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Ma 2e partie de saison est très bien lancée

Milan Menten a conclu sur Tour de Wallonie avec 4 top-10 dont une troisième au sprint massif de la dernière étape, derrière l’Allemand Rüdiger Seilig et le Néerlandais Fabio Jakobsen. Notre coureur, cinquième du championnat national, s’est totalement rassuré sur les routes wallonnes pour la deuxième partie de la saison.

Milan Menten. « Je suis en forme, c’est un fait. Il me manquait un peu de chance pour monter sur le podium et cette chance est arrivée dans le sprint de la 5e étape du Tour de Wallonie, dont je finis 3e. Je pense que je pouvais même faire mieux. Je me suis aussi bien comporté dans la 3e étape à Erezée, notamment. Il me fallait juste que la course soit dure en Wallonie où on comptait beaucoup de sprinters. J’avais terminé à une bonne 5e place au championnat de Belgique, au lendemain duquel j’étais parti pour un stage de trois semaines en altitude à Livigno. Je voulais ainsi arriver en forme en Wallonie et déjà prester au meilleur niveau. Mon programme est dense jusqu’à la fin de la saison. Le Tour de Wallonie et son parcours, qui me convient parfaitement, a été idéal pour me relancer. Mes prochaines courses sont le Kreiz Breizh, sur un parcours assez accidenté que j’apprécie et où il y a des possibilités de victoire, le Tour du Danemark, le Tour de Poitou-Charentes et le Benelux Tour où je viserai une étape en particulier, celle dont l’arrivée sera jugée chez moi, à Bilzen. Je vais donc enchaîner les courses par étapes. Je sens de plus en plus que j’ai une bonne faculté de récupération et plus les jours de course s’enchaînent, mieux je me comporte. »

Résultats du Tour de Wallonie

— eric to www.wbca.be

Tour de France – J.F. Bourlart : “Une sélection bien balancée”

Ce samedi 26 juin à Brest, Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux participera au quatrième Grand Départ de son histoire. Jusqu’au 18 juillet, l’équipe belge disputera la 108ème édition du Tour de France (1.UWT), qui s’élance cette année dans l’un des fleurons du cyclisme tricolore, en Bretagne. Cette édition de la Grand Boucle comprend trois arrivées au sommet, deux journées dans les Alpes, cinq dans les Pyrénées, 58 kilomètres de contre-la-montre et huit étapes favorables aux sprinteurs. 

Les coureurs passeront d’abord quatre jour en territoire breton, avec d’entrée de jeu deux arrivées en montée, à Landerneau (3.2 km à 5,3%) et au Mûr-de-Bretagne (2 km à 6,9%). Le premier des deux chronos individuels intervient dès le cinquième jour, avec 27.2 kilomètres de plat en Mayenne. Après deux étapes de transition au centre de l’Hexagône, la huitième étape traverse les Alpes avec trois ascensions de 1ère catégorie, dont le Col de la Colombière, en direction du Grand Bornand. La première semaine s’achève par une arrivée au sommet de la montée de Tignes (21 km à 5,6%), précédée du Col des Saisies, du Col du Pré et du Cormet de Roselend. 

Au lendemain du premier jour de repos, le peloton ralliera Valence pour une probable arrivée au sprint, avant une étape mythique qui empruntera deux fois le Mont Ventoux, d’abord par Sault puis par Bédoin. Cette onzième étape sera jugée au bas de la deuxième descente du Mont Chauve, au bout de 200 kilomètres. La Grande Boucle s’arrête ensuite deux jours en Occitanie, à Nîmes et Carcassonne, avant d’entamer un séjour pyrénéen de cinq étapes. La quinzième, jugée en Principauté d’Andorre, aura comme point culminant le Port d’Envalira (2408 mètres), où sera décerné le Souvenir Henri-Desgrange.
 

TDF

Pour entamer la dernière semaine, le peloton traverse l’Ariège avec des ascensions telles que le Portet-d’Aspet, mais à nouveau l’arrivée est jugée dans la vallée, à Saint-Gaudens. Le 14 juillet, un triptyque est au menu de la dix-septième étape,, avec Peyresourde, Val-Louron et la montée de Saint-Lary (2209 mètres), qui accueillera la deuxième arrivée au sommet de cette édition. La dix-huitième étape, la dernière en montagne, est courte mais intense : un passage par le Col du Tourmalet avant de joindre Luz-Ardiden au bout de 129 kilomètres. Le deuxième contre-la-montre, plat et long de 31 kilomètres, survient au lendemain d’une étape de plat et à la veille de l’arrivée à Paris, sur les Champs-Élysées. 

La sélection d’Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux comptera dans ses rangs le Belge Jan Bakelants, vainqueur d’étape à Ajaccio en 2013 et porteur du maillot jaune lors de cette même 100ème édition. Il s’agit de la sixième participation du coureur de 35 ans, qui sera l’élément le plus expérimenté du groupe. Huitième du Tour de France en 2016 et 2017, le Sud-Africain Louis Meintjes sera l’homme protégé pour le classement général. À leurs côtés, le sprinteur néerlandais Danny van Poppel, qui a terminé à quatre reprises sur le podium cette saison, pourra compter sur son frère Boy van Poppel et l’Allemand Jonas Koch pour négocier les arrivées au sprint. Le grimpeur Georg Zimmermann, qui avec Koch a récemment terminé sur le podium du Championnat d’Allemagne, fera ses débuts sur la Grande Boucle, tout comme l’Italien Lorenzo Rota et le Belge Loïc Vliegen. Ces huit hommes seront dirigés par Hilaire Van der Schueren, Aike Visbeek et Steven De Neef. 

 

TDF

Jean-François Bourlart (CEO Intermarché-Wanty-Gobert) :
« Comme chaque année, opérer la sélection pour le Tour de France constitue un exercice difficile. Cela provoqué forcément des joies mais également des déceptions. Nous avons tenu compte de différents paramètres : parcours, objectifs et chances de résultats, état de forme des coureurs, … Nous cherchions un bon équilibre entre des profils pour la haute montagne, mais aussi pour les étapes de sprint et de transition. Je suis convaincu que nous avons composé le meilleur groupe possible. »

« Notre équipe Intermarché-Wanty-Gobert est extrêmement motivée pour ce Tour de France. Le départ se déroule dans le jardin de notre nouveau partenaire-titre, Intermarché, donc nous nous devons d’être à la hauteur. A l’image de notre Giro d’Italia bien réussi, nous voulons nous montrer à notre avantage sur un maximum d’étapes : dans les échappées, au sprint mais aussi en montagne autour de Louis Meintjes. En ce sens, notre sélection est bien balancée pour atteindre nos deux grands objectifs : remporter une étape et placer Louis aussi haut que possible au classement général final à Paris, car il ne faut pas oublier qu’il a intégré deux fois le top 8 final. »

Aike Visbeek (Performance Manager) :
« Tous les candidats à ce Tour de France ont démontré un par un qu’ils étaient prêts pour ce grand rendez-vous. Quand je regarde la pré-sélection que nous avions établie cet hiver dans notre plan annuel de performance, seul un nom a changé et c’est un beau compliment pour l’ensemble de notre cellule Performance. »

« Nous travaillons depuis le début de l’année à un train pour le sprint autour de Danny et Boy Van Poppel et Jonas Koch. La préparation ne fut pas toujours sans heurts, mais leur pic de forme approche, comme les dernières semaines l’ont démontré, et ce trio saisira chaque chance pour faire ses preuves. D’un autre côté, nous avons des ambitions pour le classement avec Louis Meintjes et un expérimenté Jan Bakelants à ses côtés. Jan a démontré lors des étapes de montagne au Dauphiné qu’il pouvait assister Louis. Enfin, nous accueillons trois coureurs qui feront leurs débuts sur le Tour : Loic Vliegen, Georg Zimmerman et Lorenzo Rota. Avec ce trio, nous voulons passer à l’offensive et peut-être créer la surprise. »

« Les coureurs inclus dans cette sélection pour le Tour ont bénéficié d’une préparation idéale, certains via des stages d’altitude en Italie et à Andorre, mais aussi en compétition via le Dauphiné, le Tour de Belgique et le Tour de Suisse. Je suis très heureux du travail effectué en coulisse par notre équipe, que ce soit sur le plan de la nutrition où nous avons réalisé de grands progrès, mais aussi au niveau matériel, qui est de qualité et en constante évolution. Nous avons travaillé dur et nous sommes prêts à continuer sur notre lancée du Giro sur les routes du Tour de France. »

Hilaire Van der Schueren (directeur sportif) :
« Comme à notre habitude, nous souhaitons montrer chaque jour le maillot d’Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux. Dès le premier jour, dans la Bretagne vallonnée, la course sera explosive, avec des arrivées difficiles comme au Mûr-de-Bretagne. Nos puncheurs trouveront un terrain de jeu intéressant très tôt dans cette édition. Mais nous souhaitons aussi bien figurer avec Danny van Poppel dans les étapes de plat et protéger Louis Meintjes dans les étapes de montagne. »

« À l’issue de notre précédente participation, en 2019, la douzième place de Guillaume Martin nous a permis d’occuper le huitième rang des voitures sur les Champs-Elysées, et nous espérons pouvoir refaire cela dans quelques semaines grâce à notre fer de lance sud-africain. Tous les coureurs de la sélection ont montré ces dernières semaines qu’ils étaient prêts pour cet événement. L’enthousiasme au départ à Brest, pour mon 24ème Tour de France, est donc grand. »

La sélection :
Jan Bakelants
Jonas Koch
Louis Meintjes
Lorenzo Rota
Boy van Poppel
Danny van Poppel
Loïc Vliegen
Georg Zimmermann

Direction sportive :
Hilaire Van der Schueren
Aike Visbeek
Steven De Neef

Tour de France 2021 :
26.06 Etape 1 : Brest – Landerneau (187 km)
27.06 Etape 2 : Perros-Guirec – Mür-de-Bretagne (182 km)
28.06 Etape 3 : Lorient – Pontivy (182 km)
29.06 Etape 4 : Redon – Fougères (152 km)
30.06 Etape 5 : Changé – Laval (27 km) (ITT)
01.07 Etape 6 : Tours – Châteauroux (144 km)
02.07 Etape 7 : Vierzon – Le Creusot (248 km)
03.07 Etape 8 : Oyonnax – Le-Grand-Bornand (151 km)
04.07 Etape 9 : Cluses – Tignes (145 km)
06.07 Etape 10 : Albertville – Valence (186 km)
07.07 Etape 11 : Sorgues – Malaucène (199 km)
08.07 Etape 12 : Saint-Paul-Trois-Châteaux – Nîmes (161 km)
09.07 Etape 13 : Nîmes – Carcassonne (220 km)
10.07 Etape 14 : Carcassonne – Quillan (184 km)
11.07 Etape 15 : Céret – Andorra-La-Vieille (192 km)
13.07 Etape 16 : Pas de la Case – Saint-Gaudens (169 km)
14.07 Etape 17 : Muret – Saint-Lary-Soulan (178 km)
15.07 Etape 18 : Paul – Luz Ardiden (130 km)
16.07 Etape 19 : Mourenx – Libourne (203 km)
17.07 Etape 20 : Libourne – Saint-Emilion (31 km) (ITT)
18.07 Etape 21 : Chatou – Paris (112 km)

— mseWGG to intermarche-wantygobert.eu

Stefan Küng cède son bien

Stefan Küng n’a pas failli dans la troisième étape du Tour de Suisse ce mardi. Il a pourtant dû se séparer de son maillot jaune au profit de Mathieu van der Poel, qui a en effet engrangé dix secondes de bonification grâce à sa victoire au sprint à Pfaffnau. Après avoir logiquement roulé de manière conservatrice ces deux derniers jours, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ adoptera un état d’esprit plus offensif sur le reste de la semaine pour décrocher de nouveaux résultats.

« Un poil dur pour Jake », Franck Pineau

Au départ de Lachen ce mardi, le maillot jaune de Stefan Küng ne tenait qu’à un fil. Alors, dans une étape de nouveau destinée aux puncheurs, le plan d’attaque était clair pour les troupes de Franck Pineau et Benoît Vaugrenard. « On a essayé de contrôler au début, mais ce n’était pas à nous de ramener le peloton sur l’échappée, exposait ainsi le leader de l’épreuve. Avec Alaphilippe et Van der Poel si proches au général, et au vu du final annoncé, on savait que ça risquait d’être chaud pour le maillot en raison des bonifications. On a donc laissé l’écart grimper à sept minutes, puis les équipes intéressées par la victoire d’étape ont commencé à rouler ». En tête de course, Mathias Frank (AG2R-Citroën), Benjamin King (Rally Cycling), Claudio Imhof (Suisse) et Rémy Rochas (Cofidis) ont ainsi vu leur avance fondre dans la deuxième partie de course, très accidentée, et comptaient ainsi moins de quatre minutes d’avance au premier passage sur la ligne à environ 45 kilomètres du but. Un peu plus loin, les coureurs se sont présentés au pied de la dernière difficulté répertoriée du jour (3,5 km à 6%), présentant plusieurs rampes à 10% susceptibles de faire le ménage. « Une nouvelle fois, Stefan n’a pas quitté les premières places de la journée, bien aidé par tout son groupe, relevait Franck Pineau. Jusqu’au pied de cette dernière bosse, il a été placé royalement. Benjamin Thomas a notamment passé le dernier relais pour qu’il soit bien positionné au plus dur de la côte. Il n’y a rien à redire, le boulot a été fait comme il fallait ».

À plus de vingt-cinq kilomètres de la ligne, les grands noms, à commencer par Mathieu van der Poel et Julian Alaphilippe, sont sortis de leur réserve et ont alors fait exploser le peloton. Cela a notamment été fatal à Jake Stewart, qui espérait jouer sa carte aujourd’hui. « Ça s’est fait à la pédale, il n’y a pas de secret, confiait Franck. C’est dommage car Jake marche très bien, mais c’était un poil dur pour lui. Il ne lui manquait pas grand-chose. Ceci dit, il n’y avait plus beaucoup de monde au sommet, et quasiment aucun sprinteur. C’est dommage mais on ne peut pas lui en vouloir, c’est monté très vite ». Le maillot jaune en personne confirmait ces dires. À la défense de sa tunique, Stefan Küng s’est battu pour conserver sa place dans un peloton d’une petite cinquantaine d’unités qui s’est finalement recomposé malgré de nombreuses offensives. « Le final était comme on l’avait imaginé : vraiment rapide, insistait le Suisse. La dernière bosse a été montée plein gaz. Je me suis senti bien jusqu’en haut mais j’ai ensuite commencé à avoir des crampes. Je ne pouvais plus rien tenter, simplement suivre ». Dans les dix derniers kilomètres, Ivan Garcia Cortina a tenté de rallier l’arrivée en solitaire mais a été revu peu après la flamme rouge et un sprint en petit comité s’est donc profilé.  

« Le Tour de Suisse n’est pas fini », Stefan Küng

« La seule chose que je pouvais faire était d’espérer que quelqu’un batte Van der Poel et Alaphilippe, ajoutait Küng. Finalement, Van der Poel va chercher le maillot à la pédale et il le mérite. Je n’ai aucun regret car nous n’avons pas fait d’erreurs et je me suis bien défendu ». Le champion des Pays-Bas et le champion du Monde, respectivement premier et troisième de l’étape, ont ainsi dépassé le champion de Suisse au classement général par le simple jeu des bonifications. « Il n’y a pas de déception, assurait encore Franck. On a donné le meilleur de nous-mêmes. Avec une telle arrivée et de tels concurrents, on savait que ça allait très compliqué. On s’est battu avec nos armes, tous les coureurs ont rempli leur mission et Stefan continue de confirmer sa belle forme du moment. C’est super intéressant pour la suite ». « C’était un plaisir de passer ces deux jours en jaune, ajoutait Stefan. Le Tour de Suisse n’est pas fini, et à partir de demain j’arborerai le maillot de champion de Suisse, ce qui n’est pas mal non plus. Demain, il y a peut-être quelque chose à tenter avec Jake, mais tout dépendra du scénario de course ». Dans une fin de semaine présentant beaucoup de reliefs, l’offensive primera désormais sur la défensive. « On va aller dans les échappées, travailler pour la suite et essayer de se faire plaisir, concluait Franck. Avant de prendre un peu de congés, ce sera l’occasion pour certains de s’exprimer. Je veux évidemment que les garçons aillent de l’avant, mais je veux aussi qu’on le fasse intelligemment ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr