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Une journée calme dans le Piémont

La première étape en ligne du Giro 2021 n’a réservé aucune surprise ce dimanche. Un sprint massif était attendu, et sprint massif il y a eu après 180 kilomètres de course en direction de Novara. Tim Merlier s’est adjugé la victoire du jour tandis que l’Équipe cycliste Groupama-FDJ a passé ce second acte sans embuche.

Au lendemain du contre-la-montre inaugural dans les rues de Turin, les coureurs du Giro s’apprêtaient ce dimanche à sillonner les routes piémontaises, de Stupinigi à Novara, à travers 179 kilomètres presqu’entièrement plats. Une seule difficulté, de quatrième catégorie, était répertoriée à la mi-course, ce qui laissait ainsi peu de doute sur l’issue de la journée. Trois valeureux, issus de trois équipes invitées, se sont malgré tout jetés dans la bataille dès le kilomètre 0, et ils n’ont d’ailleurs connu aucune résistance. Filippo Tagliani (Androni-Sidermec), Umberto Marengo (Bardiani-CSF) et Vincenzo Albanese (Eolo-Kometa) ont par la suite joui d’un avantage maximal de cinq minutes en tête de course, sans toutefois se faire d’illusion sur leurs chances de réussite. Albanese a même été repris plus rapidement que prévu à la suite d’un problème mécanique alors que ses deux compères ont vu le retour du peloton avant les vingt derniers kilomètres. Du côté de l’Équipe cycliste Groupama-FDJ, aucun fait marquant à signaler. « Même si nous n’avons pas de sprinteur, et que nous étions intimement convaincus que l’échappée n’irait au bout, on ne pouvait pas se permettre de faire l’étape du jour en dilettante, rappelait Philippe Mauduit. Il y a toujours des dangers potentiels. Au final, l’étape s’est terminée sans embuche et sans difficulté, mais les garçons avaient tout de même des consignes à suivre. Ils ont aussi pu se mettre doucement dans le rythme, mais à vrai dire, ils étaient déjà dans le bain depuis hier ».

« C’est bien d’avoir ce genre d’étapes », Matteo Badilatti

« C’était une étape assez tranquille et tout s’est bien passé, résumait Matteo Badilatti. Dans ce genre de journée, on essaie de profiter du fait que la course soit calme pour économiser de l’énergie afin de l’utiliser au mieux par la suite. Bien sûr, on a aussi plus de temps pour parler avec d’autres gars. On reste naturellement concentrés, mais c’est quand même plus relax et on peut échanger quelques mots avec des amis. C’est aussi bien d’avoir ce genre d’étapes. J’ai aussi été un peu surpris par le nombre de personnes au bord de la route. C’était devenu assez inhabituel ces derniers temps ». Comme attendu, ce second acte du Tour d’Italie s’est conclu par un emballage massif, assez houleux, qui a sacré Tim Merlier. En revanche, il n’est pas dit que tous les sprinteurs soient de la partie à Canale, lundi, au terme d’une étape de 190 kilomètres où quatre bosses jalonneront les soixante-quinze derniers kilomètres. « Le profil est un peu plus intéressant, ajoutait Philippe, mais ce sont les circonstances de course qui décideront s’il y a du mouvement ou non. En tout cas, il est évidemment possible que ça commence à bouger plus sérieusement ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr