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Jake Stewart aux portes du top-10 à Mont-Saint-Éloi

Après deux sprints massifs, c’est une légère arrivée en bosse qui a décidé du vainqueur ce jeudi à Mont-Saint-Éloi, au terme du troisième acte des 4 Jours de Dunkerque. Le vétéran belge Philippe Gilbert s’est alors imposé tandis que Jake Stewart a franchi la ligne en treizième position. Son coéquipier et compatriote Sam Watson occupe désormais la onzième place du général.

Il n’aura pas fallu patienter bien longtemps au départ de Péronne, ce jeudi, pour voir l’échappée du jour se dessiner en direction de Mont-Saint-Éloi, où une petite côte accueillait l’arrivée du jour. Samuel Leroux (GO Sport-Roubaix Lille Métropole), Alex Colman (Sport Vlaanderen-Baloise) ainsi que Kevin Besson (Nice Métropole Côte d’Azur) ont pris les devants très hâtivement et ont d’abord pu profiter d’un avantage de cinq minutes. « Ça a été une journée plutôt tranquille jusqu’à l’arrivée sur le circuit puisque la première attaque a été la bonne, précisait Frédéric Guesdon. Il n’y avait presque pas de vent sur le parcours, ce qui n’avantageait pas non plus les mouvements de course, et l’équipe du leader a également bien défendu le maillot ». À une cinquantaine de kilomètres du but, les coureurs ont franchi une première fois la ligne d’arrivée, et l’écart n’était alors plus que de deux minutes avec le trio de tête. Sur ce circuit final, à couvrir à cinq reprises, la course s’est quelque peu animée et les attaques se sont succédé. « Il n’y a pas eu de tentatives vraiment dangereuses, assurait Frédéric, mais on devait quand même courir devant, et il fallait éviter de se faire piéger par les chutes. C’est aussi ce qui a rendu la course nerveuse dans le final ». Sam Watson a notamment accompagné un coup dans cette dernière heure de course, mais celui-ci s’est avéré vain.

« Ça n’est pas allé dans le bon sens pour nous », Frédéric Guesdon

1C’est donc un peloton compact qui a avalé les trois fuyards du jour à six kilomètres du terme. Dès lors, chaque formation s’est efforcée de remonter son homme fort pour la côte finale de 600 mètres à 4% de moyenne, présentant néanmoins quelques courts passages à plus de 10%. « On a essayé de faire le sprint sur Jake cette fois-ci, indiquait Frédéric Guesdon. Malheureusement, ça ne s’est pas passé comme on le voulait. Il s’est fait enfermer sur la petite route à l’approche de la bosse. Même s’il a été bien replacé à deux-trois kilomètres de l’arrivée, il s’est fait déborder juste avant la côte finale. On sait qu’entre réussir et louper un sprint, ça tient à peu de choses. Aujourd’hui, ça n’est pas allé dans le bon sens pour nous. On est un peu déçus car on pouvait faire un bien meilleur résultat. C’est dommage ». En retrait du sprint pour la victoire, réglé par Philippe Gilbert, Jake Stewart a ainsi dû se contenter de la treizième place du jour. Arrivé dans le peloton principal, Sam Watson a lui rétrogradé au onzième rang du général désormais dominé par Arvid De Kleijn. « On devrait se diriger vers une nouvelle arrivée au sprint demain, et le général risque de se jouer samedi, mais il faut se méfier car le leader a changé, prévenait Frédéric. Il faut voir si son équipe pourra tenir la baraque, ce qui n’est pas dit. Cela peut donc encore donner lieu à une course ouverte et il faudra être vigilant au départ. Je pense que ça peut bouger ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Doubs et Jura vont m’ouvrir aux Wallonnes

Luc Wirtgen s’engage en Franche-Comté (Fr) pour y disputer la Classic Grand Besançon Doubs (1.1) et le Tour du Jura (1.1). Les deux courses aux profils ardus seront, pour notre jeune coureur luxembourgeois, la préparation finale en vue des deux classiques ardennaises, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Luc a passé un beau cap en 2022: il s’est notamment classé 3e de l’étape reine du Tour d’Antalya en début de saison et 6e de la Per Sempre Alfredo. Une grippe persistance l’a toutefois perturbé ces dernières semaines.

Luc Wirtgen. « J’ai souffert d’une grosse grippe ces derniers jours. Cela m’a pris deux semaines pour retrouver la santé et l’entraînement, depuis de dimanche. Les deux courses française à Besançon et dans le Jura, où j’avais terminé 9e en 2021, tombent bien pour moi car elles vont me permettre de voir où j’en suis en vue des deux classiques wallonnes de la semaine prochaine. La forme est restée, je dois juste retrouver le rythme de compétition que j’avais au début de la saison. Je suis confiant. Je pense que le travail effectué avec notre entraîneur Christophe Prémont m’a permis de faire en nouveau pas en avant dans la spécialité de grimpeur-puncheur. J’ai été récompensé pour tout le travail à Antalya et cela m’a beaucoup encouragé pour la suite. La période actuelle est très importante et les deux courses françaises qui viennent sont idéales pour préparer la Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Les deux parcours français me conviennent bien et nous avons une très bonne équipe pour bien performer. Le terrain est idéal pour la suite. »

Flèche? Doyenne? « Je dirais les deux, mais j’ai quand même un petit penchant pour Liège-Bastogne-Liège, même si c’est la course la plus dure que j’ai disputée. On arrive à bout de forces. Mais c’est ça qui rend cette course extraordinaire. »

Sélection pour le Doubs et le Jura

— eric to www.wbca.be

Jake Stewart de retour aux affaires

Près de six mois après sa dernière sortie en compétition officielle, Jake Stewart a ce mardi de nouveau épinglé un dossard à l’occasion de Paris-Camembert, septième manche de la Coupe de France FDJ. Le Britannique de 22 ans s’est même signalé à l’approche de la dernière heure de course, bien que l’Équipe cycliste Groupama-FDJ soit finalement repartie de Livarot sans résultat notable.

La Coupe de France FDJ reprenait ses droits ce mardi en Normandie, avec en guise de septième round, la 83ème édition de Paris-Camembert. Le menu était copieux pour tous les coureurs présents à Pont-Audemer puisque le parcours ne cumulait pas moins de 214 kilomètres en direction de Livarot, et affichait un dénivelé positif relativement important de 2800 mètres. Le départ a en revanche été plutôt calme, et Evaldas Siskevicius (Go Sport-Roubaix Lille Métropole), Torsten Demeyere (Tarteletto-Isorex), Jens Reynders (Sport Vlaanderen-Baloise), Fredrik Dversnes (Uno-X), Adrien Lagrée (B&B Hôtels-KTM), et Jean Goubert (Nice Métropole Côte d’Azur) ont été en mesure de s’enfuir dès les dix premiers kilomètres. Le peloton leur a accordé jusqu’à cinq minutes avant de réguler le tempo, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ demeurant elle en second rideau. « Nous n’avions pas énormément d’options, indiquait Thierry Bricaud. L’idée pour nous était d’attendre le final. On avait nos deux sprinteurs au cas où, s’ils passaient les bosses, puis Lewis qui pouvait bouger s’il y avait du mouvement ». Mais quand l’écart a été ramené à une minute à environ soixante kilomètres de la ligne, c’est un autre Anglais qui est sorti de sa réserve ; le « revenant » Jake Stewart. Le jeune homme de 22 ans a ainsi intégré un groupe de huit hommes qui a récupéré l’échappée matinale et qui a pris jusqu’à trente secondes d’avance sur le paquet. Toutefois, l’aventure s’est achevée une vingtaine de kilomètres plus loin, avant les principales difficultés du final.

« La course a été un peu trop dure pour nos sprinteurs », Thierry Bricaud

Dans l’avant-dernière ascension de la Butte des Fondits (1,7 km à 6%), Lewis Askey s’est montré attentif en tête d’un peloton dès lors émietté. À l’entame du second et dernier tour local, le Britannique était accompagné de son compatriote mais aussi de Bram Welten et Matthieu Ladagnous dans le premier peloton, en chasse derrière un homme seul. Ce dernier a été avalé dans la côte de l’Angleterre, à plus de vingt kilomètres de l’arrivée, et cinq hommes ont alors réussi à se détacher. Pour de bon. « On a commencé à rouler un tout petit peu dans le peloton pour que l’écart ne gonfle pas trop, précisait Thierry. Mais on a ensuite levé le pied car il restait une vraie difficulté et on n’avait pas les armes pour lutter. On ne voulait pas se faire contrer, l’idée était de se faire oublier en espérant que d’autres équipes prennent leurs responsabilités, mais personne n’avait vraiment les moyens de réagir, ce qui permet aux cinq d’aller au bout ». En tête, Anthony Delaplace a saisi le bon moment à la flamme rouge pour larguer ses compagnons de fuite et s’imposer. Matthieu Ladagnous a été le premier coureur de l’équipe à franchir la ligne, en 19e position. « La course a été un peu trop dure pour nos sprinteurs, confiait Thierry. On savait que ça pouvait être un poil difficile, et ça l’a été, même si Bram n’a sauté que dans la dernière bosse. Le groupe n’était pas non plus très homogène puisque Jake mettait son premier dossard et Lars n’avait pas couru depuis deux mois. Sur une course exigeante comme aujourd’hui, avec 220 kilomètres de course, il était difficile d’espérer un miracle ».

« C’était un sacré morceau pour une reprise », Jake Stewart

Pour autant, le deuxième de l’Omloop Het Nieuwsblad 2021 a été acteur, et terminé à une décente 32e place ce mardi. « Jake a fait une très belle rentrée, c’est le point positif, et Lars a fait une rentrée correcte, même s’il était encore court, ajoutait Thierry. Le résultat du jour n’est pas terrible mais on sait que les beaux jours arriveront plus tard avec ces coureurs. Il leur fallait bien reprendre quelque part. Et désormais, peu importe où on reprend, c’est difficile ». Le principal intéressé ne disait pas autre chose, mais se satisfaisait amplement de son premier jour de course de la saison. « Les sensations étaient meilleures que ce à quoi je m’attendais, confiait Jake. J’ai essayé de me glisser dans les attaques, je n’étais pas mal dans les montées, mais 210 kilomètres, c’était quand même un sacré morceau pour une reprise. Surtout quand on reprend en avril. Il m’a juste manqué un peu d’énergie sur la fin. Il y avait une montée et dix kilomètres de trop pour moi. J’étais motivé à l’idée d’enfin recourir, j’avais un peu d’appréhension, mais j’étais content de voir que j’avais de bonnes jambes pour la première course de la saison. C’est de bon augure pour les prochaines échéances. J’ai évidemment encore une belle marge de progression, mais je vais maintenant effectuer un stage personnel de dix jours en Espagne. J’espère bien progresser ces prochaines semaines et retrouver la compétition sur les Quatre Jours de Dunkerque avec un bon niveau ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr