’est passé, saluait Sébastien. Ça démontre une grosse envie de sa part. Il y a encore quatre semaines, il ne savait même pas qu’il allait faire le Giro. C’est un peu l’invité de dernière minute, et c’est une belle surprise. Au bout de quinze jours de course, il est toujours dans le coup, avec le bon état d’esprit, et c’est le bon enseignement du jour ». À l’avant, face à quatorze coureurs plus âgés que lui, l’ancien pensionnaire de la Conti a tenté de manœuvrer du mieux possible, « mais c’était difficile car certaines équipes avaient deux ou trois gars », complétait-il. « On se doutait que Campenaerts allait attaquer sur le plat, c’est ce qu’il a fait, mais il a attaqué vraiment fort », relatait Sébastien Joly.

« Dans une échappée de 15, on ne veut pas faire 14e », Lars van den Berg

À environ vingt kilomètres du but, l’ancien champion d’Europe du chrono s’est fait la malle en compagnie d’Oscar Riesebeek et Albert Torres, les deux premiers cités n’ont jamais été revus par le reste de l’échappée et le Belge s’est imposé. « Dans la dernière montée, quatre coureurs sont sortis pour revenir sur la tête de la course, et il m’en a manqué un peu, ajoutait Lars. L’écart était de 20 à 30 mètres mais je n’ai pas pu le boucher. J’étais tout près, mais pas assez. C’est un peu dommage car je me suis ensuite retrouvé avec des sprinteurs ou des mecs qui avaient un gars à l’avant, donc j’ai dû rouler seul dans les derniers kilomètres. Dans le petit talus avant l’arrivée, j’ai essayé de faire la différence mais je n’ai pas pu creuser et ils sont revenus sur moi. Ensuite, j’ai perdu face à eux au sprint. Je n’étais pas trop mal, mais ce n’est pas une journée parfaite à l’arrivée. Quand on est dans une échappée de quinze, on ne veut pas terminer quatorzième ». « Il a essayé de se battre pour rentrer, mais ça ne l’a pas fait, disait Sébastien. Son résultat brut est anecdotique, le principal était d’être dans cette échappée. Il a couru juste et c’est le plus important. À l’arrivée, il était un peu déçu mais on lui a dit qu’il ne devait pas l’être. Il va prendre de l’expérience, de la force, et d’ici quelques années, il pourra jouer avec les meilleurs dans ce genre d’échappées ». « J’ai besoin de gagner en force et j’espère que je reviendrai à l’avenir pour jouer un résultat », concluait le jeune homme.

Attila Valter, pour sa part, a sereinement terminé au sein du peloton, à dix-sept minutes de l’échappée, et se retrouve désormais onzième du classement général à la suite de l’abandon de Buchmann. Demain, le Hongrois aura fort à faire pour conserver son rang en direction de Cortina D’Ampezzo à travers le Passo Giau et le Passo Pordoi, notamment. « Ça fait partie des plus belles étapes de ce Giro, préfigurait Sébastien. C’est aussi la première très grosse étape de montagne. On rentre vraiment dans une configuration de haute montagne avec trois cols de 1ère catégorie, un col Hors Catégorie et plus de 200 kilomètres au compteur. On annonce aussi une météo extrême. On va se battre avec nos moyens. Rudy, Seb et Matteo marchent bien en montagne, Attila est toujours là au classement général, et on fera en sorte de le protéger de la meilleure manière possible ».

— Rodolphe Boulinguez to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Le Finistère pour retrouver mes sensations

Depuis sa lourde chute à l’Amstel Gold Race, Arjen Livyns n’est plus revenu dans le peloton, à son grand regret. Il s’est reconstruit physiquement et moralement, oubliant son ambition de réaliser le doublé des classiques flandriennes et ardennaises. De son accident, il ne se souvient de rien. Il avait dérapé sur un bidon et chuté, notamment sur la tête, ce qui a avait provoqué une commotion cérébrale. Notre coureur a, depuis lors, retrouvé tous ses moyens et il nourrit une grande envie de revenir dans la course. Progressivement. Avec le Tour de Belgique dans le point de mire de ses objectifs.

Arjen Livyns. « Je ne me souviens pas de ma chute. J’ai un trou de 10 minutes dans mon histoire. Je trouve dommage de ne pas avoir pu, à cause de cette chute, enchaîner les classiques flandriennes avec les ardennaises car je nourrissais ce projet depuis le début de la saison. Ce n’est que partie remise et j’ai encore envie de faire ce doublé en 2022. Il faudra donc me préparer pour conserver ma forme du début de saison jusqu’en avril. J’ai dû faire une impasse de deux semaines sur le vélo, car j’ai souffert de conséquences de ma chute au niveau d’un genou. Je suis aujourd’hui guéri de tout cela. J’ai repris mes entraînements progressivement avec une intensité accrue ces dix derniers jours. Mon objectif dans le Finistère est de retrouver le rythme de compétition, des sensations au sein du peloton. Et je veux me mettre au service de l’équipe, c’est ma façon de remercier mes co-équipiers pour tout le travail accompli pour moi au cours du printemps.  Je disputerai ensuite, entre autres, les Boucles de la Mayenne, Dwars door het Hageland. Mon but est de retrouver ma condition pour le Tour de Belgique. »

Olivier Kaisen (D.S.) « Nous alignons, dans le Finistère, une équipe autour de Sean De Bie, qui a montré un très bon niveau de forme récemment, notamment au Tour de Hongrie. Il peut signer un bon résultat en Bretagne. Nous sommes par ailleurs heureux de retrouver Arjen Livyns, de retour en course après sa lourde chute de l’Amstel Gold Race. Trois jeunes de notre groupe de développement sont également dans la sélection, Johan Meens, Louis Blouwe et Gil Gelders: une belle occasion pour eux d’apprendre! Le parcours de la course est diversifié et permet une course ouverte. L’arrivée est en légère côte, ce qui avait souri à notre équipe en 2016. »

Sélection pour le Tour du Finistère

— eric to www.wbca.be

Dupont pour les étapes, Huys pour le général

Le Tour de Hongrie (2.1) s’élancera le 12 mai pour 5 étapes en majorité dédiées aux sprinters. Une seule arrivée au sommet est programmée dans le 4e volet de la course. L’équipe Bingoal Pauwels Sauces WB aligne une sélection ambitieuse qui se mettra au service des Timothy Dupont pour les sprints et de Laurens Huys pour l’étape de grimpeurs. Louis Blouwe, de notre noyau de « Développement », effectuera ses premiers pas en compétition de la saison. Son objectif sera de prendre de l’expérience et d’aider ses co-équipiers au maximum

Sébastien Demarbaix (DS). « Quatre étapes du Tour de Hongrie, la 1re, la 2e, la 3e et la 5e, devraient se terminer par un sprint massif. Seule la 4e étape annonce un autre scénario avec son arrivée au sommet. Le succès final d’une échappée matinale dans cet tour serait étonnant, selon moi. Nous articulerons le groupe autour de Timothy Dupont pour les étapes de sprint, où il doit viser les podiums voire la victoire. Il aura certes des adversaires de haut niveau mais il a, comme on le sait, de très beaux atouts à faire valoir. Je pense par ailleurs qu’il commence à faire un bon binôme avec Laurenz Rex dans la préparation des sprints. Le classement général de la course devrait se faire dans la 4e étape où notre leader sera notre grimpeur Laurens Huys, récemment très à son affaire sur les routes ardennaises. Il visera le top 10 au minimum. Sean de Bie progresse bien et son expérience sera essentielle pour Dupont. Luc Wirtgen sera également un équipier important dans cette course. Nous accueillerons un jeune du noyau de Développement, Louis Blouwe, pour qui ce sera la première course de la saison, ce qui n’est pas évident; je pense toutefois que ce tour ne devrait pas être très dur et j’espère pouvoir demander à Louis de travailler pour l’équipe à certains moments. »

Sélection pour le Tour de Hongrie

— eric to www.wbca.be

Un nouveau podium pour Benjamin Thomas

Depuis le début de sa semaine lusitanienne, l’ancien champion de France du contre-la-montre avait les yeux rivés sur la quatrième étape du Tour d’Algarve. Benjamin Thomas savait qu’il disposait ce samedi d’une belle opportunité sur le circuit de vingt kilomètres autour de Lagoa. Finalement, il est tombé sur deux coureurs légèrement plus rapides que lui et a dû se contenter de la troisième place du jour, à seulement neuf secondes du lauréat Kasper Asgreen. Grâce à une belle prestation ce samedi, Olivier Le Gac a lui grignoté six places au classement général et se retrouve ainsi douzième avant le dernier acte.

« Le contrat n’est pas tout à fait rempli », Benjamin Thomas

Le peloton du Tour d’Algarve avait ce samedi rendez-vous avec le traditionnel contre-la-montre de 20,3 kilomètres dans les environs de Lagoa, où un certain Stefan Küng s’était imposé il y a deux ans. Le champion de Suisse et d’Europe n’était pas présent ce jour pour tenter de remettre le couvert, mais l’équipe Groupama-FDJ présentait malgré tout plusieurs spécialistes au départ de l’épreuve chronométrée. Deux d’entre eux partaient relativement tôt, à savoir l’ancien champion de France Juniors Clément Davy, et l’ancien champion de France Elites Benjamin Thomas. L’ancien de la Conti a d’abord établi les meilleurs temps à chaque point intermédiaire, puis à l’arrivée, en 25’08, avant que son aîné ne vienne effacer ces différentes marques et établisse un très gros temps final de 24’01. Alors qu’Alexys Brunel terminait plus tard l’exercice dans la même seconde que Clément Davy, Benjamin Thomas occupait lui le siège de leader provisoire pendant une heure et demie. Seulement, le surprenant Rafael Reis est ensuite venu lui rafler la première place pour six secondes, puis c’est finalement Kasper Asgreen qui s’est adjugé la victoire du jour, neuf petites secondes devant le Tarnais.

« Je suis parti un peu vite sur le début de course, commentait plus tard Benjamin. J’ai éprouvé le besoin de souffler un moment à 7-8 km de l’arrivée. J’ai perdu du temps sur la deuxième partie, notamment sur Asgreen qui a fait un gros finish. Je partais avec l’ambition de remporter le chrono mais j’échoue pour neuf secondes. Le contrat n’est pas tout à fait rempli mais ça reste une belle performance. C’était la première fois que je faisais ce chrono qui est particulier et technique, avec pas mal de montées/descentes. Si je reviens ici à l’avenir, j’aimerais améliorer cette performance et aller chercher mieux. En tous les cas, après trois premiers jours compliqués où j’ai souffert de la chaleur, je suis content d’être allé chercher une belle petite place sur ce chrono ». Benjamin Thomas a ainsi réalisé son troisième top-5 en trois chronos cette saison. « On savait que Benjamin allait jouer la gagne, mais on ne savait pas quelle serait sa place, ajoutait Frédéric Guesdon. C’est dommage qu’il termine troisième mais c’est quand même un bon chrono. Il est peut-être parti vite, mais Asgreen est quand même un client. Ce n’était pas son jour, mais ça va venir. Il tourne autour depuis un moment, et c’est frustrant d’être toujours placé mais jamais vainqueur. Il n’y a pas de raison que ça ne sourit pas bientôt ».

« Nos jeunes étaient là, c’est encourageant », Frédéric Guesdon

Longtemps dans le top-10 provisoire, Clément Davy et Alexys Brunel ont eux respectivement hérité des 12e et 13e places de l’étape. « Je suis content de mon chrono, assurait Clément. Je n’ai pas pu préparer ce rendez-vous dans les meilleures conditions, mais comme j’apprécie cette discipline et que je la travaille depuis plusieurs années, j’avais à coeur de bien faire. Je me suis concentré toute la journée sur cet effort. J’ai bien aimé le parcours dès la reconnaissance, même s’il fallait faire attention à certains virages, à ses trajectoires. Les sensations étaient plutôt bonnes, ça a bien répondu et j’ai pu prendre beaucoup de plaisir. C’est mon premier top-15 en chrono à ce niveau. C’est bien, je continue d’apprendre, mais il ne faut pas s’endormir, et continuer dans ce sens ». « Son classement est de bon augure pour la suite, ça va le mettre en confiance, complétait Frédéric. Il a l’habitude de rouler pour les autres, c’était son premier chrono de l’année, et il a répondu présent. Alexys a également réalisé un beau contre-la-montre. Nos jeunes étaient là, c’est encourageant ». Olivier Le Gac, lui aussi, s’en est très bien sorti ce samedi. Il s’est octroyé la 30e place de l’étape et en a profité pour remonter au douzième rang du général. « Il a fait un bon chrono, témoignait Frédéric, qui le suivait. Ce n’est pas un spécialiste mais il s’est bien battu. Il lui manquait un peu de force par rapport à d’autres, mais étant donné qu’il est plutôt en bonne condition, il a réussi à limiter la casse. Il fait top-30 du chrono, ce qui ne lui est jamais arrivé. Ça va le motiver pour la suite. Il avait tendance à ne pas trop s’entraîner sur son vélo de chrono, n’étant pas spécialiste, mais il se rend compte que ça lui manque et que ça peut toujours être utile. Preuve en est cette semaine. Demain, il va s’accrocher, et si on peut profiter de circonstances de course, on n’hésitera pas ».

— Alexandre Philippon to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr