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Un dernier podium pour la route

Si les coureurs de la Conti Groupama-FDJ n’ont pas encore tous complètement terminé leur saison, l’équipe, elle, a dimanche participé à sa dernière course en ligne de l’année 2021. Dans la droite lignée de ce qu’elle a proposé tout au long des derniers mois, la formation bisontine s’est accaparée d’un nouveau podium, sur Paris-Tours Espoirs, grâce à la troisième place de Marijn van den Berg. Une belle conclusion à une formidable saison.

« Peut-être qu’il y avait moyen de faire mieux », Jérôme Gannat

Quelques heures avant « les grands », c’est sur un parcours tout à fait similaire, simplement raboté de ses trente-cinq premiers kilomètres, que les coureurs espoirs s’élançaient pour leur Paris-Tours, depuis Bonneval. À l’occasion de cette ultime course en ligne, et en équipe, de la saison pour la « Conti », Jérôme Gannat pouvait ce dimanche s’appuyer sur Marijn van den Berg, Lewis Askey, Enzo Paleni, Laurence Pithie ainsi que Rait Ärm. « C’était un Paris-Tours Espoirs au schéma assez classique », indiquait le directeur sportif du groupe. Après un début de course disputé, trois coureurs, puis quatre autres, sont allés former l’échappée du jour, qui a disposé d’une marge maximale de trois minutes et trente secondes. « À Vendôme, le peloton s’est tendu mais ça n’a pas cassé, reprenait Jérôme. À 52 kilomètres de l’arrivée, on est arrivés dans les chemins de vignes et il y a eu beaucoup de tension. Il y a eu de nombreuses chutes mais on a été épargnés car on était bien placés. À la sortie de la première séquence de trois secteurs, le peloton était réduit à 50-60 coureurs mais on avait toujours nos cinq gars. C’était parfait ». Les côtes et les chemins de graviers se sont alors enchaînés, et les derniers échappés ont finalement rendu les armes dans l’enchaînement de la côte de la Vallée Chartier et du huitième secteur du jour. Soit à environ vingt bornes du but.

« C’est aussi là où Hvideberg a attaqué, dans cet avant-dernier secteur où Alexys s’était également détaché il y a deux ans, signalait Jérôme. On avait identifié ce moment clé mais on n’a pas pu l’accompagner. Lewis a essayé de réagir à contretemps, de faire la jonction seul mais il n’a pas réussi ». Récent vainqueur sur la Ronde de l’Isard, le Britannique s’est servi de la dernière bosse du jour comme rampe de lancement, à dix kilomètres de la ligne, mais son entreprise a été neutralisée par ce qu’il restait du peloton. « On était quatre dans un groupe de vingt-cinq avec Enzo, Lewis, Rait et Marijn. Laurence était lui dans un deuxième groupe suite à un saut de chaine, détaillait Jérôme. La consigne était simple : si on avait personne devant à la sortie des dernières difficultés, l’objectif était de favoriser un sprint pour Marijn. On a essayé de rouler, mais c’était un peu timide, et Lewis a eu un gros coup de moins bien et n’a pas pu réellement aider. Qui plus est, il y avait vent de dos, et c’était donc plus simple pour l’homme de tête de résister ». Seul coureur à être parvenu à s’extraire de la masse, Jonas Iversby Hvideberg s’est donc imposé sur l’avenue de Grammont tandis que le « peloton » en a terminé une trentaine de secondes plus tard. Au sprint, Marijn van den Berg a accroché la troisième place du jour derrière son compatriote Casper van Uden. « Le bilan est positif car on a un coureur sur le podium, mais peut-être qu’il y avait moyen de faire mieux avec l’équipe qu’on avait, glissait Jérôme. Maintenant, Hvideberg était clairement un favori. Il court habituellement en Conti Pro ».

« De loin notre saison la plus aboutie », Jérôme Gannat

Pourvoyeur de deux succès pour la Conti cette année – et de cinq autres pour sa sélection nationale -, Marijn van den Berg est aussi venu ajouter un sixième podium à son bilan 2021 sous le maillot Groupama-FDJ. « C’était ma dernière course dans la catégorie Espoirs, donc j’étais très motivé et je voulais vraiment faire quelque chose de bien, commentait le Néerlandais de 22 ans. On avait une grosse équipe, Lewis était costaud, et on était encore quatre dans le premier groupe dans le final, ce qui était bien. Un mec très fort a réussi à résister, c’est dommage, mais on a essayé de faire au mieux pour le sprint. Je fais troisième à l’arrivée et je suis content de terminer par un podium. Je ne suis pas extrêmement déçu. Je voulais évidemment gagner aujourd’hui, mais j’étais vraiment fatigué sur le final ». Ce nouveau podium vient s’ajouter aux trente-sept précédents acquis par la Conti cette année, dont neuf ont été gravis sur la plus haute marche. Avant le Chrono des Nations pour Enzo Paleni, le championnat de Grande-Bretagne pour Joe Pidcock et une dernière pige avec la WorldTour pour Alexandre Balmer, Jérôme Gannat pouvait donc jeter un œil satisfait dans le rétroviseur. « Dans les classements par équipes, on est 48e alors qu’on était 150e l’an passé, ponctuait-il. On aurait aimé que l’année se termine par une victoire, mais ça reste une très bonne saison. Le point le plus positif est que tous les coureurs ont progressé entre le début et la fin d’année. Les douze de l’effectif ont été acteurs, et ils ont tous apporté quelque chose à l’équipe à un moment donné. Tout le monde a vraiment participé à la dynamique collective. C’était notre troisième saison, et c’est de loin la plus aboutie ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

White wins Sea Otter circuit race in podium lockout – Rally Cycling


Emma White sprinted to an impressive victory on the opening day of the Sea Otter Classic. The Olympic bronze medalist took the win in the circuit race ahead of teammates Heidi Franz and Kristabel Doebel-Hickok to ensure it was an all Rally Cycling podium.

The result was a perfect opening for what promises to be two days of action-packed racing for the women in Monterey. 

Sweeping the podium and celebrating with teammates is such a special feeling,” White said from Laguna Seca Raceway. “The entire team did everything they could to make it fast and utilize their strengths. I’m so proud of everyone’s efforts.”

Joining White, Franz and Doebel-Hickok in the front group were Sara Poidevin and Holly Breck. Poidevin broke away with a rival and stayed clear until the final lap where White followed a counter-attack the final time up the climb. The 24-year-old then launched her sprint early and battled a strong headwind to finish two seconds ahead of the chasers.

In the end, the assistance from her teammates proved invaluable to White. 

“Being surrounded by my teammates in the front group is such a reassuring feeling. I was confident in what we would be able to accomplish.”

The Laguna Seca Raceway is famous for its corkscrew bend and the iconic corner featured heavily in today’s course. 

This is one of the most fun courses I’ve raced on. The climb on the backside was challenging, and the corkscrew descent was fast, technical and fun,” White said.

White hadn’t raced since the Joe Martin Stage Race in late August but still had plenty of gas in the tank for the late-season race.

“I’m happy to be back with the team after some time away. My legs were a bit shocked to feel that kind of pain again, but they quickly warmed up to it. It always feels good to be back with Rally Cycling.”

The team is back in action on Friday to take on a hilly road race course. You can find out more in our Sea Otter Classic preview

Sea Otter Classic circuit race results
1 WHITE Emma – Rally Cycling 48:14
2 FRANZ Heidi – Rally Cycling 0:02
3 DOEBEL-HICKOK Kristabel – Rally Cycling ”
4 LANGLEY Emma – Team TIBCO – SVB ”
5 WILSON Moriah – San Francisco 0:03
6 POIDEVIN Sara – Rally Cycling 0:26
7 WARD Maddy – Team TIBCO – SVB 0:43
8 BRECK Holly – Rally Cycling 2:43
9 RAYNOLDS Matilda – Port Melbourne ” 
10 POTTER Rebekah – Sisterhood of Cycling 3:39

— Oskar Scarsbrook to rallycycling.com

Bassett climbs and sprints to Paris-Bourges podium – Rally Cycling

Stephen Bassett lit up the breakaway at Paris-Bourges on Thursday by winning both the sprints and KOM classification. The 26-year-old launched the early breakaway and went on to score points at all but one of the day’s intermediate sprints and climbs. 

“I made sure to check my efforts early in the race in order to have the acceleration needed to get the classifications,” Bassett said afterward. “I was able to pretty easily take the sprint points but the KOM was a lot trickier as I was second over the first one but Tony Gallopin (AG2R Citroën Team) upped the pace and dropped the leader so I was able to soak up the final few points.”

At the finish, Bassett heaped praise on his Felt AR and Pactimo kit.

“I was also really happy with my kit as there were so many sections where I could hunker down and coast while I could see the guys in front of me had to keep on the pedals for longer.”

Bassett has been active in breakaways and the amount of racing he has done in Europe has left him in good stead. 

“I feel like I’ve made a lot of progress this season in adapting to life and racing in Europe,” he said. “I’ve taken my chances in breakaways and had  good results so I’m happy.” 

Rally Cycling animated much of the racing before the final bunch sprint that was won by Jordi Meeus (BORA – hansgrohe). Pier-André Coté was the team’s top finisher in 24th place. 

After winning the KOM prize at the Eurométropole Tour, Robin Carpenter said that the team wanted to improve on their performance at Paris-Bourges from 2019. Keen to bury the demons of two years ago, the Philadelphia rider went for a daring breakaway with Ryan Mullen (Trek – Segafredo) inside the final 10km before being caught by the charging peloton. 

Kyle Murphy also launched an attack late on, but the flat run-in proved difficult terrain to open a gap up. Although their bids for glory didn’t work out, they were examples of how Rally Cycling riders race with their hearts on their sleeves. 

The men’s team will spend the next week in France as they prepare for the final race of the season at the Grand Prix du Morbihan on October 16.  

— Oskar Scarsbrook to rallycycling.com

Arnaud Démare renoue avec le podium

À trois jours de Paris-Tours, qui constituera son dernier rendez-vous de la saison, Arnaud Démare a eu l’occasion de retrouver les devants de la scène ce jeudi lors de Paris-Bourges. Pour la première fois depuis mi-août, le sprinteur picard s’est ainsi gratifié d’un podium, au terme d’une course agitée mais néanmoins conclue au sprint. Dans un emballage relativement fluide cette fois-ci, seul le Belge Jordi Meeus l’a donc devancé sur la ligne.

Si la majeure partie du parcours serpentait à travers le département du Cher, c’est bien du Loiret que la 71ème édition de Paris-Bourges s’est élancée, ce jeudi après-midi, à Gien. Il a alors fallu moins de dix minutes à l’échappée du jour pour se former autour de Jérémy Leveau (Xelliss-Roubaix Lille Métropole), Clément Carisey (Delko), Tony Gallopin (AG2R Citroën Team), Stephen Bassett (Rally Cycling) et Ibon Ruiz (Equipo Kern Pharma). Face à un peloton en contrôle, les fuyards du jour ont bénéficié d’un avantage maximal avoisinant les six minutes. Un écart qui s’est progressivement réduit à compter de la mi-course, alors qu’Alexandre Balmer, pour l’occasion promu de la Conti, venait intensifier la chasse en tête de paquet. La course a ensuite pris une nouvelle tournure à soixante-quinze bornes de l’arrivée. À la faveur d’une succession de trois bosses réparties sur vingt-cinq kilomètres, le peloton a largement été secoué, la Groupama-FDJ prenant toute sa part dans cette course de mouvements par l’intermédiaire de Valentin Madouas et Olivier Le Gac. « Les garçons avaient envie de faire la course, indiquait Franck Pineau. On a donc durci la course pour essayer d’éliminer un maximum de coureurs. On avait Valentin et Olivier dans cette perspective. Arnaud lui-même a réussi à se glisser dans un coup à un moment donné. Ils étaient une douzaine et on en avait trois. On était bien dedans, dans l’action. Ensuite, si aucun coup n’était parti à cinquante bornes, le but était de contrôler pour faire un sprint. C’est exactement ce qu’on a fait ».

« Je voulais prendre l’initiative », Arnaud Démare

Malgré de multiples tentatives, le terrain ne s’est pas avéré suffisamment exigeant pour opérer une véritable sélection au sein du peloton, ni pour créer des écarts intéressants. C’est ainsi quasi-groupé que le peloton a débouché de la dernière ascension du jour. De nouvelles offensives ont fait irruption dans la dernière heure de course, mais aucun coup ne s’est réellement dégagé. Il est donc apparu clair qu’une issue autre qu’un sprint massif avait peu de chances de voir le jour à Bourges. Dans l’approche de l’emballage, Arnaud Démare s’est alors placé dans la roue de Niccolo Bonifazio avec l’aide de ses coéquipiers. « À sept coureurs, on ne peut pas à la fois faire la course et faire un train, expliquait Franck. Si on met un train en place, on ne fait que ça et on ne durcit pas, on ne va pas dans les échappées. Là, on a fait une course d’action, donc on ne peut pas être au four et au moulin. Alexandre Balmer a fait du bon boulot sur tout le début de course, Antoine Duchesne a fait du gros boulot dans le final pour contrôler avec Kono, qui reprend et qui marche déjà très bien. Ensuite il ne nous restait donc plus que Ramon et Arnaud pour le sprint ». L’ancien champion de France reprenait le fil du récit : « Je me suis mis dans la roue des TotalEnergies et je me suis bien débrouillé pour tenir ma place. J’avais déjà fait deuxième derrière Degenkolb ici-même, et je savais qu’il ne fallait pas trop attendre. Je voulais prendre l’initiative, j’ai lancé mon sprint à 200 mètres mais Meeus revient comme une balle à 50 mètres de la ligne ».

« On n’a aucun reproche à se faire », Franck Pineau

Si Arnaud Démare a pu contenir ses autres concurrents, il n’a toutefois pu rivaliser avec le jeune Belge ce jeudi, héritant donc de la deuxième place du jour. « C’est correct, mais c’est un résultat anecdotique, continuait le Picard. J’avais de la force mais je manquais encore de fraîcheur, trois jours après Roubaix. Je suis forcément très déçu car j’avais vraiment envie de gagner avant cette fin de saison et je sais que Paris-Tours sera moins à ma faveur. Même s’il peut se passer plein de choses, j’avais plus de chances de l’emporter aujourd’hui ». « Il est naturellement déçu, un sprinteur veut toujours gagner, mais il est dans le match, complétait Franck Pineau. Et surtout il a pu faire son sprint aujourd’hui. De plus, ce n’est pas comme si on avait tout misé sur le sprint en s’engageant avec un train entier. Si on avait fait deuxième de cette façon-là, ç’aurait été plus décevant. Aujourd’hui, on a donné la chance à d’autres de pouvoir s’exprimer. On ne peut pas se contenter d’une place de deux, évidemment, mais on a tout fait pour gagner et on n’a aucun reproche à se faire. Il n’y a pas un seul moment où nous n’étions pas dans le match il y a eu de l’engagement de la part des coureurs, tous autant qu’ils sont. Si on gagne aujourd’hui, il n’y a rien à redire. Il manque un petit truc mais c’est comme ça, et ce n’est pas en baissant les bras qu’on va y arriver. Il faut continuer à aller de l’avant et se battre ».

Paris-Tours, ce dimanche, constituera enfin la dernière opportunité de la saison pour nombre de coureurs. « Ce sera tout autre chose, ponctuait Franck Pineau. Il y aura du tout-terrain, ce sera encore un cran au-dessus, mais on a certainement des gars qui pourront se présenter au départ sans rougir ».

— Rodolphe Boulinguez to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Une réaction d’orgueil ponctuée par un podium de Valentin Madouas

Au lendemain d’une journée compliquée à Vitré, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ a parfaitement renversé la tendance ce samedi lors de la Classic Loire-Atlantique. Dans une course extrêmement mouvementée, et de nouveau marquée par des conditions climatiques difficiles, Valentin Madouas et ses coéquipiers ont largement pesé sur le scénario du jour. Le Breton est même allé accrocher la deuxième place sur la ligne d’arrivée tandis que Miles Scotson s’est doté de la quatrième. La victoire manque à l’appel, mais la manière était elle bien présente.

En se dirigeant 150 kilomètres plus au sud, en direction de La Haye-Fouassière, le groupe de Thierry Bricaud espérait sans doute connaître des conditions plus clémentes qu’à Vitré, ce samedi. Il n’en a rien été. Dès le départ de la Classic Loire Atlantique, la pluie a fait son apparition sur le parcours, et le vent s’est également invité à la fête. Malgré une météo pour le moins capricieuse, la Groupama-FDJ avait un objectif clair ce matin : corriger sa prestation de la veille. « Il fallait se remettre en question, tout simplement, indiquait Thierry. Le vrai problème est que nous avons eu des conditions climatiques apocalyptiques ces deux derniers jours. Or, quand tu n’es pas impliqué à 100%, tu sors rapidement de la course et tu n’es de fait pas acteur. On devait se remettre dans le match ». Le message est visiblement bien passé puisqu’au terme du premier des onze tours (16,8 km) du circuit, Valentin Madouas et Tobias Ludvigsson sont parvenus à se glisser dans une échappée de quatorze coureurs. Un vrai mano a mano s’est alors installé avec les équipes piégées dans le peloton, et l’écart a longtemps oscillé entre quarante-cinq secondes et une minute.

« Ça s’est fait à la fraîcheur », Valentin Madouas

« On voulait être en surnombre à chaque fois et on savait que la course pouvait être vite pliée, ajoutait Thierry. Ça n’a pas été le cas mais ça s’est joué à peu de choses. Ça a tout de même duré 80 kilomètres. Il n’a pas fallu grand-chose pour que le peloton cède. Le peloton a eu raison au final, mais on a toujours réussi à garder un coup d’avance ». Peu après la mi-course, le regroupement « général » s’est donc opéré, mais de nombreux coureurs avaient déjà quitté l’épreuve, et c’est alors Miles Scotson qui filait en tête avec Maxime Jarnet (Intermarché-Wanty Gobert). « Toutes les équipes étaient démunies et avaient perdu beaucoup d’éléments alors qu’on avait encore quasiment tout notre groupe dans un peloton d’une cinquantaine, relevait Thierry. Collectivement, ils ont pu peser sur la course, et ça a notamment permis à Miles d’aller loin. Même si on savait que c’était voué à l’échec, car très loin de l’arrivée (près de 90 km), ça permettait aux gars derrière de souffler et d’avoir un coup d’avance ». En tête, l’Australien a alors réalisé un joli numéro, se délestant par ailleurs de son compère de fuite à plus de cinquante kilomètres du terme. Il a entamé seul les deux derniers tours et a finalement vu le retour de quatre hommes de l’arrière à environ vingt kilomètres de l’arrivée. Une dizaine de minutes plus tard, c’est son propre coéquipier qui parvenait à faire le jump depuis un second groupe de poursuite pour venir se greffer à la tête de course.

À l’amorce du dernier tour, Dorian Godon opérait également la jonction, puis les six hommes n’ont pu se départager avant les ultimes kilomètres. Trois coureurs sont même rentrés avant la flamme rouge et c’est un sprint en petit comité qui a décidé du vainqueur. Alan Riou l’a ainsi emporté, d’une courte tête devant Valentin Madouas, Miles Scotson échouant lui au pied du podium. À l’arrivée, le Breton relatait avec ces mots ce final à suspense : « J’ai un peu payé mon effort pour rentrer. J’ai alors tout misé sur le sprint, que je connaissais bien. Je m’étais fait avoir sur le championnat de France 2019 sur ce même circuit. Je m’en voulais un peu à l’époque mais je savais du coup comment manœuvrer sur ce final un peu particulier, avec une petite cuvette et une arrivée difficile. J’ai attendu le dernier moment pour faire mon effort mais ça n’a pas suffi. Je n’ai pas de regrets car je suis tombé sur un coureur plus fort dans le sprint. J’ai mis toutes les chances de mon côté, mais ça s’est fait à la fraicheur et j’avais quand même réalisé pas mal d’efforts au préalable. Il m’a manqué ce petit quelque chose pour obtenir la première place mais je suis satisfait de ce podium. J’ai battu Godon au sprint, j’ai donné le maximum. C’est juste dommage de ne pas l’emporter car l’équipe a vraiment fait une course extraordinaire ».

« Ils ont tous été acteurs aujourd’hui », Thierry Bricaud

Après la déconvenue de la veille, Thierry Bricaud soulignait justement le comportement de ses hommes: « Au niveau de l’état d’esprit et de l’engagement, il n’y a rien à redire. On a fait la course qu’on devait faire. On est battu par un Riou plus fort dans le sprint, mais collectivement, les gars ont été bons. On était dans le vrai aujourd’hui. On était bien présents malgré la grosse course d’élimination toute la journée. La deuxième place est forcément frustrante car on ne se souvient que de la victoire, mais je retiens l’esprit collectif de mes sept coureurs. Ils ont certes subi hier, mais ils ont tous été acteurs aujourd’hui. Qu’on gagne ou qu’on perde au final, c’est le jeu, mais on se doit d’être impliqué collectivement et c’est ce qui a fait leur force aujourd’hui. C’est aussi une preuve que ça se joue avant tout dans la tête, surtout dans ces conditions ». Auteur de son sixième podium de l’année, Valentin Madouas tirait de bons enseignements quant à sa condition physique – « je suis dans le match », mais saluait lui aussi la réaction d’orgueil du groupe. « On a tous été présents, tout le monde s’est battu, relevait-il. On n’avait pas montré notre meilleur visage sur les dernières courses. On a réussi à bien se remotiver et on a pu montrer de belles choses aujourd’hui. C’est dommage de ne pas pouvoir concrétiser car l’équipe l’aurait mérité, mais on passe proche et c’est déjà une belle performance. C’est une belle revanche sur hier. Collectivement on a été très très bons et on a fait une très belle course. On voyait bien que tous les gars avaient la hargne malgré la course difficile avec la pluie et le vent. Il fallait vraiment en vouloir pour terminer aujourd’hui. Il y a eu une remise en question de tout le groupe, c’est une très bonne chose et c’est de bon augure pour les prochaines échéances ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Groves avoids the carnage to take another podium placing with second at CRO Race – Team BikeExchange


Australian criterium champion Kaden Groves avoided the carnage to sprint to a strong second place on stage four of the CRO Race.

The Tour of Slovakia stage winner made it over the final climb of the day, before dodging a series of crashes and powering to his second top-three finish of the race.

A strong breakaway group of seven riders escaped early on the 197km stage and the peloton were made to work hard to bring the last of the escapees back ahead of the finishing circuit in Crikvenica.

Team BikeExchange put Tsgabu Grmay to work on the front of the bunch and it was eventually all back together ahead of the final climb of the day with 10km to go. GC contender Simon Yates kept a watchful eye on proceedings over the top with Groves on his back wheel, but despite splits opening up, it was back together again as the pack raced back into town.

The narrow streets and tight turns made for a hectic finale, with Groves narrowly avoiding a crash inside the final kilometre. With just a handful of riders left to contest the sprint, the 22-year-old bided his time before launching his kick for the line and taking a strong second place behind stage two winner Olav Kooij.

Kaden Groves:
“It was a pretty easy day until the last 50km, then we raced into a sketchy circuit, about 10km around. The boys did a really good job of positioning us into the lap the first time.
 
The KOM wasn’t really long enough for anyone to animate it, so I got over in the front group with Simon, Andrey, Tsgabu and Callum. Then it was super messy with teams just fighting for position into the technical final corners because there were corners at 2.5km, two and 1.5km and within the final kilometre there were plenty of turns.
 
I had to spend quite a lot of energy in the final kilometre getting myself into position because I was too far back, but in the end it worked out well and I avoided the crash with 400 metres to go.
 
I had really good legs but just fell short of the winner. Again I got to show my form is really good and now it’s on to tomorrow with Simon, it’s a good opportunity for him and everything is looking promising so hopefully we catch a break soon.”

2021 CRO Race Stage 4 – Results:
1. Olav Kooij 4:49:16
2. Kaden Groves (Team BikeExchange) ST
3. Josip Rumac ST

Photo Courtesy of the CRO Race.

— Team BikeExchange to www.greenedgecycling.com

Un nouveau podium en Italie

Un nouveau podium en Italie

Dimanche, Valentin Ferron s’est offert un joli podium en terminant 3e du Trofeo Matteotti. Un résultat qui vient confirmé la bonne dynamique du groupe.

L’Italie réussit à nos jeunes

L’enchaînement des courses chez nos voisins transalpins s’est plutôt bien passé ! La semaine avait bien commencé au Giro della Toscana mercredi dernier avec une 15e place d’Alexandre Geniez. De quoi mettre en confiance toutes les troupes. Le lendemain sur la Coppa Sabatini, c’est notre coureur Mathieu Burgaudeau qui fit sensation en allant chercher le meilleur résultat de sa carrière chez les professionnels. La jeunesse s’est ensuite remise en selle de fort belle manière le samedi à l’occasion du Mémorial Marco Pantani. Mathieu Burgaudeau, encore lui, a franchi la ligne d’arrivée à la 8e place non loin de Valentin Ferron (12e). Enfin, ce périple italien s’est achevé de fort belle manière dimanche sur le Trofeo Matteotti. Présent dans une échappée de 7 coureurs, Valentin Ferron a réussi à tirer son épingle du jeu pour venir compléter le podium dominé par Matteo Trentin et Jhonatan Restrepo.

La bonne saison de Valentin Ferron

Vainqueur d’une étape sur le Tour du Rwanda en 2021, Valentin Ferron s’affirme de plus en plus en tant que jeune coureur prometteur au sein du Team TotalEnergies :

“Je suis très heureux d’avoir terminé sur le podium. Ce sont des moments rares qu’il faut apprécier. Depuis une dizaine de jours, l’équipe est dans une bonne dynamique. Je pense que cela va perdurer avec les courses de fin de saison. Il y aura sûrement de nouvelles bonnes opportunités à saisir”

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— Administrateur to teamtotalenergies.com

Mathieu Burgaudeau décroche son premier podium !

Mathieu Burgaudeau décroche son premier podium !

Mathieu Burgaudeau a fait sensation hier sur la Coppa Sabatini. Notre jeune coureur a pris la troisième place juste derrière des cadors du peloton.

La bonne échappée

La course s’est véritablement emballée à 50 kilomètres de l’arrivée. Quelques hommes forts sont parvenus à sortir du peloton et à revenir sur l’échappée de début de course. Mais les premiers fuyards du jour lâchent un à un. A 25 kilomètres du but, on retrouve à l’avant Sonny Colbrelli, Neilson Powless, Michael Valgren, Gianni Moscon, Antonio Pedrero, Filippo Baroncini et Mathieu Burgaudeau ! La victoire appartient aux huit fuyards.

Alors que les attaques fusent dans les derniers kilomètres, Moscon et Colbrelli affirment finalement leur supériorité et se jouent la gagne au sprint. Le pensionnaire de la formation EF Education-Nippo se montre le plus fort. Il remporte sa deuxième victoire en deux jours en Italie. Le tout récent Champion d’Europe termine lui 2e, tandis que Mathieu Burgaudeau s’est arraché pour monter sur la 3e marche du podium.

Un podium qui a un goût de victoire

À 22 ans, Mathieu Burgaudeau vient d’obtenir le meilleur résultat de sa jeune carrière. Le natif de Noirmoutier était ainsi très satisfait après la course :

“Ce n’est pas la victoire mais ça fait du bien ! J’ai pris beaucoup de plaisir en jouant avec les meilleurs, ça me manquait. Un grand merci à tous ceux qui m’ont soutenu dans la période délicate que j’ai passée et à mes coéquipiers qui ont toujours cru en moi et fait un très gros travail aujourd’hui pour me mettre dans les meilleures dispositions”

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— Administrateur to teamtotalenergies.com

JACK HAIG FINISHES ON PODIUM AT VUELTA AS GINO MADER CROWNED BEST YOUNG RIDER AND TEAM BAHRAIN VICTORIOUS WIN TEAM CLASSIFICATION

It was another successful Grand Tour for Team Bahrain Victorious at La Vuelta, as Jack Haig secured a podium place in the GC. Gino Mäder, who worked tremendously hard to help Jack also found himself in the top 5 in GC and wearing the white jersey Santiago de Compostela. The teamwork at the race was also rewarded by winning the Best Team Classification, adding to the tally after winning the same prize at Tour de France.

After the incredible stage 20, it was only a 34km Time Trial to the finish in Santiago de Compostela, separating the riders from solidifying their positions at the start of the day. With Adam Yates (Ineos-Grenadiers) only a minute behind Haig, it was the biggest threat to the podium place for Haig.

Haig put on an impressive display over a challenging parkour with 600m of elevation, defending his lead and securing the third position, finishing 17th on the day, beating Yates. Gino Mader also secured the white jersey and fifth in GC.

Bahrain Victorious came into this race with the goal of a podium place, and in the end, the team finish the final Grand Tour of the season with the podium place in the GC, a stage win, the Best Young rider, and Best Team prize.

Vuelta Espana 2021 – 76th Edition – 21th stage Padron – Santiago de Compostela 33,8 km – 05/09/2021 – Primoz Roglic (SLO – Jumbo – Visma) – Enric Mas (ESP – Movistar Team) – Jack Haig (AUS – Bahrain Victorious) – photo Luis Angel Gomez/BettiniPhoto©2021

Jack Haig commented on his podium finish:” Its incredible, I was just speaking to my wife saying how you always dream of getting on a podium at a Grand Tour, but I really never knew it was possible or not. It’s amazing to move to Bahrain Victorious and then having the crash at Tour, and come here with no expectations, and be third on the podium. I have no words for it, and I want to thank everyone who got me here as it doesn’t just happen overnight. It’s not just a years work and there are so many people I’d like to thank along the way that helped me.

I will keep approaching racing the way I do, as long as I’m happy with the right people around me and enjoy it. If you’ve got that, then the results come, and I couldn’t be happier.”

Vuelta Espana 2021 – 76th Edition – 21th stage Padron – Santiago de Compostela 33,8 km – 05/09/2021 – Gino Mader (SUI – Bahrain Victorious) – photo Luis Angel Gomez/BettiniPhoto©2021

Gino Mäder was delighted with winning the best young rider: “Wow, it’s unbelievable for me, and the whole thing just fell into my hands yesterday. I was already happy before with my provisional 8th in GC and being amongst the best climbers in this race.

Now I’m sitting here in the white jersey having helped Jack on the podium and I’m a little bit lost for words. In the end it’s a fifth place, and there are a lot of really strong riders. It’s unexpected and maybe a bit too good, and I take it and I hope it’s not my last time in the top 5 in the GC.

Gorazd Štangelj:” We did some really amazing things here. We came here for Mikel after his success at Burgos, but unfortunately had some difficulty. We reacted fast and reset the roles in the team and the guys all did the maximum from the first to the last stage. Let’s look back at how windy it was in the first week which didn’t really suite us, and we struggled a lot on those days but we were able to do a great job with minimum losses. When the mountain stages came we got a victory with Damiano and then we had a good period.

We had a good plan for the next two weeks. I’m really happy for Gino to get this confirmation of his ability and for his future, he can be a GC rider. I was really sorry after Jack’s crash in Tour de France, but he bounced back and did a great job to get on the podium in the GC, which is a beautiful moment for him and the team.”

(All pictures can be used for editorial and non-commercial usages only and are copyright @Bettiniphoto @TeamBahrainVictorious)

— Simona Mazzoleni to bahraincyclingteam.com

Sonny Colbrelli tops Benelux Tour GC as Matej Mohrič took the final stage and made the overall podium in 2nd

1-2 for the second consecutive day at the Benelux Tour on the stage and the final general classification, with Sonny Colbrelli defending the GC leadership and Matej Mohorič as runner-up. Bahrain Victorious concluded the 7-day WorldTour stage race across Netherlands and Belgium countries impressively.

Benelux Tour ended today with stage 7 (Namur-Geraardsbergen, 181.8km), featuring the traditional Flanders climbs as the Bosberg, the Denderoordstraat and the legendary Muur van Geraardsbergen.

On the paper, it was a day that could upset the general ranking. But Bahrain Victorious started the stage with two riders in first and second place overall: Sonny Colbrelli and Matej Mohorič, both heavily favoured to take the stage and defend the leadership, as the course suited them.

Benelux Tour 2021 – 17th Edition – 7th stage Namur – Geraardsbergen 180,9 km – 05/09/2021 – Matej Mohoric (SLO – Bahrain Victorious) – photo Dion Kerckhoffs/CV/BettiniPhoto©2021

After a very fast start and several unsuccessful attempts, a breakaway of four riders was established. 7 further men then managed to join them. But none of the guys in the front group was a threat to the GC. 

Once the breakaway was caught back, Asgreen, Mohorič, Campenaerts and McNulty formed a new leading group. Then the Slovenian Champion attacked again on ‘De Muur’ before the final lap to repeat a solo success as his teammate did the day before. On the legendary ascent, Colbrelli came in second place, 11″ adrift, with Tom Dumoulin (Jumbo Visma) in 3rd place (+15″).

Matej Mohorič: “It was like a dream for us today. It’s a super proud moment for the team and one of the most significant victories for us.

The first goal of today’s stage was to defend the GC. I also was second overall, so we were thinking about that as well. The stage win was a goal too, but it was not likely.

We took control immediately after the breakaway was established. We worked super good as a team in front. In the final, Asgreen attacked, and I immediately followed with Campenaerts, and we bridged over to the breakaway. I wanted to save my legs to the finale also to help in case of need for Sonny. Then when I saw the opportunity on the last climb of the Muur I tried to go for the stage win. Sonny protected me from the back”.

Benelux Tour 2021 – 17th Edition – 7th stage Namur – Geraardsbergen 180,9 km – 05/09/2021 – Matej Mohoric (SLO – Bahrain Victorious) – photo Dion Kerckhoffs/CV/BettiniPhoto©2021

Sonny Colbrelli: “1-2 in the stage as yesterday and 1-2 in the general classification. Something we can be more than proud of! Today, I had to defend the leader jersey, but we were also trying to go for the stage as a team. When Matej was leading, I controlled from behind, always trying to follow the various attacks. In the final, Dumoulin accelerated, and I must admit I struggled a bit to follow him. In the end, we managed to realise our plans, and that’s amazing”.

Benelux Tour 2021 – 17th Edition – 7th stage Namur – Geraardsbergen 180,9 km – 05/09/2021 – Sonny Colbrelli (ITA – Bahrain Victorious) – photo Dion Kerckhoffs/CV/BettiniPhoto©2021

— Simona Mazzoleni to bahraincyclingteam.com