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Photos Tour des Flandres – Cycling Team Bingoal Pauwels Sauces WB

Photos Tour des Flandres – Cycling Team Bingoal Pauwels Sauces WB

— eric to www.wbca.be

Profiter à fond des Ardennaises

Rémy Mertz arrive en pleine forme à la veille des deux classiques Ardennaises. 17e du récent Tour du Jura, notre coureur veut profiter à fond de son excellente condition pour passer un nouveau cap sur les parcours ardennais qu’il connaît parfaitement. Il enchaînera avec le Tour de Grèce.

Rémy Mertz. « Je suis dans un excellent état d’esprit et de forme après ma 17e place au Tour du Jura, qui m’a mis en confiance. Je pense que je suis actuellement dans ma meilleure condition depuis le début de ma carrière professionnelle, ce qui tombe bien à la veille des Ardennaises. La Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège sont deux courses très particulières et très dures, comme chacun le sait. De plus, le niveau des courses de cette saison n’a jamais été aussi élevé. Si j’ai progressé en 2022, les autres aussi. Le but de ces prochains jours sera en tout cas de donner mon maximum et de survivre le plus longtemps possible pour signer un bon résultat. Prendre l’échappée de la Flèche serait, par exemple, une très bonne chose pour moi et pour l’équipe. A Liège, il faudra aller le plus loin possible avec les meilleurs. »

Mur et Redoute. « Les endroits-clés sont le premier passage du Mur de Huy à la Flèche wallonne; si on n’est pas avec le bon groupe, ça devient très compliqué pour la suite. A Liège, il faut bien passer La Redoute, qui est le moment important, le plus dur de la journée. Le placement est essentiel dans les courses flandriennes où il n’y a pas vraiment de temps morts, mais il est aussi important, dans un moindre mesure certes, dans les Ardennaises. Quand l’échappée est partie, en début de course, il y a souvent un moment de battement. Mais, tant à la Flèche qu’à Liège, si on n’a pas les jambes à 100 %, on ne passe pas. »

Grèce. « Je vais découvrir le Tour de Grèce (27/04-1/05) avec le groupe, ce sera une nouveauté pour tout le monde. Cette course ne sera pas facile mais elle sera plus abordable pour notre équipe. Les opportunités seront don nombreuses. »

Sélection pour la Flèche wallonne

— eric to www.wbca.be

Tour des Alpes (stage 1): Victory for Geoffrey Bouchard

Geoffrey Bouchard : « Happy to win finally »

« It’s a great victory. This is a race where the riders who will compete for the general classification at the Giro d’Italia are completing their preparation. Last year, at the Giro, I came very close to taking a stage. I’m happy finally to win as a pro. I have already won King of the Mountains jerseys in two Grand Tours, but that does not have the flavor of a victory. When I knew that the peloton was gaining on me, I got out of the saddle and I said to myself: “you can’t sit down anymore.” Whatever the lead, we had to win. I compete in a lot of WorldTour races where the level is very high. It is therefore necessary to know how to seize the slightest opportunity. »Geoffrey

 

The number

4

Geoffrey Bouchard’s victory, the first of his professional career, is the fourth success of the season for the AG2R CITROËN TEAM. Ben O’Connor won the third stage at the Volta ciclista y Catalunya and the Tour du Jura, and Marc Sarreau won Cholet-Pays de Loire. It is the 496th victory for the team since its founding in 1992.
 

The news

Race leader and best climber

Geoffrey Bouchard wears both the general classification leader’s jersey and the King of the Mountain’s jersey. Since turning professional in 2019, he has won the King of the Mountain’s jersey at the Vuelta a Espana in 2019 and at the Giro d’Italia in 2021.

— Kévin Bottin to ag2rcitroenteam.com

Un podium de prestige pour Stefan Küng sur la Reine des Classiques

Le groupe des Classiques a, en ce dimanche de Pâques, parachevé sa campagne de la plus belle des manières. Sur l’Enfer du Nord, c’est son leader naturel Stefan Küng qui a d’ailleurs mis un point d’honneur à ponctuer son printemps en beauté. Malgré un scénario longtemps peu avantageux, le rouleur suisse a pu compter sur le soutien de ses coéquipiers avant de s’affirmer parmi les plus forts concurrents de cette édition « sèche » de Paris-Roubaix. Dans le final, seul Dylan van Baarle a pu résister en solitaire, et Stefan Küng s’est alors assuré une splendide troisième place sur le vélodrome de Roubaix, soit son meilleur résultat sur un Monument. Il établit également le meilleur résultat de l’Équipe cycliste Groupama-FDJ sur l’épreuve depuis 1997, et permet de porter à neuf le nombre de Classiques WorldTour consécutives achevées dans le top-10 cette saison.

« On a fait une grosse erreur, il fallait donc assumer », Olivier Le Gac

Les éditions de Paris-Roubaix se suivent, mais ne se ressemblent pas nécessairement. À la pluie et la boue abondante de l’an passé se substituaient en effet un grand soleil et une température quasi-estivale ce dimanche matin à Compiègne. Avec un vent plutôt favorable toute la journée, les conditions étaient donc réunies pour assister à un grand spectacle. Pourtant, la journée a plutôt mal débuté en ce qui concerne l’Équipe cycliste Groupama-FDJ. Clément Davy tapait ainsi violemment le bitume après quelques kilomètres, et à la suite d’une grosse bagarre pour l’échappée, des bordures piégeaient la majeure partie du groupe après une cinquantaine de kilomètres. Seul Lewis Askey apparaissait dans le premier peloton, Stefan Küng était lui pris au piège. « Presque tous les favoris étaient derrière à ce moment-là, et je revenais personnellement d’une petite pause naturelle, expliquait le Suisse. J’ai voulu remonter le peloton, mais quand j’ai soudain regardé devant, je me suis aperçu qu’une soixantaine de mecs étaient déjà partis. Ensuite, tout le monde s’est regardé pour savoir qui allait rouler. Quand on a finalement réussi à s’organiser, il y avait déjà une minute d’écart. Dans une course difficile et longue comme Paris-Roubaix, on sait toutefois qu’il est toujours possible de renverser la situation ». Les hommes de Frédéric Guesdon se sont alors mis en ordre de marche pour défendre les intérêts du troisième de l’E3 Saxo Bank Classic. « On a fait une grosse erreur, il fallait donc assumer, ajoutait Olivier Le Gac. On était là pour faire un résultat donc il fallait rouler derrière. L’objectif était de maintenir l’écart, de sorte que ça n’augmente pas trop, en espérant que Stefan puisse faire le jump à un moment donné Tout le monde a donné le maximum, comme sur le reste des Classiques, et on peut être content de ce qu’on a fait ».

À la suite des premiers secteurs pavés, abordés aux environs du centième kilomètre, l’écart s’est progressivement réduit, mais il a encore fallu une bonne heure d’efforts intenses pour finalement raccrocher le bon wagon. « On a été à contre-temps sur toute la première partie de course, et Lewis a aussi perdu sa place à l’avant après une chute, disait Frédéric. Il y a eu un léger moment de panique, mais on sait aussi qu’il peut se passer beaucoup de choses sur Paris-Roubaix. Évidemment, la situation n’était pas idéale, mais on s’est mis en position de rectifier le tir. Il a en revanche fallu sacrifier nos coureurs pour maintenir Stefan dans le jeu. Il ne fallait pas forcément revenir le plus vite possible, mais au meilleur moment possible. Le but était de ramener Stefan et Valentin dans les billes à l’approche de la Trouée d’Arenberg. C’est ce qu’il s’est produit ». Les deux principaux pelotons se sont exactement retrouvés à 103 kilomètres du but, avant le secteur 20 d’Haveluy à Wallers. À cet instant, ils n’étaient plus que cinq à ouvrir la route, dont le vainqueur de Milan-Sanremo Matej Mohoric. Quelques minutes plus tard, dans la terrifiante Trouée d’Arenberg, le peloton s’est comme attendu disloqué et Stefan Küng a été le seul à pouvoir tenir la roue de Filippo Ganna. Un temps de répit a néanmoins été observé dans la foulée, permettant au peloton de se reconstituer. À 85 kilomètres du but, le leader de la Groupama-FDJ pouvait encore compter sur le soutien d’Olivier Le Gac, Lewis Askey et Valentin Madouas. En tête, l’échappée s’est bientôt réduite aux seuls Mohoric et Tom Devriendt alors que le peloton s’est nettement remis en marche après avoir accusé jusqu’à deux minutes de retard. Le plus gros de la sélection s’est finalement opéré sur la section d’Orchies, à une cinquantaine de kilomètres de la ligne.

« J’ai enfin pu montrer ce dont j’étais capable », Stefan Küng

Une douzaine d’hommes se sont isolés, dont Stefan Küng, qui a par la suite été l’unique coureur à emboîter le pas de Wout Van Aert et Mathieu van der Poel dans le passage de Mons-en-Pévèle. Le groupe des favoris s’est reconstitué un instant, mais les attaques ont fusé dans une partie bitumée précédant le secteur n°7. « On a essayé de faire la différence à Mons-en-Pévèle mais ça s’est ensuite un peu joué tactiquement et trois gars en ont profité pour s’en aller, racontait Stefan. Tout le monde était à la limite. Il y a eu beaucoup d’attaques à ce moment-là, j’y suis moi-même allé plusieurs fois, mais il est impossible de sauter sur tout le monde ». Yves Lampaert, Matej Mohoric et Dylan van Baarle ont ainsi pris un coup d’avance, rejoint Devriendt en tête, et réussi à prendre une demi-minute sur leurs concurrents. « Je savais qu’il fallait qu’on accélère quelque part, et j’ai vu que Wout était très fort, reprenait Stefan. On a réussi à s’échapper ensemble, puis j’ai dû boucher un écart sur lui dans le Carrefour de l’Arbre après que ma roue s’est dérobée. Physiquement je me sentais vraiment bien, et on a pu rattraper les intercalés pour tout de même jouer le podium ». Après s’être détaché de ses rivaux à vingt bornes du but, Dylan van Baarle est lui bientôt apparu inatteignable alors que Stefan Küng et Wout Van Aert ramenaient Tom Devriendt et Matej Mohoric dans le rang avant les cinq derniers kilomètres. Le rouleur suisse a tenté de se défaire de ses concurrents avant le vélodrome de Roubaix, mais c’est bel et bien dans cette enceinte mythique que se sont jouées les places sur le podium.

« On était tous au bout du rouleau, confiait encore Stefan. J’ai regardé leurs visages et je pouvais dire qu’ils étaient aussi fatigués que moi. Je me suis alors dit que j’allais tenter de loin dans le vélodrome. J’ai quand même pas mal pratiqué la piste lors de mes premières années professionnelles et dans ma jeunesse. Je suis donc arrivé de l’arrière avec de l’élan, et c’était aussi une bataille mentale. Je n’ai pas réussi à faire craquer Van Aert mais ça a suffi pour finir sur le podium ». Au terme d’un long mais ultime effort, Stefan Küng est alors parvenu à s’emparer d’une magnifique troisième place sur la Reine des Classiques, qui suffisait amplement à son bonheur dimanche. « C’était le maximum qu’il m’était possible de faire aujourd’hui, assurait-il. Dylan mérite cette victoire, il a fait une sacrée course. Il n’y avait évidemment pas grand-chose à faire face à Wout dans le sprint, alors je suis content d’accrocher le podium. Je suis quand même fier de ma course aujourd’hui, et je veux dire un grand merci à mon équipe qui m’a permis de renverser la situation. Les gars ont fait un super boulot, alors un grand bravo à eux et à toute l’équipe. Personnellement, j’ai fait une très bonne campagne de Classiques, mais monter sur le podium ici sur Paris-Roubaix, c’est quand même quelque chose de spécial. C’est un grand accomplissement. C’est une course mythique et l’une de mes favorites. J’ai aussi eu mon lot de coups durs par le passé, mais j’ai continué de dire que c’était ma course préférée, et j’ai enfin pu montrer ce dont j’étais capable. Je vais mettre ce petit pavé dans mon salon, mais quand j’y jetterai un œil, je me rappellerai qu’il y a encore son grand frère à aller chercher ».

« On avait revu les ambitions à la hausse », Frédéric Guesdon

Grâce à la performance de son double champion d’Europe du contre-la-montre sur l’édition la plus rapide de l’histoire, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ a ainsi accroché son meilleur résultat sur l’épreuve depuis un certain Frédéric Guesdon, vainqueur en 1997. Par ailleurs, l’équipe cumule désormais au moins un podium sur chaque Monument depuis 2016. « On avait débuté cette campagne « flandrienne » en disant qu’on voulait au moins un podium, mais quand on a vu la manière avec laquelle on l’a débutée, on a revu les ambitions à la hausse, concluait le directeur sportif breton. Une fois qu’on en a obtenu un, on en voulait un deuxième, et une fois qu’on en a eu deux, on en voulait un troisième. On pouvait légitimement espérer un tel résultat car le groupe marchait fort et les courses correspondaient à nos leaders, et à Stefan en particulier. Ce n’est finalement pas une surprise d’être sur le podium aujourd’hui au vu de ce qu’on a produit depuis trois semaines. En réalité, on aurait été déçus de ne pas faire un résultat aujourd’hui. Finir notre campagne sur un podium à Roubaix, c’est beau ! J’espère maintenant que ça va continuer comme ça, et j’ai bon espoir que ce soit le cas. On a un excellent leader, de très bons jeunes, on est donc en droit de rêver pour les années futures ». « Il manque certes une grande victoire dans notre belle campagne, mais si ça continue comme ça, je suis sûr qu’on y arrivera bientôt », ponctuait Stefan au moment de se projeter sur une période de repos ô combien méritée.  

— Rodolphe Boulinguez to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Photos Triptyque des Monts et Châteaux

Photos Triptyque des Monts et Châteaux – Cycling Team Bingoal Pauwels Sauces WB

— eric to www.wbca.be

Stefan Küng reste maître des étoiles

C’est reparti pour un an ! Jusqu’à l’été prochain, Stefan Küng continuera d’arborer son maillot étoilé, signe de champion d’Europe, dans la discipline du contre-la-montre. Face à une adversité redoutable ce jeudi, le Suisse s’est magistralement imposé au terme des 22,4 kilomètres tracés autour de Trento, en Italie. Devançant notamment le champion du monde Filippo Ganna et Remco Evenepoel, Stefan Küng est désormais lancé vers un objectif plus grand encore…

« Une vraie performance de référence », Julien Pinot

Ils étaient trente-neuf, ce jeudi, au départ de l’édition 2021 du championnat d’Europe du contre-la-montre. Parmi eux, seuls quelques-uns pouvaient néanmoins prétendre au sacre sur le parcours de Trente. « C’était un chrono hyper roulant, présentait brièvement Julien Pinot, l’entraîneur du vainqueur sortant Stefan Küng. C’étaient vingt-deux kilomètres vraiment plats ». Avant que le Suisse ne s’élance pour défendre sa couronne, à 16h38, un autre sociétaire de la Groupama-FDJ l’a précédé sur la rampe de lancement en la personne de Bruno Armirail. Parti à 16h11, le vice-champion de France de la spécialité en a terminé vingt-six minutes et quatre secondes plus tard, à une vitesse moyenne de 51,5 km/h. À cet instant, Stefan Bissegger détenait alors la meilleure marque en 24’52. La bataille pour l’or s’est néanmoins concentrée sur les tous derniers partants. Filippo Ganna a ainsi établi la meilleure marque provisoire à l’intermédiaire, une seconde devant Remco Evenepoel alors que Stefan Küng passait avec un léger débours de trois secondes. « Il savait très bien ce qu’il fallait faire, poursuivait Julien. À partir du moment où il n’y avait presque pas de vent et que le circuit était très plat, il y avait simplement une zone cible à maintenir. Il y avait quelques parties en ville mais ce n’était pas hyper technique. Les ronds-points se passaient bien. C’était un vrai chrono, qui faisait uniquement parler la puissance et l’aérodynamisme. Au niveau du matériel. Tout était prêt à 300% et lui a parfaitement géré son effort. Il avait vraiment d’excellentes jambes. Il était à trois secondes au pointage mais n’a pas coincé du tout sur le retour, là où les autres ont coincé un petit peu ».

« C’était un parcours très rapide, et même s’il y avait un léger vent de dos dans la deuxième partie, je crois qu’il était très important de garder de la puissance pour les virages et les petits ponts du final, de sorte à toujours maintenir la vitesse, confiait Stefan. J’avais un plan et je l’ai parfaitement exécuté. Je savais que ça allait se jouer à très peu et qu’il fallait être réactif dans toutes les relances, faire attention à tous les détails. Quand je suis passé à trois secondes du meilleur temps à l’intermédiaire, je me suis dit que j’étais bien parti, car je savais que je pouvais finir plus fort encore. Aussi, étant donné que j’ai perdu de la médaille pour un rien à Tokyo, je me suis dit que ça pouvait se jouer à peu de choses et qu’il fallait absolument tout donner pour ne pas que ça se reproduise. J’ai juste pensé à pousser, pousser et encore pousser ». À l’arrivée, la marge n’était pourtant pas si restreinte. En qualité de dernier concurrent, le rouleur helvète a parfaitement négocié les derniers virages avant de débouler dans la dernière ligne droite et d’effacer la marque de Ganna, de sept secondes, pour une vitesse moyenne flirtant avec les 55 km/h ! « Il a mis dix secondes à Ganna après l’intermédiaire, il a fait un très très gros retour », témoignait Julien. C’est donc avec la manière et face à une opposition encore plus relevée qu’en 2020 que Stefan Küng s’est adjugé son second titre européen consécutif. « C’est extraordinaire de réussir à défendre ce maillot car il y avait quasiment tous les spécialistes présents ici, ajoutait Stefan. Je suis passé proche plusieurs fois, et j’ai toujours dit qu’il fallait juste tous les battre dans la même journée. Ça a été le cas aujourd’hui et ça fait super plaisir de conserver ce maillot ». « Battre Ganna, chez lui, sur un chrono tout plat et pas trop long, c’est une vraie performance de référence », complétait Julien.

« Mon grand objectif est d’endosser un autre maillot », Stefan Küng

Ce succès majeur intervient également après plusieurs places d’honneur notables mais frustrantes au cours des derniers mois, en particulier sur le Tour de France (2e et 4e) et les Jeux Olympiques de Rio (4e). « Stefan est un perfectionniste, il cherche à la fois la perfection dans l’effort et dans le résultat, rappelait Julien Pinot. Il n’y a que la victoire qui l’intéresse. Or, le niveau est hyper élevé et homogène entre quelques coureurs. Il n’y a pas une hiérarchie unique. C’est la raison pour laquelle on prend chaque chrono comme un événement à part entière. Aujourd’hui, ça lui a souri et c’est bien mérité compte tenu de tout l’investissement qu’il met dans sa préparation de chaque rendez-vous. Pour lui, chaque chrono est une échéance, il essaie de tout faire à 300%. C’est important d’avoir une satisfaction comme celle-ci pour récompenser tout son travail, celui de l’équipe, des mécanos, de Jürgen, du pôle performance ». « Quand tout le travail qu’on effectue avec l’équipe paie, ça fait vraiment plaisir, car c’est pour ça qu’on le fait, confirmait Stefan. C’est magnifique d’être récompensé par une telle victoire et ça donne la motivation de tout donner jusqu’aux Mondiaux ». Car à peine la ligne d’arrivée franchie, le Suisse avait déjà la tête tournée à son prochain rendez-vous. « Je suis vraiment fier de conserver ce maillot, mais mon grand objectif est d’en endosser un autre le 19 septembre à Bruges, disait-il. C’est l’objectif que j’ai en tête depuis Tokyo ». « Ça arrive très vite, concluait Julien. Sa forme va crescendo. Cela va lui donner de la confiance pour bien passer ces dix jours sans se relâcher ou se reposer sur ses lauriers, car ça reste une épreuve à part. Ce sera plus long (43 kilomètres) mais de nouveau tout plat. Il faudra basculer sur un effort plus prolongé, ce qui ne le désavantage pas forcément par rapport aux autres, mais on va continuer de bien rester concentré. »

— Rodolphe Boulinguez to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Top 3 dès ma rentrée

Notre néopro Tom Paquot, victime d’une lourde chute au Tour du Limousin, a terminé à une belle 3e place au Tour du Doubs. De quoi lui redonner de la confiance pour ces prochaines semaines! Tom Paquot. « La course dans le Doubs n’a pas été facile. Onze coureurs ont pris plus de dix minutes d’avance, […]

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— eric to www.wbca.be

Cap sur des journées plus opportunes

Les grands favoris du Tour d’Espagne ont de nouveau eu le dernier mot, ce jeudi, lors de la dernière grande étape de montagne de cette édition 2021. Au sommet de l’inédit Altu d’El Gamoniteiru, Miguel Angel Lopez a ainsi ravi la victoire du jour devant le maillot rouge Primoz Roglic. Plus tôt, Olivier Le Gac était encore parvenu à intégrer l’échappée du jour, qui n’aura toutefois pas fait le poids face aux prétendants du général. Les deux prochaines étapes pourraient offrir davantage d’opportunités.

« C’était histoire de se faire plaisir », Olivier Le Gac

Étrangement, il n’aura pas fallu patienter bien longtemps pour voir une échappée se développer ce jeudi, à l’occasion de la dernière grande journée de montagne de la Vuelta. Si le bon coup est parti de bonne heure, c’est aussi qu’il comprenait l’essentiel des équipes intéressées. Pas moins de trente-deux coureurs se sont en effet glissés à l’avant après une poignée de minutes, et Olivier Le Gac y représentait les intérêts de l’Équipe cycliste Groupama-FDJ au lendemain de son escapade vers les Lacs de Covadonga. « Je suis reparti motivé aujourd’hui, et quand j’ai vu le gros groupe sortir, j’ai fait l’effort pour boucher le trou », expliquait le Breton. « C’était de nouveau une étape compliquée avec 4500 mètres de dénivelé, reprenait Franck Pineau. Elle n’était donc pas spécialement faite pour nous, surtout depuis qu’on a perdu Rudy sur chute. Malgré tout, les garçons qui sont encore là sont extrêmement courageux. Olivier, notamment, était déjà échappé hier et s’est fait violence pour être devant encore aujourd’hui malgré le mal de jambes. C’est tout à son honneur, je lui tire mon chapeau ». En tête de course, l’ancien champion du monde Juniors a retrouvé pléiade de grimpeurs confirmés alors que la formation Bahrain-Victorious, aux manettes dans le peloton, ne permettait pas l’écart de s’envoler.

Alors, au pied du Puerto de San Llaurienzu (9,9km, 8,6%) après quarante kilomètres de course, le rythme demeurait intense à tous les niveaux de la course. Si bien qu’Olivier Le Gac abandonnait momentanément sa place dans l’échappée. « Ils ont monté plein pot au pied et je savais que je ne pouvais pas aller très loin comme ça, expliquait-il. J’ai donc géré le pied, et j’ai bien fait, car ça s’est finalement calmé et quelques coureurs qui ont fait l’effort pour rester au contact n’ont eux jamais pu rentrer ». « Il avait encore les toxines d’hier dans les jambes, disait Franck. Il a essayé de gérer ces montées comme il a pu sachant que, de toute manière, la victoire était difficile à aller chercher dans ces circonstances de course. Il a géré, mais le groupe des favoris a finalement revu tout le monde ». Définitivement décroché de l’échappée dans l’Altu de la Corbertoria, le coureur de 28 ans a finalement été englouti par le « peloton » à environ cinquante kilomètres de la ligne. « Compte tenu que c’était une arrivée au sommet aujourd’hui, c’était juste histoire de se faire plaisir devant et de passer la journée dans l’échappée, ajoutait l’intéressé. Il y avait des clients avec moi, mais l’échappée n’est même pas allée au bout. C’est quand même une bonne journée et c’est toujours agréable d’être devant ».

« Zéro souci avec les délais », Franck Pineau

Dernier rescapé de l’échappée, la future recrue de la Groupama-FDJ Michael Storer a été revu dans l’ascension finale, sans répit, de l’Altu d’El Gamoniteiru (14,5 km à 10%). « J’étais large pour les délais, donc j’ai tout fait pour garder le plus d’énergie possible pour cette dernière montée, ajoutait Olivier. Mais il fallait quand même grimper là-haut, et c’était horrible ! » Le Breton a finalement passé la ligne trente-cinq minutes après le vainqueur Miguel Angel Lopez alors que Kevin Geniets a été le premier coureur de l’équipe à atteindre le sommet, un quart d’heure après le Colombien. « On a zéro souci avec les délais, même avec nos moins bons grimpeurs, complétait encore Franck. Arnaud choisit presque le gruppetto dans lequel il veut finir. Ramon gère aussi très bien son affaire. On n’a eu aucun problème à ce niveau. Maintenant, pour gagner, c’est plus compliqué… » Ce vendredi, le terrain de jeu sera moins accidenté dans la dix-neuvième étape, mais le premier quart de course présentera tout de même quelques bosses censées permettre à l’échappée de s’extraire. « Ça peut nous correspondre davantage demain et après-demain, assurait Franck jeudi soir. Ce sont des étapes où l’on peut espérer faire une belle performance. Mais avant d’y penser, on va bien se reposer et bien dormir ». « Il y a quand même beaucoup de fatigue, confirmait Olivier. Il va falloir bien récupérer ».

— Rodolphe Boulinguez to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr