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Team BikeExchange Jayco men confirm roster & goals for 2022 – Team BikeExchange

Team BikeExchange, to be named Team BikeExchange Jayco in 2022, has confirmed its 28-rider men’s roster for the coming season, as the squad looks to rebuild, with a focus on widespread wins.

“We can be very satisfied with the work that has been done this year by the performance staff, who have done an exceptional job together with the sport directors and technical staff,” General Manager Brent Copeland explained. “Along with our team owner Gerry Ryan, who is deeply involved in these important team decisions, I truly believe we have done a detailed analysis of the past season and we are confident that the decisions have been made in the best interest of the team, both with regards to rider selections as well as team goals and ambitions.”
 
Rebuilding
After various structural changes to the Australian outfit during the 2020 season, 2021 was a year of adjusting and developing, with the team now optimistic in its approach to its second decade of racing, as it looks to maximise opportunities and deliver consistent victories by utilising its diverse roster.
 
“Over the last two seasons our roster has changed, so we also need to do things differently and adapt,” Head Sport Director Matt White identified.
 
We have traditionally been a team that has won races across our roster from January to October and never relied on one star to deliver the majority of our wins. We did not achieve this in 2021 and it’s an area we will again focus on in 2022.
 
The Grand Tours are of course very important objectives, especially with leaders like Simon Yates and Michael Matthews, but in this rebuilding phase, winning races anywhere and everywhere is also crucial. With these changes in mind, we will alter some of our goals for the coming season, and that also involves adapting our style of racing when required.”
 
Injection of youth and power
For 2022, the team size will increase by one (28), and with seven new riders from seven different countries joining the Australian outfit, a balance of experience and youthful motivation will be key, as the squad embarks on its 11th season in the WorldTour peloton with high ambitions.
 
“We have a mix of young talent and experienced hands coming into the team next year,” White continued. “With two young world class track riders in Kelland O’Brien and Campbell Stewart, we will be transitioning them across to the WorldTour road ranks and they were specifically brought in to work with Kaden Groves, our developing sprint star. To have a young, developing sprint train around Kaden consistently, with riders of a similar age that can learn and win together, it is an area which we see as a great opportunity for us to gain wins in 2022.
 
Alex Balmer and Jesus David Peña are obviously great young talents, Balmer will continue at the highest level in the MTB world whilst continuing to develop as a world class road rider.  Peña comes to us with little European exposure, largely due to COVID restrictions in his first two years out of the junior ranks, but we will help assimilate him into the European scene and we really believe in his raw talent.
 
Then in terms of experience, we are losing some of our older experienced guys, so replacing them with the right people was crucial. One is Lawson Craddock, who is renowned for being a reliable teammate across a variety of terrains. He has numerous years of experience at World Tour level but will also get the opportunity to challenge himself for personal objectives.
 
Matteo Sobrero, who pulled off one of the biggest time trial upsets of the year by beating World Champion Filippo Ganna to win the Italian Championships, also joins us with WorldTour pedigree as a support rider for big GC leaders. We also believe that Matteo can continue to reach new personal highs with us moving forward.
 
Then our final signing is Jan Maas, another rider who we are excited to have on board and continue his development. He has some great experience at continental level, and I am sure he will be of great value in the mountains in key races next year.”
 
Team BikeExchange Jayco for 2022:

  • Alex Balmer (SWI, 21) New rider for 2022
  • Jack Bauer (NZL, 36)
  • Sam Bewley (NZL, 34)
  • Lawson Craddock (USA, 29) New rider for 2022
  • Kevin Colleoni (ITA, 22)
  • Luke Durbridge (AUS, 30)
  • Alex Edmondson (AUS, 27)
  • Tsgabu Grmay (ETH, 30)
  • Lucas Hamilton (AUS, 25)
  • Michael Hepburn (AUS, 30)
  • Damien Howson (AUS, 29)
  • Amund Grøndahl Jansen (NOR, 27)
  • Kaden Groves (AUS, 22)
  • Chris Juul-Jensen (DEN, 32)
  • Tanel Kangert (EST, 34)
  • Alex Konychev (ITA, 23)
  • Jan Maas (NED, 25) New rider for 2022
  • Michael Matthews (AUS, 31)
  • Cameron Meyer (AUS, 33)
  • Luka Mezgec (SLO, 33)
  • Kelland O’Brien (AUS, 23) New rider for 2022
  • Jesús David Peña (COL, 21) New rider for 2022
  • Callum Scotson (AUS, 25)
  • Nick Schultz (AUS, 27)
  • Dion Smith (NZL, 28)
  • Matteo Sobrero (ITA, 24) New rider for 2022
  • Campbell Steward (NZL, 23) New rider for 2022
  • Simon Yates (GBR, 29)

2022 Team BikeExchange Jayco Men’s squad stats:

  • No. of riders: 28
  • No. of Australians: 11
  • No. of internationals: 17 (4x NZL, 3x ITA, 1x SWI, 1x COL, 1x DEN, 1x SLO, 1x EST, 1x NOR, 1x ETH, 1x USA, 1x NED, 1x GBR)
  • Youngest rider: Alex Balmer (21)
  • Oldest rider: Jack Bauer (36)
  • Average age: 27.6

— Team BikeExchange to www.greenedgecycling.com

« Beaucoup se plaignent mais n’agissent pas »

Depuis quelques mois désormais, Anthony Roux a pris l’habitude, régulièrement, de partir rouler avec un sac sur le dos. Non pas pour trimballer un pique-nique, mais pour le remplir de déchets en tous genres rencontrés au fil de sa sortie. Une initiative récente, qu’il a matérialisée sous l’appellation « mon parcours propre » et dont il a accepté de revenir en longueur dans cet entretien.  

Anthony, le mois de décembre approche. La préparation est déjà en marche ?

Complètement. La reprise s’est opérée tranquillement il y a deux semaines. Mon schéma de reprise est établi depuis quelques années maintenant. Je suis routinier dans ma préparation hivernale. Je bascule entre le VTT, la route, la course à pied et la natation. C’est ce que j’ai toujours fait, à l’exception du VTT que je n’ai introduit que l’an passé. Mentalement, c’est agréable d’alterner. Pour le moment, je suis à la recherche de sensations, comme à chaque reprise. J’ai mal aux pattes, mais c’est pour tout le monde pareil. En revanche, les feux sont au vert du point de vue de la santé donc tout va bien.

« Elle est encore là, cette bouteille?! »

La météo est encore clémente dans le sud ?

Quand je vois comment c’est ailleurs, je me dis que je m’en tire pas mal. Ce qui est sûr, c’est que ma région natale (Lorraine, ndlr) ne me manque pas l’hiver (sourires). Il pleut assez régulièrement, mais je ne vais pas me plaindre. La température oscille encore entre 13 et 20 degrés. Quand il pleut, il ne fait donc pas super froid, et quand il ne pleut pas, ce sont de très belles journées où on peut pratiquement rouler en cuissard court. C’est agréable de reprendre dans ces conditions.

Et le bord des routes, dans quel état se trouve-t-il ?

Ce n’est jamais super après l’été. Les vacanciers laissent pas mal de déchets en juillet/août. On se rend compte en septembre que pas mal de détritus se sont accumulés. Je me suis mis à faire un peu le ménage sur les routes que j’adore, mais je n’arrive pas à tout ramasser tout seul. J’ai vu des employés du conseil départemental venir nettoyer également. Après l’été, il y a du boulot.

Tu m’as vu venir… Parlons de ton initiative « mon parcours propre ». Quand est-elle née ?

Ça a commencé l’hiver dernier. J’aurais pu m’y mettre plus tôt, mais la vraie démarche, celle de mettre la main à la pâte, est arrivée très tard. J’y pensais depuis un bout de temps. Quand je regardais le bord des routes, ça me dégoûtait de rouler dans ces décors pas agréables à l’œil. Or, rouler c’est mon job, c’est ce que je fais tous les jours. Pendant longtemps, comme la plupart des gens, je me plaignais mais je n’agissais pas. Beaucoup disent que c’est horrible, inadmissible. Je le disais aussi, mais je ne m’arrêtais pour autant ramasser un papier et le mettre à la poubelle.

Quel a été le déclic ?

Pendant un moment, je ne cessais de voir la même bouteille au même endroit. C’était une bouteille de bière, en verre. Je l’ai vue une fois, deux fois, trois fois… Le cerveau s’y habitue presque. Quand je passais devant, je regardais instinctivement si elle y était encore. Et à chaque fois je me disais : « mais elle est encore là ?! » À un moment donné, je me suis dit « au lieu de te faire la réflexion, ramasse-la, et demain elle n’y sera plus ». C’est parti comme ça. Je l’ai mise dans ma poche et j’étais bien content qu’elle n’y soit plus le lendemain. Ensuite, j’ai réfléchi à l’idée de prendre un sac de temps en temps, quand les sorties ne sont pas importantes, et de me lancer le défi de rendre mon parcours le plus propre possible. Mon fils est aussi devenu adepte de cette pratique. Il était tout heureux de ramasser les déchets quand nous faisions une promenade ensemble. Voir un fils fier de son papa m’a encore plus motivé.

« Si tout le monde avait son parcours propre, tout serait propre »

Ce souci pour la nature est-il récent ?

Non, j’ai toujours baigné dedans. Par exemple, j’ai toujours fait ce genre de geste en mer. J’ai toujours adoré le fond marin, été conscient de l’impact du plastique pour les dauphins, les tortues. Ça m’intéressait déjà petit. Mon père était pompier mais aussi plongeur. Je me souviens que lorsqu’on allait nager ensemble, il avait déjà ce geste de ramasser des trucs dans l’eau et de les ramener. J’ai été initié très jeune et j’ai donc toujours eu cette démarche en mer. Je le faisais aussi sur le bord des plages. Dès que je suis descendu vivre avec ma copine ici, on nettoyait les criques l’hiver afin qu’elles soient encore plus belles pour y mettre la serviette au printemps ou à l’été. Malgré ça, je n’ai jamais eu ce réflexe sur les routes. Je pensais que c’était difficile. Sur le vélo, le visuel est rapide. On s’attarde moins que sur une plage. À vélo, on se demande où le mettre, alors que ça peut être très simple. Mais je n’y pensais pas. Ça me dérangeait, mais ce n’est pas pour autant que je faisais quelque chose, bien qu’ayant l’esprit adéquat.

Comment as-tu eu l’idée de partager ton initiative ?

Ça a été un engrenage assez naturel. Je me suis dit : « pourquoi ne pas viser un peu plus haut ? » J’avais un compte Twitter qui dormait un peu, n’étant pas franchement adepte des réseaux sociaux. J’étais à deux doigts de le fermer, mais je me suis dit qu’il valait mieux le transformer, en faire quelque chose. Je me suis aussi rapproché de la Mairie de Bormes-les-Mimosas en début d’année. Ils avaient également un projet dans les tuyaux et ça correspondait bien. Ça les intéressait aussi d’utiliser mon image. De mon côté, ça me permettait de rendre la chose transparente pour la Mairie, mais aussi d’avoir un point d’appui, notamment pour réaliser une vidéo. Cela me paraissait aussi logique dans la mesure où le parcours que je souhaitais nettoyer se situait principalement sur la commune. Malheureusement, je suis tombé début mars. Le projet a donc pris un peu de retard. Ça s’est finalement mis en place dans le courant de l’été. C’est finalement assez récent. Mais désormais, il y a une marque sur les réseaux sociaux et j’essaie d’alimenter la chose de temps en temps. Je ne suis pas extrêmement régulier, mais je ne le fais pour être connu. Le but du jeu est qu’en me voyant mettre la main la pâte, les gens s’y mettent aussi.

Peux-tu détailler le concept de ton initiative et l’objectif recherché ?

Il y a beaucoup de choses qu’il est possible de faire vis à vis de l’environnement, mais je me rends compte que beaucoup ne se font pas. Évidemment, la finalité serait de ne pas jeter. Si on ne jette pas, il n’y a pas à ramasser. Malheureusement, des gens jettent, c’est comme ça. Certaines associations se retrouvent parfois pour des journées de collecte, mais ce n’est qu’une minorité. De mon côté, je voulais simplement utiliser le biais du sport, de l’activité physique, pour apporter ma pierre à l’édifice. Le but est très simple. Il s’agit de créer son parcours, à vélo ou à pied, et de le rendre le plus propre possible. Je me dis simplement que si tout le monde avait son parcours propre, tout serait propre. J’ai créé le mien, qui est celui que je fais en sortie de récupération. Ça me dérangeait de le voir sale, et je me suis lancé le défi de le « nettoyer ». Au final, c’est comme si chacun était responsable de son parcours, du parcours qu’il a dessiné et choisi. Ça peut être une fois par semaine, une fois par mois, tout est bon à prendre. Un joggeur perdra peut-être quinze minutes sur un footing d’une heure, mais son parcours sera propre le lendemain. De même pour un couple ou une famille qui va se promener le dimanche. Ça peut même influencer positivement les enfants. Tu imagines le nombre de chemins et de routes propres si tout le monde sur terre prenait soin de son petit parcours ? Pourtant, ça part de rien. Mon parcours fait soixante bornes. Si je prends mon sac et que je ramasse les déchets, je vais perdre trente minutes, soit quasiment rien sur une journée. Au contraire, c’est un beau geste qui te sera automatiquement rendu.

« Il ne faut pas se décourager »

Justement, n’est-ce pas l’aspect pratique de l’action qui décourage les gens ?

J’avoue moi-même que je m’y suis mis tard car je pensais que c’était une contrainte. On vit tellement dans la facilité aujourd’hui que ramasser un papier devient compliqué. On se dit aussi : « Les gens n’avaient qu’à pas le jeter, ce n’est pas à moi de le ramasser ». Ou bien « quelqu’un d’autre va le faire ». Alors qu’on sait très bien que ça ne sera jamais ramassé, selon où il se trouve. C’est facile de dire : « Le mec est bête de l’avoir jeté ». Oui, mais quelque part, t’es bête aussi de ne pas le ramasser. Ce n’est pas parce que quelqu’un a fait une faute que tu ne peux pas la réparer. Évidemment, rouler deux heures avec un sac sur le dos, ce n’est pas super agréable. Certains veulent aussi être beaux sur leur vélo, ça va donc les ennuyer. Il faut s’arrêter, déclipser, ramasser, mettre dans le sac. Mais par exemple, c’était tellement sale en septembre que je faisais parfois demi-tour au bout de cinq kilomètres. Je n’ai jamais fini mon tour sans que le sac ne soit plein. Le temps de ramassage n’est finalement pas si long car il y a tellement de déchets qu’on ne s’arrête pas cinquante fois. Ce n’est pas si embêtant, au final, et je ne dis pas de le faire toutes les semaines. Mais quand tu le fais et que tu rentres chez toi, tu es content et tu te dis que tu n’as pas perdu ton temps. Moralement, ça fait du bien également.

As-tu une idée du nombre de sorties que tu as effectuées, sac sur le dos ?

Je n’ai pas compté. Ça fait donc environ un an, mais je ne l’ai pas fait chaque semaine car j’étais parfois en course ou en stage. Je pense que je dois en être à une vingtaine de sorties. Avec un sac de vingt litres, ça doit donc donner entre 400 et 500 litres de déchets depuis le début. Maintenant, j’aimerais pousser ça davantage avec la Mairie et créer des journées complètes de collecte, à vélo ou à pied. Il y aurait moyen de faire un sacré nettoyage. Ce serait génial d’en arriver là.

As-tu noté l’impact de ton propre nettoyage ces derniers mois ?

Par périodes seulement. Je notais la différence avant l’été, mais je n’ai pas trop été à la maison entre juillet et septembre. Alors, quand je m’y suis remis au retour de la Vuelta, je me suis dit que tout ce que j’avais fait avant n’avait servi à rien. Si on veut voir le verre à moitié plein, on peut se dire que ça aurait été deux fois pire. C’est un travail sans fin, c’est malheureux mais ça ne me démoralise pas. Le but du jeu est justement de ne pas se décourager. Il ne faut pas que j’agisse comme je le faisais avant et dire que ça ne sert à rien. Si on réfléchit comme ça, ça n’avancera jamais.

« Tu le fais aussi pour toi-même »

Est-ce que ton initiative a pris auprès du public, de quelques suiveurs ?

Pas autant que j’aurais pu l’imaginer. Je m’aperçois que les gens me soutiennent beaucoup, mais qu’il n’y en a pas tant qui agissent. Or, c’est plutôt ça, le but. Quand j’ai fait le jeu concours pour le maillot sur Twitter, c’est aussi car on arrivait dans une période de l’année où les gens commençaient à me demander s’il me restait des fringues. J’ai préféré le faire gagner. J’ai même ajouté un dossard de la Vuelta. Mais finalement, très peu de gens ont joué le jeu, j’ai à peine eu dix réponses. Ça m’a un peu attristé de voir qu’il y avait du monde pour demander un maillot, mais pas autant quand il s’agissait de ramasser des papiers et m’envoyer une vidéo pour l’obtenir. Ce qui me motive, en revanche, c’est que beaucoup de jeunes ont répondu à l’appel. Ça m’a fait plaisir. Le point négatif est que l’engouement n’est pas celui que j’imaginais. Le point positif est que la jeune génération est motivée. Je m’étais peut-être enflammé… Sur le coup, ça m’a un peu chagriné, mais ce n’est pas pour autant que je vais m’arrêter. Je le fais d’abord pour moi et pour la nature. Si j’en parle, c’est pour faire bouger un peu les choses et utiliser ma petite image pour inciter les gens à faire un geste. Beaucoup se plaignent mais n’agissent pas. Sur l’écologie, comme sur d’autres sujets, beaucoup aboient pour dire que ça ne va pas du tout. Mais qui agit vraiment ?

Chaque petit geste est bon à prendre, c’est le message que tu veux faire passer ?

Absolument. Moi-même, j’ai maintenant des petits tics. Quand j’emmène les enfants à l’école, si je vois un papier sur le bord de la route, je le ramasse et le mets dans la poubelle d’à-côté. Je ne suis pas maniaque, mais je me dis simplement que c’est bête de ne pas le faire si ça ne me coûte rien. Et même si je ne fais que ça dans la journée, c’est déjà ça. Et si tout le monde faisait ça ? Moi, j’incite aux petits gestes. Je sais qu’il est compliqué d’opérer de grandes manoeuvres comme d’autres. J’appelle plutôt à ce que chacun fasse un petit truc tous les jours. Etant donné que nous sommes dans une société plutôt individualiste, le projet avait du sens selon moi. Car en nettoyant ton parcours, ça rend ton propre parcours visuellement intéressant et agréable. En somme, tu le fais aussi pour toi-même, en dehors de l’écologie. C’est aussi dans ton propre intérêt. On est aussi beaucoup dans l’apparence désormais. De plus en plus de monde roule avec du beau matos, de beaux vêtements… Si tu as envie d’être classe en faisant du sport, pourquoi n’aurais-tu pas envie de faire du sport dans un environnement classe, donc propre ? C’est bénéfique pour tout le monde, au final.

Pour faire le lien, en conclusion, que penses-tu du nouveau système de collecte mis en place dans le cyclisme professionnel ?

Honnêtement, c’est très bien fait. Je suis convaincu. Ce n’est encore que le début, et certaines fois, on ne sait pas trop où les zones se trouvent et quand on peut jeter nos papiers. Sur certaines courses, je ne savais pas trop où j’en étais alors je me fiais aux autres. Parfois, c’est un petit panneau qui annonce la zone verte et on a vite fait de la louper. Il faudrait peut-être installer des signaux plus clairs visuellement. Mais au-delà de ça, c’est un vrai pas en avant. C’est marrant, aussi, de voir des mecs qui jouent devant, qui jouent la gagne, avec une canette de coca dans la poche pendant quarante kilomètres. Je trouve que le peloton joue le jeu, et de toute façon, on est bien surveillés. Je me suis moi-même pris deux amendes sur la Vuelta, alors que je fais très gaffe. Je ne savais pas trop où était la zone, quand je pouvais jeter. Ça change aussi parfois d’une course à l’autre. Je n’ai pas honte de dire que je me suis fait avoir deux fois sur la Vuelta, mais par contre, j’étais dégoûté. J’ai pris un coup, vraiment. D’un autre côté, j’étais content car ça prouve aussi que c’est pris au sérieux. On est sur la bonne voie.  

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

La música de Diego Carmargo

When Diego Carmargo signed onto our team for the 2021 season, we knew that the Colombian speedster would provide more than just his racing skills and talents. Since joining the squad, he’s proven to be a loyal teammate, friend, and student whose committed to learning and growing — both on and off the bike. Carmargo feels compelled to share his journey and successes so that he can inspire young riders who also have big dreams in the making. Just like he did.

Plus, the pro has got a passion for music that’s inspired by both a love for his family and country. So we went ahead and asked the 24-year-old rider to share his favorite tracks with us.

Below you’ll find Carmargo’s responses written in his first language of Spanish followed by an English translation. Happy listening! 


1. Los caminos de la vida – Los Diablitos

Español: Mis padres siempre me enseñaron a trabajar por lo que quiero y a luchar cada día por mis sueños. Esta canción me recuerda que conseguirlos no es fácil y que debo luchar para algún día lograr devolverles a mis padres todas las cosas maravillosas que han hecho por mí.

English: My parents always taught me to work for what I want and to fight every day for my dreams. This song reminds me that achieving my dreams is not easy and that I should fight so that one day I will be able to give back to my parents all of the wonderful things they have done for me. 


2.Gracias un millón – Río Roma

Español: Es una letra muy bonita. Logra expresar en unos pocos minutos los sentimientos que en distintas ocasiones no logré demostrar a todas las personas que siempre están a mi lado, día a día, apoyándome y motivándome.

English: These lyrics are really beautiful. They express in just a few minutes the feelings that in various moments I didn’t express to all of the people who are always by my side, day after day, supporting me and motivating me.


3. Gracias mi viejo – Hermanos Suarez Texas

Español: Mis padres son mi mayor motivación. Es por ellos que quiero salir adelante y lograr que se sientan orgullosos. Escuchar esta hermosa letra me recuerda cuando estoy lejos de ellos, logra hacerme sentir como si estuvieran cerca de mí. Ningún otra canción que los deriva de una mejor forma. 

English: My parents are my biggest motivation. It’s because of them that I want to get ahead and make them proud. Listening to these beautiful lyrics reminds me that when I’m far away from them, it makes me feel like they are close to me. No other song brings them to mind like this.


4. Mi hermano y yo – Los Hermanos Zuleta

Español: Me recuerda la unión con mis hermanos. A pesar de las dificultades y diferencias siempre estamos para apoyarnos los unos con los otros, que disfrutamos y celebramos las victorias del otro y en las derrotas estamos para ayudarnos, apoyarnos y salir juntos de cada adversidad.

English: This reminds me of the bond with my siblings. Despite the difficulties and differences, we always support one another, we enjoy and celebrate each other’s victories and in the losses we are there to help each other, to support each other and to get through adversity together.


5. De donde es – San Miguelito

Español: Me identifico demasiado con la letra. Mi familia es humilde y sencilla. Mi mayor sueño es algún día lograr dedicarles mis triunfos no sólo a ellos, sino a todas las personas que me han apoyado, ayudado y creído en mí a lo largo de mi carrera deportiva.

English: I relate so much to these lyrics. My family is humble and simple. My biggest dream is to one day dedicate my triumphs not just to my family, but to all the people who have supported me, helped me, and believed in me through my entire athletic career.


6.  El orgullo de mi patria – Carlos Vives

Español: Es un orgullo representar en cada competencia a mi país y practicar este deporte tan hermoso que nos hace llorar de alegría con las victorias y lograr vibrar el corazón de cada persona.

English: It’s an honor to represent my country in every race and to do this amazing sport that makes us cry with joy in victories and makes all of our hearts beat.


7. Soy de pueblo – Jhonny Rivera

Español: Mis raíces siempre estarán muy presentes en mi vida, mi pasado y mi futuro. Quiero lograr grandes cosas pero nunca sobrepasar a nadie. Quiero ganárlo por mérito propio con disciplina y esfuerzo.

English: My roots will always be present in my life, my past and my future. I want to achieve big things but never to surpass anyone. I want to earn it on my own merit with discipline and effort.


8. La casita – Banda MS

Español: Dejar a mi familia para iniciar este sueño no fue nada fácil. Con esta canción todos los días los recuerdo, ya que, ellos son mi principal motivación. A su vez la letra me motiva para cumplir este sueño que no es solo mío, sino de todos ellos.

English: Leaving my family to start this dream was not easy at all. With this song, I remember them every day since they are my main motivation. In turn, the lyrics motivate me to fulfill this dream that is not just mine, but theirs.

  


9.  Con las botas puestas – Ángeles del infierno

Español: Me recuerda a un gran amigo, ya que me la recomendó un día que estaba desanimado y cansado. Nunca olvidaré que me dijo: “No se debe rendir, debe luchar hasta el último día. Cada día debe salir a disfrutar, a hacer lo que le gusta y darlo todo”.

English: This reminds me of a great friend who recommended it to me one day when I was so downhearted and tired. I will never forget what he said to me: “You must not give up, you must fight until the last day. Every day you should go out to enjoy it, do what you like and give it everything.”


10. Agradecido con el de arriba – Los inquietos del norte

Español: Dios ha sido y será mi guía, mi mentor y mi amigo. Me ha ayudado a lograr cada uno de mis logros, por esto se debe ser agradecido con Él. Cuando se tiene un propósito se debe trabajar muy duro día tras día, para lograr hacerlo realidad, pero siempre con la bendición de Dios. 

English: God has been and will continue to be my guide, my mentor and my friend. He has helped me reach all of my achievements and for this I am grateful to Him. When you have a purpose, you must work hard, day after day, to make it into reality, but always with God’s blessing.


Here’s the link to the full playlist. Enjoy!

— Mary Lee Mahony to www.efprocycling.com

Team BikeExchange Jayco women confirm roster and goals for 2022 – Team BikeExchange


Team BikeExchange women, to be named Team BikeExchange Jayco in 2022, has confirmed its 13-rider roster for the next season, with the goal of using its diverse talent across the board, as it sees its most significant roster change since the team’s inception in 2012.
 
“The work done over this last year, working together with performance and technical team, has been very intense and I do believe that we have managed to put together the best line-up possible for the 2022 season,” General Manager Brent Copeland stated. “We have deeply analysed what has been done in the past and how we have to manage our future. Last season wasn’t the easiest for us, but with the talent and determination of our riders and staff members, we believe can step back up in the WorldTour ranking once again.”
 
Strength in diversity
2022 will see six new riders from four different countries join the Australian outfit with their attributes ranging from raw power to track speed and valuable racing experience.
 
The influx of different traits and abilities should allow the squad to be competitive in an array of races as it looks build on the 2021 season and develop into the future.
 
“Next year is really exciting for us as we have six new riders joining us, all with different strengths,” Head Sport Director Martin Vestby explained. “This is something that I think will be to our advantage, having a real variety of riders that can challenge for the victory from many different race scenarios.
 
In the past we have often had one or two main leaders, next year we will of course have leaders for certain target races but in general, we are known as a team that gives opportunities to more riders and will continue doing that.”
 
A mix of new and old
The shake-up sees just three core riders remain (Amanda Spratt 11th season, Jess Allen 7th season, Georgia Williams 6th season) with all other riders having spent one year or less with the squad. With this, it brings a flair of fresh motivation and enthusiasm as the Australian outfit begins its second decade within the rapidly progressing women’s WorldTour peloton.
 
With new rider ages ranging from 22 to 33-years-old, the squad is hoping this will go hand-in-hand, with the older wisdom in the team complimenting the youth.
 
“It is almost like a new, fresh start for us in 2022,” Martin continued. “We will see quite a big change to the roster compared to previous years and this is an exciting challenge for us, and I think it will make the whole team step-up a level.
 
The older riders in the team, like Spratt who has been here since 2012, will be able guide the new recruits and show them our team culture and riding style and likewise, they can learn a lot from the new riders and their ideas.
 
It will be really interesting to see how the six new riders can progress and develop with us in 2022, as they will all be making the step up into the World Tour with us. This is a big step for any rider, but we saw the likes of Teniel and Urška making great progression this season, and both were able to win UCI races in their first year with us.”
 
Team BikeExchange Jayco women for 2022:

  • Jess Allen (AUS, 28)
  • Arianna Fidanza (ITA, 26)
  • Amanda Spratt (AUS, 34)
  • Teniel Campbell (TTO, 24)
  • Alexandra Manly (AUS, 25) New rider for 2022
  • Georgia Baker (AUS, 27) New rider for 2022
  • Nina Kessler (NED, 33) New rider for 2022
  • Chelisie Tan Wei Shi (SIN, 31) New rider for 2022
  • Ruby Roseman-Gannon (AUS, 23) New rider for 2022
  • Kristen Faulkner (USA, 28) New rider for 2022
  • Ane Santesteban (ESP, 30)
  • Georgia Williams (NZL, 28)
  • Urška Žigart (SLO, 24)

2022 Team BikeExchange Jayco women’s squad stats:

  • No. of riders: 13
  • No. of Australians: 5
  • No. of internationals: 8 (1x NZL, 1x ITA, 1x TTO, 1x NED, 1x USA, 1x ESP, 1x SLO, 1x SIN)
  • Youngest rider: Ruby Roseman-Gannon (22)
  • Oldest rider: Amanda Spratt (34)
  • Average age: 27.7

— Team BikeExchange to www.greenedgecycling.com

Pogačar sanjsko sezono kronal z zlatim kolesom

Tadej Pogačar je dobitnik prestižne nagrade zlato kolo (Velo d’or) za najboljšega kolesarja na svetu v letu 2021. Slovenski uspeh je z drugim mestom dopolnil Primož Roglič, tretje pa je zasedel Belgijec Wout van Aert.

Nagrada Velo d’or (zlato kolo) v kolesarskem svetu velja za ekvivalent nogometni nagradi Ballon d’Or (zlata žoga), ki jo podeljuje francoska revija Velo Magazin v organizaciji skupaj z znanim francoskim časnikom L’Equipe in organizatorjem dirke po Franciji, ASO.

Na glasovanju za prejemnika prestižne nagrade zlato kolo, ki se podeljuje kolesarju z najboljšo sezono že od leta 1992, so prva tri mesta ponovno pripadla enaki trojici kolesarjev kot v lanskem letu. Slovenska zvezdnika Tadej Pogačar (UAE Team Emirates) in Primož Roglič (Jumbo Visma) sta zamenjala svoji mesti, medtem ko je Belgijec Wout van Aert (Jumbo Visma) ponovil svojo lansko uvrstitev.

Za Pogačarjem je izjemna sezona. Triindvajsetletnik je prvič v karieri sezono končal na vrhu lestvice svetovne jakostne lestvice kolesarjev  Mednarodne kolesarske zveze – UCI. Mladi kolesarski as s Klanca pri Komendi je v tej sezoni še drugič zapovrstjo osvojil dirko vseh dirk, Tour de France. Obenem je postal tudi del izredno elitne druščine kolesarjev (Eddy Merckx, Fausto Coppi in Tadej Pogačar), ki so v eni sezoni ob zmagi na dirki po Franciji slavili še na dveh spomenikih. Tadej je namreč v sezoni 2021 okusil slast zmage tako na dirki Liege-Bastogne-Liege kot tudi na dirki po Lombardiji, ki spadata med pet kolesarskih spomenikov – največjih enodnevnih klasik na svetu. Svoj pečat pa je pustil tudi na olimpijskih igrah v Tokiu, ko je z bronom na cestni preizkušnji pod goro Fuji Sloveniji priboril prvo olimpijsko kolajno v kolesarstvu.

V nepozabnem letu 2021 se je Tadej skupno podpisal pod kar 13 zmag (skupno že 30 zmag v karieri) in tudi v tem seštevku zaključil leto na samem vrhu.

Poleg Pogačarja, Rogliča in van Aerta so bili v konkurenci še Francoz Julian Alaphilippe, Danec Kasper Asgreen, Kolumbijec Egan Bernal, Ekvadorec Richard Carapaz, Britanec Mark Cavendish, Italijan Sonny Colbrelli, Nizozemca Harrie Lavreysen in Mathieu van der Poel ter Nizozemka Annemiek van Vleuten.

Foto: BettiniPhoto

— admin to tadej-pogacar.com

23-year-old Italian Alex Konychev to continue his development with Team BikeExchange in 2022 – Team BikeExchange


23-year-old Alex Konychev has re-signed with Team BikeExchange for another year after turning professional with the squad in 2020.
 
The Italian neo-pro had a disrupted initial season as a WorldTour rider after suffering from COVID-19, but since recovered well and has settled his way into professional peloton throughout 2021, displaying his great strength and potential for the future, after some standout performances when assisting his teammates.
 
Brent Copeland, General Manager on Konychev:
“Konychev is still young, and we see a lot of potential in him. He is becoming more mature as a rider and as a person, and this is an important phase of his career. We will do everything possible to support his growth, and we are sure he will demonstrate his talent with strong performances already in the first few races of the new season.

It’s a crucial moment for his professional career. He has only been with us for two seasons, but has already acquired the spirit of GreenEDGE Cycling and for us, this is also very important.”
 
Alex Konychev:
“I chose to stay in Team BikeExchange because, first of all, it is the squad that really believed in me and that offered me the contract to become a professional rider. After two years of gaining experience, I am increasingly convinced that it is a team where, not only can you work very well for others, but a team that also offers the best conditions to continue professional growth.
 
For next season, I hope to be able to repay the trust that the team has given me, and this will also include the achievement of significant results.”
 
Alex Konychev:
Date of Birth: 25th July 1998 (23)
Nationality: Italian
Joined GreenEDGE Cycling: 2020
New Contract: 2022

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À la découverte de … Rait Ärm

Deux ans après Karl Patrick Lauk, membre du premier cru, un autre Estonien a posé ses valises du côté de la Conti Groupama-FDJ depuis l’hiver dernier. Rait Ärm, 20 ans, a ainsi participé à la mémorable saison passée. Le robuste sprinteur balte sera de nouveau de la partie en 2022, mais avant qu’il n’entame le prochain exercice, nous sommes partis à sa découverte.

C’est dans le bourg de Saku, à quelques encablures de la capitale Tallinn et des rives septentrionales de la Mer Baltique, que tout débute pour Rait Ärm. Renommée dans tout le pays pour sa bière, la localité connaît moins de ferveur pour ce qui est de son club de cyclisme, dont les membres se comptabilisent à l’époque sur les doigts de la main. C’est ainsi que Rait, alors adepte de danse sportive depuis quelques années, fait partie des convaincus lors d’une initiation menée par ce même club. « J’avais neuf ans, resitue-t-il. Ils sont venus à l’école pour proposer aux enfants d’essayer le vélo, de découvrir ce sport. J’y suis allé, et ça m’a beaucoup plu. On s’est retrouvés avec quelques amis dans ce club, et c’est ce que j’aimais le plus. On s’amusait ensemble, on y allait juste pour le plaisir ». Lors des premières années, sa pratique cycliste se résume au VTT et ne donne donc lieu à aucun réel fait marquant : « Plus jeune, j’étais loin d’être parmi les meilleurs, je ne me rappelle pas obtenir un seul bon résultat à cette époque ». Et bien qu’issu d’un milieu familial pas particulièrement sportif, selon ses propres dires, le jeune garçon reste ouvert à d’autres expériences. Si bien qu’il goûte, simultanément au vélo, à la natation, au basket ou bien même au karaté. Mais comme de nombreux jeunes, Rait ne peut échapper au sport national, le football. Il a déjà 15 ans lorsqu’il chausse les crampons pour la première fois en club, et cette fois-ci, le cyclisme en pâtit. « En fait, j’ai arrêté de m’entraîner pendant un an, explique-t-il. Je voulais vraiment m’essayer au foot. J’ai fait une saison entière mais ça n’a pas très bien marché, donc je me suis remis au cyclisme un an plus tard et j’ai commencé à en faire de manière un peu plus sérieuse ».  

« Je ne connaissais pas grand-chose au cyclisme sur route »

Son retour en selle coïncide avec la succession de grandes premières. « J’ai eu mon premier vélo de route à 16 ans, raconte-t-il. Jusque là, je n’avais roulé qu’en VTT. Je me suis également rendu en Espagne pour un petit stage, c’était ma première fois et c’était vraiment galvanisant. Après ça, j’ai donc commencé à disputer mes premières courses sur route, au niveau local et régional ». Il entame ainsi une progression linéaire, qui va encore s’accentuer l’année suivante, à son entrée dans la catégorie junior, lorsque l’entraîneur de son club d’origine lui préconise de rejoindre une filière sport-études à Otepää, au sud du pays. « J’ai suivi son conseil, et ça s’est avéré être un excellent conseil, assure-t-il. Ça a été un vrai tournant. J’ai pu commencer à m’entraîner davantage, j’avais plus de temps libre à côté des cours et j’ai commencé à voir les résultats de ces entraînements. Ce n’est que dans ma première année junior que j’ai réalisé que je n’étais pas si mauvais que ça sur un vélo ». À la faveur de cette structure, il rencontre de nouveaux partenaires de jeux, qui se muent parfois en adversaires, et évolue à son rythme à leurs côtés, « étape par étape ». Cette année-là, il obtient d’ailleurs son premier résultat de référence avec une cinquième place lors du championnat d’Estonie sur route. C’est aussi de cette manière qu’il glane ses galons dans la sélection estonienne l’année suivante.

Juste avant de fêter ses 18 ans, il opère ses grands débuts internationaux à l’occasion de Gand-Wevelgem, dans une édition remportée par un certain Samuele Manfredi. « C’était ma première course à ce niveau, je n’ai pas été franchement bon », sourit Rait. Il ne termine pas la Classique flandrienne, mais l’expérience met en lumière ses axes de progression. « Je ne savais pas rouler en peloton, je ne savais pas me positionner, je n’étais pas vraiment au fait de l’aspiration. En gros, je ne connaissais pas grand-chose au cyclisme sur route de ce niveau, analyse-t-il. Je n’ai pas été bon non plus sur Paris-Roubaix (51e), mais j’ai ensuite disputé des kermesses en Belgique et j’ai commencé à ressentir davantage les choses, à comprendre comment le peloton fonctionne, comment il faut s’y déplacer. Tout cela n’avait rien à voir avec l’Estonie, où les pelotons sont bien plus réduits ». Il s’aventure également en Pologne au cours du printemps, et si ces diverses sorties hors du territoire national ne débouchent pas sur de francs résultats, elles sont d’un bénéfice incontestable pour le jeune homme. Cette année-là, il conquiert même cinq médailles nationales. Seul bémol, aucune d’elles ne provient des épreuves phares sur route, où il doit se contenter de simples tops-10. Sa versatilité lui permet en revanche de monter sur le podium tant en cyclo-cross qu’en VTT ou qu’en course de criterium. « Je m’améliorais au fil des mois, mais jusque-là, je n’imaginais absolument pas un avenir dans le vélo. Je faisais juste ce que j’aimais ».  

Une médaille européenne pour de nouveaux horizons

Le déclic n’intervient en réalité qu’en 2019. Alors première année Espoirs, Rait Ärm rejoint le club de Tartu, la deuxième plus grande ville d’Estonie, afin d’y poursuivre sa formation. Les déplacements à l’étranger sont monnaie courante et lui se voit désigner un rôle bien spécifique : celui de lanceur pour le « capitaine » du groupe, Norman Vahtra, de quatre ans son aîné. « J’allais en courses, je faisais simplement ce qu’on me demandait de faire, travaillais pour notre leader, et je savourais tous ces moments. Je commençais aussi à me sentir de plus en plus fort », relate-t-il. Son sprinteur enchaîne les succès à l’échelon .2, et Rait est directement concerné lors du Grand Prix de Kalmar, en Suède, qu’il achève dans sa roue, en deuxième position. Une semaine plus tard, Vahtra, aligné chez les Élites lors des championnats d’Europe d’Alkmaar, n’est en revanche pas là pour lui faire de l’ombre. Chez les Espoirs, le jeune homme de 19 ans a donc quartier libre et saisit son opportunité à bras-le-corps. Dans une course d’usure, en circuit, il se révèle être la grande surprise de l’épreuve, venant se doter de la médaille de bronze au terme d’un sprint en puissance, quasi-exclusivement effectué cul sur la selle. Devant lui, Alberto Dainese et Niklas Larsen. Derrière, Stanisław Aniołkowski, Nils Ekhoff ou bien Stefan Bissegger. Soit le gratin du cyclisme européen, alors qu’il n’en est encore qu’à ses premiers pas dans la catégorie U23. Il se souvient : « Évidemment que c’était une surprise pour moi aussi, mais il est vrai que j’ai abordé la course comme si je voulais la gagner, comme pour me mettre en confiance. Je pense que c’est la mentalité à avoir au départ de n’importe quelle course. J’avais une forme parfaite sur ce championnat, c’était une course difficile et c’était pratiquement du chacun pour soi. J’étais le seul coureur estonien à accrocher le bon peloton et je me suis battu jusqu’au bout ».

Il ne doit d’ailleurs sa place sur le podium qu’à quelques centimètres, mais c’est aussi à ça qu’un destin peut basculer. De ces quelques centimètres a sans doute découlé tout le reste. « À l’arrivée ou sur le podium, je ne réalisais pas la portée de ce que j’avais accompli, c’était encore trop tôt, ajoute-t-il. Ce n’est que le lendemain que j’ai commencé à prendre conscience de l’importance de ce résultat. Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai commencé à penser à une carrière professionnelle. Avant, je n’osais pas. À partir de cet instant, j’ai compris que je pouvais réaliser des choses sur un vélo, et que ça valait la peine d’essayer ». Le déclic, enfin. Pourtant, faute probablement à son CV jusque-là plutôt mince, Rait Ärm n’attise pas tant de convoitises, et ses seules notifications émanent d’équipes amateurs françaises. À l’hiver 2019-2020, il leur préfère la formation estonienne Tartu2024-BalticChainCycling.com nouvellement créée, et dirigée par Rene Mandri et Jan Kirsipuu. « C’était la meilleure option pour moi, indique-t-il. J’avais la possibilité d’être leader, nous avions un bon programme et c’était aussi une équipe de niveau continental. C’était pas mal. L’objectif de l’équipe était aussi de me permettre d’accéder au niveau supérieur. De manière générale, c’est une super structure pour aider les jeunes coureurs des pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), mais aussi de Finlande, à progresser et tenter de se frayer un chemin. Il vaut mieux rejoindre cette équipe dans un premier temps plutôt que d’aller dans des clubs français où ce pourrait être difficile mentalement ».

« La Conti est la meilleure chose qui me soit arrivée jusqu’à présent dans le cyclisme »

La saison 2020, qui doit être celle de la confirmation le concernant, est toutefois rapidement interrompue par la pandémie de Covid-19. À peine a-t-il le temps de signer un top-10 en Croatie que Rait Ärm, comme l’ensemble du peloton, doit rentrer chez lui pendant de nombreuses semaines. Néanmoins, une certaine flexibilité dans son pays lui permet de continuer à disputer quelques courses locales, de s’entraîner librement, si bien qu’il conserve à la fois « une bonne santé mentale et une bonne forme physique ». Lorsque la compétition reprend ses droits dans le courant de l’été, l’Estonien est immédiatement performant. Il signe une cinquième place en Pologne avant d’accrocher la médaille d’argent lors de son championnat national contre-la-montre mais, surtout, de ravir sa première victoire au calendrier UCI lors du Baltic Chain Tour. Dans une étape traversant la ville de son lycée sport-études, là où tout s’est enclenché, il s’impose finalement à quelques encablures de la frontière lettone. « L’émotion était énorme à l’arrivée », dit-il aujourd’hui avec sobriété. Il signe une troisième place le lendemain, ce qui lui octroie une place sur le podium final de l’épreuve la plus prestigieuse de la région. S’il ne réédite pas sa performance de l’année précédente lors du championnat d’Europe, à Plouay, il confirme tout de même sa capacité à briller parmi les meilleurs espoirs lors de l’Orlen Nations Grand Prix, manche de la Coupe des Nations, où il accroche une troisième place d’étape. « Je n’avais pas la sensation de devoir prouver quelque chose, j’ai juste pris les courses comme à mon habitude, pour gagner, poursuit Rait. Au final, ce n’était pas une mauvaise saison du tout, malgré le Covid ».

Preuve de sa fructueuse année, des contacts se nouent avec la « Conti » Groupama-FDJ et un accord est bientôt trouvé pour 2021. Il reste ainsi ancré en troisième division, mais il s’agit bel et bien d’un changement de braquet pour le jeune homme. « J’en ai discuté avec mes anciens entraîneurs et ils m’ont tous dit de foncer, se souvient-il. J’ai alors rejoint l’équipe et je crois que c’est la meilleure chose qui me soit arrivée jusqu’à présent dans le cyclisme ». Pour le coureur balte, le changement est des plus notables dès les premiers rassemblements. « Au début, tout semble si différent. L’équipe était tellement plus grande et tellement plus professionnelle que celles que j’avais connues auparavant. Je ne dirais pas que c’était un choc, juste que c’était génial. Je me suis senti comme un coureur professionnel ». Le dépaysement est largement atténué par l’accueil du staff et des coureurs, et son acclimatation tant à la structure qu’à sa ville d’accueil, Besançon, se passe sans encombre. « J’adore le profil de la région, clame-t-il d’ailleurs. En Estonie, c’est totalement plat. À Besançon, je peux choisir un terrain en fonction de ce que je veux travailler. C’est parfait ! » Au sortir d’une longue préparation avec ses nouveaux collègues, Rait Ärm signe début mars le premier résultat notable de la saison pour la Conti. Il arrache la dixième place dans un sprint massif au Grand Prix Monseré et offre ainsi à la jeune structure bisontine le premier top-10 de son histoire dans une épreuve de classe 1. « J’étais vraiment content de ce top-10, mais j’aurais pu faire beaucoup mieux, assure-t-il. J’avais les jambes pour un bien meilleur résultat mais ça ne marche pas toujours comme on le veut ».

S’affirmer en 2022, dans les sprints et sur les Classiques

Pour autant, la « Conti » est ainsi lancée vers ce qui sera, et de loin, son meilleur cru depuis sa création. Rait Ärm apporte sa pierre à l’édifice avec une poignée de tops-10, son titre de champion d’Estonie Espoirs sur route, mais surtout un travail indispensable dans le train des sprinteurs désignés. « J’ai toujours répondu présent pour soutenir les leaders et participer au lancement du sprint, argumente-t-il. C’était top, je progressais de course en course. Je suis très content de mon maillot de champion national, j’ai aussi une honorable sixième place sur le Tour de l’Avenir. Je suis satisfait de cette saison, j’ai pu fournir beaucoup de travail et m’améliorer de manière constante. À vrai dire, je suis vraiment heureux d’avoir pu exercer ce rôle, c’est aussi comme ça qu’on devient plus fort. Je pense que j’avais besoin d’une saison comme celle-ci. À l’arrivée, que je monte sur le podium ou que ce soit mon coéquipier qui le fasse, c’est le même sentiment ». Comme la plupart de ses coéquipiers, Rait a également eu l’opportunité de faire un crochet chez les grands. C’était en tout début d’année, lors de la Bredene Koksijde Classic et de Cholet Pays-de-Loire. « J’ai surtout noté que la vitesse du peloton était beaucoup plus rapide et que les coureurs étaient bien plus forts, a-t-il insisté. Cela m’a fait réaliser à quel point je devais m’entraîner dur et me concentrer pour atteindre ce niveau. Mais ça s’est assez bien passé, j’ai pu travailler pour les leaders ». En 2022, il aimerait à son tour pouvoir accrocher des résultats d’envergure avec la Conti. « J’espère avoir plus d’opportunités d’être leader, d’avoir un train pour me lancer, confie-t-il. Mais je suis aussi prêt à travailler pour les autres comme je l’ai fait depuis le début ».

Celui qui fêtera ses 22 ans en mars prochain sera aussi à la recherche d’un contrat dans l’élite au terme du prochain exercice. Il compte donc fermement sur les prochains mois pour démontrer ses qualités. « Il est assez clair que je suis un sprinteur, ajoute-t-il au moment de se définir. J’aime quand c’est un sprint rapide, ça me convient bien, mais je suis aussi performant après une course difficile, avec des relances, des petites bosses. Je n’ai pas nécessairement besoin d’une course plate et linéaire pour m’exprimer. Je préfère quand c’est un peu plus dur. En ce sens, certaines Classiques belges m’attirent énormément et elles comptent parmi mes courses favorites. Il n’y a pas de secret sur ces courses. Pour gagner, il faut être très fort. Vous n’avez quasiment aucune chance si vous n’êtes pas l’un des meilleurs ». Attentif aux faits et gestes des principaux champions, l’Estonien ne revendique toutefois pas de modèle dans le peloton. Ni même d’idole de jeunesse, confessant ne pas avoir, pendant très longtemps, réellement suivi le cyclisme pro. Les vestiges d’une époque où il ne s’imaginait pas dans sa situation actuelle. Où il envisageait encore d’entrer à l’Université. « Je pensais poursuivre mes études après le lycée, puis ma troisième place au championnat d’Europe est arrivée, conclut-il. J’ai décidé de repousser l’Université et voir ce que je pouvais faire dans le vélo. Je pourrai toujours retourner à l’Université plus tard. Mais faire du cyclisme mon métier, je ne pourrai pas le faire plus tard ». 

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Lachlan takes on The Munga

By now, Lachlan is something of an old hand at ultra racing but it feels like a brand new adventure every time he’s on the start line. “I love just applying myself fully to something that requires all of you and just adapting to whatever situation you’re in. I like being on the start line and not knowing what’s coming. At these races, you’re relying on yourself and you don’t really know what kind of a challenge you’re going to come up against. That’s a cool feeling to have. That’s what attracts me to these kinds of adventures.”   When he inevitably faces tough moments, Lachlan remembers why he’s out there, on his own, riding his bike in extreme conditions, when he could be relaxing at home. “If I didn’t want this difficult moment, I shouldn’t have come at all,” he says. “You just have to take that. The best things always come from when you push through and come out the other side. That’s where the real reward is. Just be present in that hard moment and be aware that it will pass. Ultimately, you’re going to get humbled out there and The Munga is going to be very difficult, but I’m looking forward to having that one, singular challenge for a few days.”   Be sure to check back next week to track Lachy’s dot and stay up to date with all the latest info from the 2021 Munga MTB race.

— Johannes Mansson to www.efprocycling.com

New Zealand Champion Williams signs on for her sixth season with Team BikeExchange – Team BikeExchange


Multiple New Zealand Champion Georgia Williams has signed on for the 2022 season with Team BikeExchange, her sixth year with the Australian outfit.
 
The versatile rider is a Commonwealth Games Road Race silver medallist and brings an abundance of strength and experience to the squad, an important ingredient for the team during the lengthy WorldTour season.
 
After set-backs over the past couple of seasons with various injuries and illnesses, Team BikeExchange are confident that Williams can make it back to her best level and enjoy an uninterrupted season.
 
Brent Copeland, General Manager on Williams:
“Next year will be the sixth season for Georgia, she is one of the veterans of the women’s team now and we really count on her support on and off the bike. With all the changes we are going through next season, with many new riders joining Team BikeExchange, she will play an important role in showing the spirit of the team and way we work. We have confidence that we can truly rely on Georgia in many races throughout the year, it is great she will continue with us for 2022.”
 
Georgia Williams:
“I’m just as excited for this next season with the team as I was in my first, and I’m motivated to make the next one my best yet. I was happy with the first half of my season this year but then I had some bad luck during the last few months. I am hoping to come back stronger and looking forward to my pre-season build.
 
It’s exciting to be racing with new riders in 2022 which will mean slightly different race tactics for us and I think they will all be a great addition to the team and will lift us up to another level.”
 
Georgia Williams
Date of birth:  25th August 1993 (28)
Nationality: New Zealander
Joined Team BikeExchange: 2017
New Contract: 2022
 
Top Results:
1st 2018 & 2021 New Zealand Road Race Champion
1st 2018, 2018 & 2021 New Zealand Time Trial Champion
2nd 2018 Commonwealth Games Road Race
3rd 2018 Women’s Herald Sun Tour – stage 2 TT
4th 2018 Emakumeen Bira – Overall
4th 2018 Tour de Guangxi
5th 2018 Women Herald Sun Tour – overall

— Team BikeExchange to www.greenedgecycling.com

The next generation – ICA 2022

ICA Portugal 2021

Israel Start-Up Nation’s Conti-team, Israel Cycling Academy, will have a strong and highly talented roster for the 2022-season with a clear ambition of becoming one of the most important development teams in the world.

This year, the team took two impressive victories against the established professionals with Alastair Mackellar winning stage 2 of GP Internacional Torres Vedras and Mason Hollyman soloing to victory on the mountain top finish on stage 5 of Volta a Portugal.

The ICA riders also gained experience from riding with the WorldTour team in selected races throughout the season. Something that will continue to occur next year.

After adding additional firepower to the team ahead of the new season, Israel Cycling Academy will include the following riders in 2022:

• Jakub Boucek (20, CZE)
• Lahav Davidzon (21, ISR)
• Marco Frigo (21, ITA)
• Derek Gee  (24, CAN)
• Edo Goldstein (21, ISR)
• Mason Hollyman (21, GBR)
• Cole Kessler (18, USA)
• Oded Kogut (20, ISR)
• Alastair Mackellar (19, AUS)
• Aviv Peretz (18, ISR)
• Riley Pickrell (20, CAN)
• Nadav Reisberg (20, ISR)
• Rotem Tene (20, ISR)
• Roy Weinberg (21, ISR)

The new head sports director of Israel Cycling Academy, Gordon Fraser, explains the team’s goals for 2022:

“We will continue the very important work of graduating Israeli talent up to the WorldTour. It has been a couple of years since the last one joined ISN and we want to change that now. We want to win races with team commitment and chemistry and become one of the most productive and important development teams in the world.”

Mason Hollyman ICA 2021 Portugal win
Mason Hollyman on his way to win stage 5 of Volta a Portugal 2021

— MC to israelcyclingacademy.com