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Giro d’Italia – Jour de repos : Extraits de la Conférence de Presse

Ce mardi, le peloton du Tour d’Italie a observé son premier jour de repos. L’équipe Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux, rassemblée dans la commune d’Assise, vient de disputer ses 10 premières étapes sur la Corsa Rosa. À plus d’un titre, ce fut un début de Giro historique pour la formation belge.

Dès le troisième jour, Taco van der Hoorn a décroché un succès d’étape, devançant les sprinters à Canale après 190 kilomètres d’échappée. Ce succès est non seulement le premier de la saison pour l’équipe, mais aussi le premier de l’histoire de l’équipe sur un Grand Tour. Le lendemain, Quinten Hermans et Rein Taaramäe réalisaient un numéro, eux aussi en échappée, offrant un instant l’espoir du maillot rose. Andrea Pasqualon a ensuite tenu tête aux coureurs les plus rapides du Giro, décrochant une 7ème place à Cattolica et une 5ème place à Termoli. À l’issue des premières explications en haute montagne, l’Estonien Taaramäe occupe la 17ème place du classement général, à 2 minutes 16 du maillot rose Egan Bernal. 

À l’occasion d’une conférence presse, le directeur sportif Valerio Piva et les coureurs Hermans, Taaramäe et Van der Hoorn, sont revenus sur ces débuts et ont évoqué leurs objectifs pour les jours à venir.

Valerio Piva (directeur sportif) :
« Nous étions venus sur le Tour d’Italie avec l’ambition de remporter une victoire d’étape. Dès le troisième jour, nous y sommes parvenus avec Taco van der Hoorn, qui s’était échappé dès le premier kilomètre. C’était un moment incroyable. Pour l’équipe, c’est un rêve qui s’est réalisé. Après ce succès, nous avons participé à plusieurs échappées et continué à provoquer des mouvements de course. Nous n’avons jamais cessé d’être offensifs. La motivation et la confiance sont omniprésentes chez les coureurs. »

« Notre Giro n’est pas terminé et ce succès ne nous a pas rassasié. Le désir de réessayer nous anime toujours. Pour réitérer l’exploit, je suis convaincu que notre stratégie d’anticiper est toujours d’actualité. La lutte pour le classement général est loin d’être actée et il est toujours possible d’échapper au contrôle du peloton. Surtout losque l’on jette un oeil au profil des étapes qui arrivent. Aussi, cette stratégie correspond aux caractéristiques de nos coureurs. »

Taco van der Hoorn :
« J’étais déjà très heureux de recevoir l’opportunité de disputer un Grand Tour. Remporter une victoire d’étape si tôt dans la course nous ôte la pression des épaules. Je suis heureux pour moi personnellement bien sûr mais aussi pour mon équipe. À présent, nous pouvons rouler avec l’esprit plus “tranquille” et aborder le reste du Giro plus sereinement. »

Quinten Hermans :
« J’avais fait de l’étape de demain un objectif. Les routes blanches vers Montalcino me plaisent. Mais à mon avis, nous serons confrontés à une bagarre entre les hommes du classement général. Egan Bernal connait ces routes pour avoir disputé Strade Bianche plus tôt cette saison, et il a l’équipe pour faire plier la course. Ce ne sera donc pas chose facile de se disputer la victoire d’étape pour une échappée. »

Rein Taaramäe :
« Mon objectif en venant sur le Giro, c’était de venir pour me battre. J’ai participé à l’échappée de la quatrième étape, où j’ai fait neuvième, et depuis j’occupe une position intéressante au général. J’étais encouragé par ma 23ème place à Ascoli Piceno. Mais l’étape de vérité jusqu’ici, c’était à Rocca di Cambio. Je termine 17ème d’une grosse étape de montagne et devant des coureurs comme Nibali. Depuis, j’ai de plus en plus la conviction de pouvoir décrocher un bon classement général à Milan. »

— mseWGG to intermarche-wantygobert.eu

Giro d’Italia : Extraits de la Conférence de Presse

En marge du premier Tour d’Italie de l’équipe Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux, le Manager Général Jean-François Bourlart, le directeur sportif Valerio Piva ainsi que plusieurs coureurs ont fait part de leurs intentions en conférence de presse, ce jeudi 6 mai, à deux jours du grand départ. 

Jean-François Bourlart (Manager Général) :
«Pouvoir écrire notre histoire au Tour d’Italie représente une fierté pour notre structure. C’est pourquoi nous souhaitons immédiatement marquer notre première participation avec une victoire d’étape. Nous nous sommes préparés à relever le grand défi d’aligner une équipe compétitive sur chacun des trois Grand Tours. Sur ce Giro, nous avons des coureurs aux profils multiples qui pourront répondre à nos ambitions sur plusieurs fronts. Guidés par Valerio Piva, notre directeur sportif qui a tout connu dans le cyclisme, nos coureurs affronteront les difficultés de ce Grand Tour avec un soutien de poids. L’essentiel, c’est qu’ils arrivent avec le bon état esprit et la forme.»

«Nos trois Italiens, par exemple, disputeront leur Tour national et seront galvanisés par l’enjeu. Le rêve d’Andrea Pasqualon est de gagner une étape, et il sait qu’il est idéalement entouré pour que celui-ci se concrétise. Échappé dans l’étape la plus dure en Romandie, Simone Petilli a résisté avec les plus forts et sera une arme dans les mouvements de course. Riccardo Minali est le sprinteur du groupe, et il aura deux hommes pour l’épauler dans sa mission. Face aux meilleurs sprinteurs du monde, nous espérons le voir sur le podium, et pourquoi pas décrocher un succès d’étape.»

Valerio Piva (directeur sportif) :
«La valeur d’un coureur, et a fortiori d’une équipe, ne se mesure pas simplement au nombre de victoires, mais aussi et surtout au comportement en course. Cette équipe est en constante progression et ce, depuis de nombreuses années. Je vois en chacun de nos coureurs présents sur ce Tour d’Italie la discipline, la motivation et la personnalité requises pour faire de belles choses. Nous avons des coureurs de caractère, qui ne rechignent pas à se joindre à des échappées et prendre des risques, anticiper. »

«Mes attentes par rapport à Quinten Hermans, c’est d’abord qu’il puisse terminer la course. À 25 ans, il est encore jeune et découvre un Grand Tour. Ce qui est certain, c’est qu’il est en bonne forme, en témoignent ses performances dans les Ardennaises. Nous avons identifié des étapes qui lui conviennent et où nous sommes convaincus qu’il pourra jouer la victoire. Ce Giro sera une étape importante pour son développement et le reste de sa carrière. »

Quinten Hermans :
«Courir trois semaines est inédit pour moi, c’est pourquoi j’ai beaucoup travaillé la résistance à l’entraînement. Je compte aborder la course au jour le jour, en écoutant mon corps. Car pour prétendre à un bon résultat, il faut avoir les jambes et pas seulement l’envie. L’étape de Montalcino me plait, mais ce sera une étape dangereuse pour les hommes du général et son issue dépendra de leur volonté de contrôler, ou non, les mouvements de course auxquels je pourrais participer. »

Jan Hirt :
«Je compte beaucoup sur ma forme en troisième semaine. C’est la période souvent décisive du Giro, la plus difficile, car les étapes en haute montagne s’enchaînent et les organismes sont fatigués. Par le passé, c’est ce qui m’a permis de finir douzième en 2017, ou jouer la victoire d’étape en 2019. Une échappée peut aussi m’aider à faire un saut au classement général. Je n’exclue aucun moyen pour arriver à réitérer ma performance de référence de 2017.»

Wesley Kreder :
« Je ferai partie du train de sprint de Riccardo (Minali), avec qui j’ai une excellente alchimie en course. Je sais toujours comment approcher les sprints massifs, et grâce à notre communication, nous parvenons à rester calmes. J’ai une totale confiance en Riccardo pour faire parler sa vitesse, et il a aussi confiance en moi pour le positionner idéalement à l’approche de l’emballage final. Mes coéquipiers savent que mon rôle ne se limitera pas aux derniers hectomètres d’une étape. Je pourrai les épauler sur les étapes plus difficiles, voire même saisir ma propre chance dans une échappée si besoin est.»

Andrea Pasqualon :
« Notre objectif premier sera de remporter une étape, et dans un second temps, jouer un maillot distinctif peut devenir une ambition. Nous avons une équipe solide, une importante équipe aussi dans le peloton car elle fait la course, constamment à l’offensive. Je sais que pour remporter une étape qui me convient, je serai certainement confronté à Peter Sagan. En un contre un, il est difficile à battre mais nous aurons des options pour anticiper aussi. »

Taco van der Hoorn :
« C’est un moment spécial dans ma carrière de disputer mon premier Grand Tour. J’aiderai nos sprinters pour qu’ils puissent délivrer le meilleur résultat possible, et je saurai aussi prendre le vent afin que nos grimpeurs abordent les endroits piégeux de la meilleure des manières. J’ai aussi l’intention de me glisser dans les échappées. Je sors d’un camp d’entraînement à Sierra Nevada où j’ai pu côtoyer une partie de notre sélection du Giro, où on a tissé de vrais liens. Un succès d’étape serait bien pour moi individuellement, mais surtout pour l’équipe. Car ce qui m’importe avant tout, c’est le bien de mon équipe »

— mseWGG to intermarche-wantygobert.eu