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Sprint chaotique en ouverture

C’est par une chute massive sur la ligne d’arrivée que s’est achevée, ce mardi, la première étape des 4 Jours de Dunkerque, qui fêtaient leur retour après deux ans d’absence. Au terme d’une journée relativement animée, mais toujours contrôlée, l’emballage final a bien eu lieu à Aniche, mais dans des conditions houleuses. Présent dans le sprint, Bram Welten a été pris dans une chute tout près de la ligne mais s’est heureusement relevé sans sérieux dommages. Il a par ailleurs hérité de la septième place d’une étape accordée sur tapis vert à Arvid De Kleijn.

Trois ans après sa dernière tenue, l’historique épreuve des 4 Jours de Dunkerque retrouvait enfin, en cette saison 2022, sa place au calendrier international. Elle accueillait pour l’occasion pas moins de six équipes du WorldTour, et tout débutait sur un parcours dégarni de franches difficultés ce mardi de Dunkerque à Aniche. Pour autant, la vigilance était de mise au départ pour l’Équipe cycliste Groupama-FDJ. « On s’attendait à un scénario un peu décousu au vu de la liste des engagés, sans très grosses équipes pour contrôler la course, détaillait Frédéric Guesdon. On imaginait que le départ soit assez intense, mais trois coureurs ont finalement pu partir assez rapidement. La Lotto-Soudal a tout de suite contrôlé, et les a laissés à deux minutes ». Cyril Barthe (B&B Hotels-KTM), Evaldas Siskevicius (Go Sport-Roubaix Lille Métropole) et Milan Fretin (Sport Vlaanderen-Baloise) ont donc ouvert la route, mais cela n’a duré que 80 kilomètres. « Il y a eu une légère portion vent de côté après la mi-course, ça a un peu agité le peloton, et c’est rentré à ce moment-là, complétait Frédéric. Ensuite, ça n’a plus vraiment débranché ». À l’approche de la côte – et non du secteur – de Mons-en-Pévèle, la course a été relancée et animée de nombreuses offensives. « On ne voulait surtout pas se faire piéger, insistait Frédéric. Quand il y a vent favorable et que ça part à quinze, on sait que ça peut faire mouche. On devait rester positionnés aux avant-postes, courir groupés et ne pas manquer un bon coup. Presque tout le monde pouvait y aller. Si tu ne bouges pas sur ce genre de course, tu peux vite te retrouver à contre-temps. Quand on a finalement vu la dernière échappée de trois se créer, on savait que ça allait faire sprint et c’était donc tout autour de Bram ».

« Notre dispositif n’a pas pu se concrétiser », Frédéric Guesdon

Alex Colman (Sport Vlaanderen-Baloise), Lionel Taminiaux (Alpecin-Fenix) et Gijs Van Hoecke (AG2R-Citroën) ont navigué une trentaine de secondes devant le peloton dans les quarante derniers kilomètres, mais n’ont pu lutter dans la grande ligne droite ramenant sur Aniche. Le dernier rescapé a été avalé à trois kilomètres de l’arrivée, et le sprint s’est mis en place de manière houleuse. « Il y avait vent de face sur une grande route de six à deux bornes de l’arrivée, et ça a mis le bazar, relatait Frédéric. Ça frottait pas mal et ça remontait de tous les côtés. Puis on tournait à gauche à 1700 mètres avec un vent 3/4 dos, mais ça n’était pas suffisamment étiré. C’est ce pourquoi ça s’est un peu emmêlé dans le sprint. On avait mis un dispositif en place pour le final, mais ça n’a pas pu se concrétiser, notamment car notre chef d’orchestre Lada est tombé à trois bornes. Ils se sont retrouvés en deux groupes, les petits jeunes de la Conti à gauche, et les trois autres à droite. C’est dommage. Bram n’était certes pas très loin à la flamme rouge, mais ça roulait vite avec le vent de dos. Il aurait fallu qu’il soit encore plus proche de la tête, d’autant qu’il avait déjà fourni un effort au préalable ». Situé aux alentours de la dixième place lorsque l’emballage s’est lancé, le Néerlandais a demeuré en second rideau et n’a pu éviter la chute d’Arnaud De Lie, juste devant lui, à quelques mètres seulement de la ligne. Il a « franchi » l’arrivée en septième position et s’est retrouvé au sol, mais heureusement sans dommages. « Il m’a dit que ça allait, assurait Frédéric, malgré une bonne coupure au doigt. Il s’est relevé, il est rentré à vélo. Il est tombé sur un autre coureur, ce qui a réduit l’impact. Matthieu aussi est tombé sur quelqu’un et semble indemne. On s’en sort bien ». Mercredi, un potentiel sprint massif pourrait de nouveau avoir lieu, à Maubeuge.

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Un final chaotique dans la Sarthe

Le Circuit Cycliste Sarthe-Pays de la Loire s’est clôturé de bien étrange manière ce vendredi à La Chapelle-Saint-Aubin. En raison d’une chute massive à quatre kilomètres de l’arrivée, les coureurs ont franchi la ligne par grappes, et l’emballage attendu n’a donc pas eu lieu. Dans ces conditions, Olav Kooij s’est imposé dans un sprint à deux tandis que Bram Welten a pris la neuvième place, à un second échelon. Impliqué dans la chute, Thibaut Pinot s’est relevé sans dommages mais a perdu son top-10 au classement général.

Avant le départ de la quatrième et dernière étape, ce vendredi matin, les coureurs du Circuit Cycliste Sarthe-Pays de la Loire ont reçu une nouvelle qui en disait long sur la journée à venir. Le dernier acte se voyait ainsi raboté d’une grosse trentaine de kilomètres en raison des prévisions météorologiques annoncées extrêmes dans la région. « Les conditions étaient très difficiles, avec beaucoup de pluie, mais surtout un vent très fort, quasi une tempête ! », lançait Yvon Madiot. Il n’y avait donc « que » 136 kilomètres à parcourir pour conclure l’épreuve, et la première partie de course a été très agitée. Une première échappée a bel et bien pu se développer, mais elle était neutralisée après seulement une quarantaine de kilomètres. « Ça n’arrêtait pas de péter, ajoutait Yvon. Dès qu’il y avait vent de côté, le peloton se coupait en deux ou en trois. Puis, quand il reprenait vent de face, il se regroupait. C’était chaud et nerveux sur tout le début de course ». Finalement, neuf hommes ont pu s’extraire après cinquante bornes, parmi lesquels Ben Healy (EF Education-Easy Post), Valentin Ferron (TotalEnergies), Robert Stannard (Alpecin-Fenix) ou Clément Carisey (Go Sport-Roubaix Lille Métropole). Derrière, le peloton a perdu de très nombreux éléments en raison des conditions, mais il parvenait à entrer sur le circuit final (9 kilomètres à couvrir 4 fois) avec seulement une minute et quinze secondes de retard. « Dans ce petit peloton de 60-70 coureurs, on en avait encore trois à ce moment-là, relevait Yvon. Thibaut était toujours vigilant, et on avait également Bram et Paul ».

« Le bilan est mitigé », Yvon Madiot

Tour après tour, l’écart s’est aminci avec le groupe de tête, et il n’était plus que d’une vingtaine de secondes à l’entame de la dernière boucle. Tout laissait donc présager un sprint massif, mais il en est pourtant advenu autrement. « Il y a eu une grosse chute à cinq kilomètres de l’arrivée, et tout s’est envolé, indiquait Yvon. C’est tombé devant, et ils n’ont été qu’une poignée à pouvoir passer à travers. Derrière, tout le monde a dû freiner et passer sur les côtés. Cela a notamment été le cas de Bram, mais il est reparti trop loin des premiers hommes ». La chute massive a ainsi décidé de l’issue de l’étape, et de l’épreuve, et Olav Kooij (Jumbo-Visma) s’est facilement imposé dans un sprint à deux pour faire coup double. Bram Welten a coupé la ligne en neuvième position quinze secondes plus tard, et le reste du peloton est arrivé en ordre dispersé. Comme le maillot jaune Mads Pedersen, Thibaut Pinot, pris dans la chute, a tout perdu dans ce final, faisant de Bram Welten (11e) le coureur de l’Équipe cycliste Groupama-FDJ le mieux placé au général. Juste devant Paul Penhoët (12e). « On n’a pas pu disputer le sprint et Thibaut a été éjecté du top-10 au général, on perd beaucoup sur cette chute, concluait Yvon. Thibaut est un petit peu amoché, mais ça devrait aller. Le bilan de la semaine est mitigé, car Thibaut venait là pour faire du rythme, préparer les prochaines courses, et il repart avec deux chutes. Il n’a pas l’air touché, mais ce n’est jamais l’idéal. S’il était reparti avec un top-10 sur une course plate, je pense que ça lui aurait fait plaisir. Puis, on avait l’objectif d’en gagner une avec deux sprinteurs, sauf qu’ils n’ont sprinté que deux fois sur quatre. Il y a un petit goût d’inachevé. On ne venait pas pour ça ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr