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Jake Stewart encore sur le podium !

Les week-ends se suivent et se ressemblent pour Jake Stewart. Une semaine après deux troisièmes places sur les 4 Jours de Dunkerque, le jeune Britannique est de nouveau monté sur la boîte ce samedi, en Bretagne cette fois-ci. Sur le Grand Prix du Morbihan, huitième manche de la Coupe de France FDJ, il s’est montré parmi les plus forts dans un final pour costauds à Grand-Champ. Sur la ligne, il n’a été devancé que par Julien Simon, victorieux après avoir anticipé, et Alexander Kristoff. Il disposera d’une nouvelle occasion de briller ce dimanche sur les ribinoù du Tro Bro Leon. 

Sous un grand soleil, la Coupe de France de cyclisme reprenait ses droits ce samedi pour un week-end 100% breton. Avant d’aller affronter les chemins empierrés dimanche, les coureurs avaient donc rendez-vous sur le circuit bien connu de Grand-Champ pour le Grand Prix du Morbihan. Le final s’annonçait musclé, mais le scénario a lui été limpide :Samuel Leroux (Go Sport-Roubaix Lille Métropole), Jesse De Rooij (Bike Aid), Peio Goikoetxea (Euskaltel-Euskadi), Carson Miles (Premier Tech U23 Cycling Project), Paul Hennequin (Nice Métropole Côte d’Azur) et Alex Jaime Fernandez (Equipo Kern Pharma) ont immédiatement pris le large. « Ils sont partis à six après la première accélération et il n’y a pas eu de réaction du peloton, indiquait Marc Madiot, à la tête des troupes. Deux-trois équipes ont par la suite pris le contrôle du peloton et c’est progressivement revenu à l’approche du circuit final ». L’avantage de l’échappée a atteint un maximum de six minutes, mais était ramené à deux minutes à l’entame du second « grand tour » de circuit autour de Grand-Champ, à 80 kilomètres du terme. Quelques minutes plus tard, la course s’est relancée dans cette phase de transition avant les sept circuits « locaux », longs de huit kilomètres. « On n’a pas spécialement bougé, assurait Marc, mais on suivait les coups ». La donne a légèrement évoluépuisque l’échappée matinale a été avalée dans la première boucle du circuit final, et un nouveau duo s’est isolé en tête : Harrison Sweeny (Lotto-Soudal) et Ivo Oliveira (UAE Team Emirates). C’est alors derrière ces deux hommes que le peloton s’est organisé en chasse. « Ça a été une course en mode rouleau-compresseur toute la journée, expliquait encore Marc. Ça s’est surtout écrémé par l’arrière ». 

« Je suis dans une bonne phase », Jake Stewart

Dans la dernière heure de course, l’échappée a compté jusqu’à une minute d’avance mais le paquet est toujours resté à portée de fusil. Matthieu Ladagnous a notamment contribué à la chasse, tandis que ses coéquipiers Eddy Le Huitouze et Anthony Roux n’ont pas été des plus vernis. « Ils ont chuté à environ quarante kilomètres et se sont retrouvés hors-jeu, précisait Marc. Anthony est d’ailleurs bien amoché et il y a un point d’interrogation pour demain ». Réduite à quatre unités, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ s’est recentrée sur son puncheur anglais. « À 35-40 kilomètres, ils m’ont dit qu’ils misaient tout sur Jakeet c’est ce qu’ils ont fait », glissait Marc. Après avoir laissé la main à d’autres en poursuite, le groupe est parfaitement remonté dans le dernier tour de circuit. C’est même elle qui a mis un terme définitif à l’échappée peu après la flamme rouge. « C’était une très belle course, mais c’était aussi vraiment dur dans le final, racontait Jake. On a patienté pour le sprintOn avait reconnu l’arrivée hier et j’avais pu constater que c’était le type de final qui me convenait bienL’équipe était très forte, Lada et Sam ont bien travaillé jusqu’au dernier kilomètre puis Bram m’a bienemmené jusqu’à 500 mètres de l’arrivée ». Dans cette arrivée en côte d’un kilomètre à 4% de moyenne, le jeune Britannique a donc été idéalement positionné. Presque trop. « Au final, on était devant un peu tôt, ajoutait Jake. J’ai attendu trop longtemps pour sprinter et Julien Simon a anticipé sur la droite à 400 mètres. On a un peu hésité derrière et j’ai ensuite disputé le sprint aux côtés de Kristoff »

Piégé pour la victoire, Jake Stewart s’est alors battu pour accrocher une solide troisième place. « C’est un bon résultat, mais on préfère toujours gagner, soufflait-il. C’est dommage mais j’engrange encore de la confiance après cette course. La condition est bonne, j’ai bien récupéré depuis Dunkerque et ilest clair que je suis dans une bonne phase. J’ai hâte d’être au Tro Bro Leon demain »« Simon est bien sorti, il a bien anticipé et on fait deuxième derrière Kristoff. On n’a pas de quoi rougir, c’est très correct, mais j’espère qu’on fera encore mieux demain », concluait Marc.

— Rodolphe Boulinguez to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Jake Stewart meilleur jeune et sur le podium final

Les 4 Jours de Dunkerque sont arrivés à leur terme ce dimanche, à Dunkerque justement, mais au bout de six joursde course, de manière moins évidente. C’est un sprint massif qui a bouclé cette semaine de compétition dans le Nord, et Jake Stewart s’est montré un peu court dans l’emballage final au lendemain de sa belle étape vers Cassel. Le Britannique, dixième du jour, n’a donc pu récolter de bonifications, se contentant de fait d’une très bonne troisième place au classement général, agrémentée du maillot blanc de meilleur jeune. 

Pour l’Équipe cycliste Groupama-FDJ, la course se jouait en partie dès les quarante premiers kilomètres ce dimanche, dans la sixième et dernière étape des 4 Jours de Dunkerque. Les hommes de Frédéric Guesdon lorgnaient en effet les sprints bonifications situés après vingt-six et quarante-un kilomètres.« J’étais juste à cinq secondes du leader au départ ce matin,rappelait Jake Stewart. On savait que jétais plus rapide que mes deux principaux concurrentson voulait donc tenter le coup »« On avait prévu de faire les bonifs, c’était l’idée au départ, affirmait son directeur sportif, mais on s’est fait un peu piéger. Un groupe de quatre est parti, on a relancé derrière mais certains ont fait la cassureFabian s’est retrouvé avec six coureurs en têteSon groupe s’est bien entendu même si lui ne roulait pas, et ceux qui ont voulu boucher le trou dans le peloton n’ont pas réussi On craignait aussi un peu la deuxième partie de course, qui se disputait sur des portions découvertes, donc on ne voulait pas tout donner dans la première partie pour se faire contrerensuiteOn a alors laissé faire en espérant que la course se relance pour pouvoir disputer la dernière bonification, qui était à l’entrée du circuit de Dunkerque. Malheureusement, ça ne s’est pas passé comme ça ». Par conséquent, sans le vouloir, Fabian Lienhard a accompagné ce qui s’est avérée être l’échappée du jour. L’avance de celle-ci a atteint un maximum de trois minutes, mais à l’entrée sur le circuit final, à soixante-dix kilomètres de l’arrivée, le peloton n’était déjà plus qu’à une minute. 

« Ça me donne confiance pour la suite », Jake Stewart

Les formations intéressées par le sprint final se sont ainsi organisées au fil des tours pour revoir l’échappée. Fabian Lienhard a capitulé à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée alors que les deux derniers rescapés du jour ont rendu les armes à neuf kilomètres du but, au son de cloche indiquant le dernier tour. La Groupama-FDJ s’est alors remise en ordre de marche autour de Jake Stewart, et le train est parfaitement remonté à cinq bornes du terme. « Bram a bien compris que la priorité était que Jake essaie de faire premier ou deuxième, prenne des bonifications, et remporte le général, relatait Frédéric. Malheureusement, ils se sont un petit peu perdus dans le dernier kilomètre et Jake ressentait un peu la fatigue d’hier. Il n’avait pas les jambes pour faire podiumaujourd’hui, mais ils ont quand même fait le maximum, il n’y a donc pas spécialement de regrets ». Malgré un solide travail de Bram Welten dans les derniers hectomètres, le Britannique n’a pu faire mieux que dixième d’un sprint remporté par Gerben Thijssen. « La journée ne s’est pas forcément déroulée comme on l’espérait, mais je me ressentais un peu de ma chute d’hier, commentait Jake. J’étais en bonne position dans le sprint final, j’ai été bien emmené, mais je n’avais pas les jambes pour conclure ». Ce dimanche soir, la troisième place du général suffisait donc amplement à son bonheur. « Je suis content de m’être prouvé que j’avais de nouveau le niveau, soufflait Jake. Après tout ce qui m’est arrivéc’est une bonne chose de revenir au niveau qui est le mienFaire podium sur ma deuxième course de l’année, c’est pas malC’était une très bonne semaine pour moi, j’ai beaucoup travaillé pour revenir, et c’est rassurant de voir que ça paie. Cela me donne confiance pour la suite, et je vais avoir beaucoup d’opportunités dans le mois à venir. Je suis très impatient »« On aurait aimé ramener une victoire d’étape, mais c’est tout de même un bilan plutôt positif avec ce podium au général et le maillot blanc de Jake, ponctuait Frédéric. Samuel s’est aussi montré, on avait un effectif jeune mais qui a répondu présent. C’était une bonne semaine au global ».

— Rodolphe Boulinguez to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Jake Stewart sur le podium à Cassel après une belle course d’équipe

L’Équipe cycliste Groupama-FDJ a fait le show, ce samedi, sur l’étape reine des 4 Jours de Dunkerque, en direction du célèbre Mont Cassel. Constamment à l’offensive dans la deuxième partie de course, elle a cette fois-ci été récompensée par le beau finish de Jake Stewart. Le jeune Britannique s’est ainsi octroyé la troisième place du jour, au terme d’un dernier kilomètre serré, et en profite pour remonter sur le podium du classement général à la veille de l’arrivée finale.

Malgré un sacré morceau au programme des cent derniers kilomètres de l’étape du jour, avec pas moins de seize montées autour de Cassel, le départ a été relativement dynamique ce samedi à l’occasion du cinquième acte des 4 Jours de Dunkerque. Il a ainsi fallu attendre une vingtaine de kilomètres pour voir enfin l’échappée se former autour de six hommes, les suivants : Max Poole (DSM), Maurice Ballerstedt (Alpecin-Fenix), Louis Blouwe (Bingoal Pauwels Sauces WB), Andrea Mifsud (Nice Métropole Côte d’Azur), Léo Danès (Team U Nantes Atlantique) et Alex Colman (Sport Vlaanderen-Baloise). Le peloton a tranquillement laissé faire dans un premier temps en leur accordant plus de cinq minutes d’avance. L’ambiance a toutefois drastiquement changé à l’approche du circuit final de Cassel, abordé après environ soixante-dix kilomètres de course. « La pluie s’est invitée sur les premiers tours, racontait Frédéric Guesdon. J’avais dit aux gars de courir devant. C’est crucial sur un circuit comme celui-là, avec les pavés. L’expérience de Matthieu a alors parlé. Dans le deuxième tour, il était bien placé avec Jake, et ils ont fait une descente rapide. Ça n’a pas suivi, ils se sont alors retrouvés avec seulement deux coureurs d’Alpecin-Fenix et se sont tout de suite entendus. Pour nous, ça commençait bien. On en avait deux devant, dont Jake en vue du général. On avait un coup d’avance dans le cas où un groupe ressortait ». Le quatuor issu du peloton a ainsi parfaitement collaboré et a d’abord rejoint l’échappée matinale à environ soixante kilomètres du terme. Le peloton pointait alors à 1’30.

« Plus dans la tête que dans les jambes », Jake Stewart

« Malheureusement, Jake est tombé un peu plus tard, et ça a un peu changé nos plans », reprenait Frédéric. Après une glissade dans un virage mouillé, le Britannique a en effet dû abandonner sa place à l’avant. « En me relevant, je savais qu’il serait compliqué de revenir seul sur l’échappée, commentait l’Anglais. Je ne me suis pas affolé, j’ai pris mon temps, j’ai vérifié que tout allait bien et j’ai attendu le peloton. Je suis resté calme et j’ai essayé de refaire le plein d’énergie. On était quand même dans une bonne situation dans le peloton. En ayant Matthieu devant, on pouvait en profiter et rester tranquilles, sans avoir à chasser ». Pour autant, Jake Stewart mais aussi Sam Watson et Laurence Pithie n’ont pas compté leurs efforts pour couvrir leur coéquipier tricolore. « Jake est resté dans le match et a été super, tout comme Sam, reprenait Frédéric. Les gars ont sauté sur tout ce qui bougeait, peut-être parfois trop. Je craignais un peu qu’on se fasse contrer dans le final, mais ils ont réussi à être présents tout du long ». Grâce au travail de neutralisation des jeunes pousses de la Groupama-FDJ, le groupe de tête comprenant Matthieu Ladagnous a même pu flirter avec les deux minutes d’avance à trente kilomètres du terme. À la faveur des différentes bosses, l’écart s’est toutefois réduit à quarante secondes à vingt bornes de l’arrivée. De nouvelles attaques ont émané du peloton, et Sam Watson a parfaitement accompagné celle de Dimitri Claeys (Intermarché-Wanty Gobert). Le duo s’est isolé et a rejoint ce qu’il restait de l’échappée à tout juste dix kilomètres du but.

Matthieu Ladagnous s’est alors sacrifié pour son jeune coéquipier qui a filé seul quelques instants plus tard, dans l’avant-dernière ascension du jour. Le peloton, bien que réduit à peau de chagrin, ne pointait toutefois qu’une dizaine de secondes derrière. Le jeune Britannique a bataillé, mais n’a pu empêcher le regroupement final à trois kilomètres du terme, au pied de la dernière montée – pavée – du Mont Cassel. « Il nous restait alors une carte, Jake, et il a parfaitement assumé », lançait Fred. « Je savais que ça pouvait se regrouper, donc j’ai tout fait pour être en bonne position pour jouer le final, expliquait le Britannique. J’avais mal aux jambes au pied de la dernière montée, mais ça se jouait plus dans la tête que dans les jambes à ce stade. Je me suis simplement dit que j’étais capable de le faire ». Parfaitement dans le rythme sur les premiers hectomètres de montée, le Britannique était au premier rang pour voir les choses se décanter à 1,5 kilomètre de l’arrivée. « J’ai essayé de suivre Gilbert, mais je n’ai pas pu répondre à son attaque et quelques mecs m’ont dépassé, reprenait Jake. Une fois au sommet, je savais que je devais tout mettre pour essayer de revenir. J’y suis presque parvenu, mais il y avait juste une ou deux secondes de trop… J’ai réussi à revenir pour prendre la troisième place et empocher des bonifications pour le général, mais ça aurait été bien de pouvoir vraiment jouer la victoire. Si je n’avais pas brièvement hésité au sommet, j’aurais peut-être pu le faire ».

« On aurait signé de suite », Frédéric Guesdon

Malgré un retour tonitruant dans le dernier kilomètre, le jeune Britannique a été devancé de très peu sur la ligne par Gianni Vermeersch et Oliver Naesen, devant donc se contenter de la troisième place. « Il avait fait beaucoup d’efforts auparavant, je me suis dit que ça n’allait pas être évident de suivre, mais si, il a parfaitement assumé son rôle, saluait Frédéric. Cela prouve qu’il marche bien. Il ne manque pas grand-chose pour gagner, mais il manque quelque chose. C’est une journée positive. On avait toujours un coup d’avance, et c’est ce qu’on souhaitait. Même si on savait que Jake et Sam pouvaient accompagner sur le final, on voulait être offensifs et ne pas avoir de regrets. Toute l’équipe a fait une belle course, Jake termine tout de même troisième et il ne faut pas oublier d’où il revient. Il commence à peine sa saison. Si on nous avait dit au départ qu’il viendrait faire troisième à Cassel et serait troisième du général à la veille de la dernière étape, en étant toujours en capacité de gagner l’épreuve, on aurait signé de suite. Il faut voir le positif et continuer dans ce sens. On n’a peut-être pas gagné aujourd’hui, mais les 4 Jours de Dunkerque ne sont pas finis non plus… » À la veille de l’arrivée, Jake Stewart a donc grimpé au troisième rang du général, à simplement cinq secondes du maillot rose Philippe Gilbert. Tout reste encore à faire, mais le Britannique avait quoi qu’il en soit de quoi être satisfait. « Ma forme est bonne, j’ai travaillé dur après ma maladie, concluait-il. J’avais coché l’étape du jour depuis quelque temps, et j’aurai encore d’autres opportunités de lever les mains ces prochaines semaines. Ces derniers jours de course m’ont en tout cas donné confiance ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Jake Stewart aux portes du top-10 à Mont-Saint-Éloi

Après deux sprints massifs, c’est une légère arrivée en bosse qui a décidé du vainqueur ce jeudi à Mont-Saint-Éloi, au terme du troisième acte des 4 Jours de Dunkerque. Le vétéran belge Philippe Gilbert s’est alors imposé tandis que Jake Stewart a franchi la ligne en treizième position. Son coéquipier et compatriote Sam Watson occupe désormais la onzième place du général.

Il n’aura pas fallu patienter bien longtemps au départ de Péronne, ce jeudi, pour voir l’échappée du jour se dessiner en direction de Mont-Saint-Éloi, où une petite côte accueillait l’arrivée du jour. Samuel Leroux (GO Sport-Roubaix Lille Métropole), Alex Colman (Sport Vlaanderen-Baloise) ainsi que Kevin Besson (Nice Métropole Côte d’Azur) ont pris les devants très hâtivement et ont d’abord pu profiter d’un avantage de cinq minutes. « Ça a été une journée plutôt tranquille jusqu’à l’arrivée sur le circuit puisque la première attaque a été la bonne, précisait Frédéric Guesdon. Il n’y avait presque pas de vent sur le parcours, ce qui n’avantageait pas non plus les mouvements de course, et l’équipe du leader a également bien défendu le maillot ». À une cinquantaine de kilomètres du but, les coureurs ont franchi une première fois la ligne d’arrivée, et l’écart n’était alors plus que de deux minutes avec le trio de tête. Sur ce circuit final, à couvrir à cinq reprises, la course s’est quelque peu animée et les attaques se sont succédé. « Il n’y a pas eu de tentatives vraiment dangereuses, assurait Frédéric, mais on devait quand même courir devant, et il fallait éviter de se faire piéger par les chutes. C’est aussi ce qui a rendu la course nerveuse dans le final ». Sam Watson a notamment accompagné un coup dans cette dernière heure de course, mais celui-ci s’est avéré vain.

« Ça n’est pas allé dans le bon sens pour nous », Frédéric Guesdon

1C’est donc un peloton compact qui a avalé les trois fuyards du jour à six kilomètres du terme. Dès lors, chaque formation s’est efforcée de remonter son homme fort pour la côte finale de 600 mètres à 4% de moyenne, présentant néanmoins quelques courts passages à plus de 10%. « On a essayé de faire le sprint sur Jake cette fois-ci, indiquait Frédéric Guesdon. Malheureusement, ça ne s’est pas passé comme on le voulait. Il s’est fait enfermer sur la petite route à l’approche de la bosse. Même s’il a été bien replacé à deux-trois kilomètres de l’arrivée, il s’est fait déborder juste avant la côte finale. On sait qu’entre réussir et louper un sprint, ça tient à peu de choses. Aujourd’hui, ça n’est pas allé dans le bon sens pour nous. On est un peu déçus car on pouvait faire un bien meilleur résultat. C’est dommage ». En retrait du sprint pour la victoire, réglé par Philippe Gilbert, Jake Stewart a ainsi dû se contenter de la treizième place du jour. Arrivé dans le peloton principal, Sam Watson a lui rétrogradé au onzième rang du général désormais dominé par Arvid De Kleijn. « On devrait se diriger vers une nouvelle arrivée au sprint demain, et le général risque de se jouer samedi, mais il faut se méfier car le leader a changé, prévenait Frédéric. Il faut voir si son équipe pourra tenir la baraque, ce qui n’est pas dit. Cela peut donc encore donner lieu à une course ouverte et il faudra être vigilant au départ. Je pense que ça peut bouger ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Jake Stewart de retour aux affaires

Près de six mois après sa dernière sortie en compétition officielle, Jake Stewart a ce mardi de nouveau épinglé un dossard à l’occasion de Paris-Camembert, septième manche de la Coupe de France FDJ. Le Britannique de 22 ans s’est même signalé à l’approche de la dernière heure de course, bien que l’Équipe cycliste Groupama-FDJ soit finalement repartie de Livarot sans résultat notable.

La Coupe de France FDJ reprenait ses droits ce mardi en Normandie, avec en guise de septième round, la 83ème édition de Paris-Camembert. Le menu était copieux pour tous les coureurs présents à Pont-Audemer puisque le parcours ne cumulait pas moins de 214 kilomètres en direction de Livarot, et affichait un dénivelé positif relativement important de 2800 mètres. Le départ a en revanche été plutôt calme, et Evaldas Siskevicius (Go Sport-Roubaix Lille Métropole), Torsten Demeyere (Tarteletto-Isorex), Jens Reynders (Sport Vlaanderen-Baloise), Fredrik Dversnes (Uno-X), Adrien Lagrée (B&B Hôtels-KTM), et Jean Goubert (Nice Métropole Côte d’Azur) ont été en mesure de s’enfuir dès les dix premiers kilomètres. Le peloton leur a accordé jusqu’à cinq minutes avant de réguler le tempo, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ demeurant elle en second rideau. « Nous n’avions pas énormément d’options, indiquait Thierry Bricaud. L’idée pour nous était d’attendre le final. On avait nos deux sprinteurs au cas où, s’ils passaient les bosses, puis Lewis qui pouvait bouger s’il y avait du mouvement ». Mais quand l’écart a été ramené à une minute à environ soixante kilomètres de la ligne, c’est un autre Anglais qui est sorti de sa réserve ; le « revenant » Jake Stewart. Le jeune homme de 22 ans a ainsi intégré un groupe de huit hommes qui a récupéré l’échappée matinale et qui a pris jusqu’à trente secondes d’avance sur le paquet. Toutefois, l’aventure s’est achevée une vingtaine de kilomètres plus loin, avant les principales difficultés du final.

« La course a été un peu trop dure pour nos sprinteurs », Thierry Bricaud

Dans l’avant-dernière ascension de la Butte des Fondits (1,7 km à 6%), Lewis Askey s’est montré attentif en tête d’un peloton dès lors émietté. À l’entame du second et dernier tour local, le Britannique était accompagné de son compatriote mais aussi de Bram Welten et Matthieu Ladagnous dans le premier peloton, en chasse derrière un homme seul. Ce dernier a été avalé dans la côte de l’Angleterre, à plus de vingt kilomètres de l’arrivée, et cinq hommes ont alors réussi à se détacher. Pour de bon. « On a commencé à rouler un tout petit peu dans le peloton pour que l’écart ne gonfle pas trop, précisait Thierry. Mais on a ensuite levé le pied car il restait une vraie difficulté et on n’avait pas les armes pour lutter. On ne voulait pas se faire contrer, l’idée était de se faire oublier en espérant que d’autres équipes prennent leurs responsabilités, mais personne n’avait vraiment les moyens de réagir, ce qui permet aux cinq d’aller au bout ». En tête, Anthony Delaplace a saisi le bon moment à la flamme rouge pour larguer ses compagnons de fuite et s’imposer. Matthieu Ladagnous a été le premier coureur de l’équipe à franchir la ligne, en 19e position. « La course a été un peu trop dure pour nos sprinteurs, confiait Thierry. On savait que ça pouvait être un poil difficile, et ça l’a été, même si Bram n’a sauté que dans la dernière bosse. Le groupe n’était pas non plus très homogène puisque Jake mettait son premier dossard et Lars n’avait pas couru depuis deux mois. Sur une course exigeante comme aujourd’hui, avec 220 kilomètres de course, il était difficile d’espérer un miracle ».

« C’était un sacré morceau pour une reprise », Jake Stewart

Pour autant, le deuxième de l’Omloop Het Nieuwsblad 2021 a été acteur, et terminé à une décente 32e place ce mardi. « Jake a fait une très belle rentrée, c’est le point positif, et Lars a fait une rentrée correcte, même s’il était encore court, ajoutait Thierry. Le résultat du jour n’est pas terrible mais on sait que les beaux jours arriveront plus tard avec ces coureurs. Il leur fallait bien reprendre quelque part. Et désormais, peu importe où on reprend, c’est difficile ». Le principal intéressé ne disait pas autre chose, mais se satisfaisait amplement de son premier jour de course de la saison. « Les sensations étaient meilleures que ce à quoi je m’attendais, confiait Jake. J’ai essayé de me glisser dans les attaques, je n’étais pas mal dans les montées, mais 210 kilomètres, c’était quand même un sacré morceau pour une reprise. Surtout quand on reprend en avril. Il m’a juste manqué un peu d’énergie sur la fin. Il y avait une montée et dix kilomètres de trop pour moi. J’étais motivé à l’idée d’enfin recourir, j’avais un peu d’appréhension, mais j’étais content de voir que j’avais de bonnes jambes pour la première course de la saison. C’est de bon augure pour les prochaines échéances. J’ai évidemment encore une belle marge de progression, mais je vais maintenant effectuer un stage personnel de dix jours en Espagne. J’espère bien progresser ces prochaines semaines et retrouver la compétition sur les Quatre Jours de Dunkerque avec un bon niveau ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr