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Chasse aux tuniques nationales – Cycling Team Bingoal-WB

La journée du 20 juin sera consacrée aux championnats nationaux.

Waregem accueillera le championnat de Belgique. La course de 220,4 kilomètres est dessinée sur un parcours sélectif en trois boucles, le Briek Schotteronde (4 x 18,2 km), le Andre Defoortronde (4 x 20,7 km) et la boucle finale (4 x 16,1 km) avec un secteur pavé à Herlegemstraat, les bosses du Kamelberg et de la Holstraat (vidéo du parcours – 221,3 km).

 

 

Luxembourg (Harlange), Tom et Luc Wirtgen. « Le championnat se déroule dimanche et nous sommes motivés pour cette course après le Tour de Slovénie pour Luc et le Tour de Belgique pour moi. La forme est bonne, malgré une grosse chute pour Luc en Slovénie. Il faut toujours croire en ses chances dans un championnat. Alex Kirsch et Bob Jungels font figurent de favoris de cette course qui sera très difficile, avec une bosse de presque 5 kilomètres et une autre de presque 1,5 kilomètre. Ca sera donc une course d’usure. »

 

 

  Pays-Bas (Midden Drenthe), Mathijs Paasschens. « Le parcours du championnat national est dur, en circuit, avec deux bosses à franchir à chaque tour dont le Col du Vam (Vam Berg). Ce sera donc une course d’usure dont le grand favori est Mathieu Van Der Poel. Mon objectif sera de rouler le plus possible à l’avant car les routes empruntées sont souvent étroites et avec beaucoup de virages. »

 

 

Pologne (Kartuzy), Stanislaw Aniolkowski. Notre coureur est le champion de Pologne sortant. Il sort du Tour de Slovénie.

 

 

Suisse (Knutwil), Joel Suter. Notre coureur est en forme, il sort du Tour de Suisse qu’il a disputé sous le maillot de son équipe nationale.

— eric to www.wbca.be

L’équipe active, Fabian Lienhard aux portes du top 10

Tout s’est finalement décidé dans le dernier kilomètre, ce samedi, lors du Tour du Finistère. Avant cela, l’Équipe cycliste Groupama-FDJ s’était pourtant montrée l’offensive, via plusieurs coureurs différents, mais aucun groupe n’a réussi à tromper le « peloton » du côté de Quimper. Olivier Le Gac, encore en jambes ce week-end, a été repris à trois kilomètres du but et c’est alors Benoit Cosnefroy qui a ravi la victoire dans un sprint en petit comité. Meilleur représentant de l’équipe aujourd’hui, Fabian Lienhard a passé la ligne en douzième position.

« Un peu déçu », Olivier Le Gac

L’échappée n’a pas tardé à voir le jour ce samedi, peu après 11 heures au départ de Saint-Evarzec. Cinq minutes ont suffi à cinq hommes pour s’extirper et passer la journée en tête. Louis Louvet (St-Michel-Auber 93), Samuel Leroux (Xelliss-Roubaix Lille Métropole), Gianni Marchand (Tarteletto-Isorex), Gil Gelders (Bingoal-WB) et Matteo Dal-Cin (Rally Cycling) ont donc ouvert la route pendant de très longs kilomètres tandis que l’Équipe cycliste Groupama-FDJ restait bien placée en tête de peloton, sans pour autant prendre les choses en main. « Ce n’était pas à nous d’assumer le poids de la course, nous n’avions pas le grand favori, exposait Marc Madiot, pour l’occasion à la tête du groupe. On était outsiders aujourd’hui ». Partant de ce constat, l’équipe a alors tenté d’animer la course lorsque l’écart avec le quintette échappé est passé sous les trois minutes. « À 60 kilomètres de l’arrivée, j’ai demandé à mes coureurs d’attaquer, reprenait Marc. Clément [Davy] puis Alexys [Brunel], qui a connu un petit souci d’aiguillage, ont tenté leur chance ». En raison d’une erreur de parcours induit par une moto, la tentative du Nordiste est donc mort-née et le peloton a dès lors quelque peu temporisé.

Les attaques ont repris de plus belle à l’approche du circuit autour de Quimper, long de dix kilomètres et à couvrir quatre fois, mais rien ne s’est avéré concluant. Valentin Madouas a ensuite tenté d’accompagner plusieurs coups, Alexys Brunel est reparti de l’avant malgré sa déconvenue puis c’est Olivier Le Gac qui est entré en action dans les deux dernières boucles. « On savait qu’il fallait attendre sur ce circuit, mais il ne fallait pas se faire piéger non plus, expliquait le Breton, déjà à l’offensive sur le Tro-Bro Léon la semaine passée. Je voyais que tout le monde commençait à être un peu épuisé, alors j’ai essayé. Je me suis peut-être un peu trop lancé dans les offensives, mais c’est dans mon tempérament. Le problème étant qu’on ne s’est pas entendus devant, on s’est un peu courus dessus. Je suis un peu déçu car les jambes sont là mais je ne suis pas là dans le haut du classement. C’est une bonne chose d’avoir la condition, mais c’est encore mieux de concrétiser ».

« Je suis confiant pour la suite », Marc Madiot

Après plusieurs accélérations dans le final, Olivier Le Gac a rendu les armes à trois kilomètres de la ligne. En reprise après une maladie, Jake Stewart n’a pu accompagner le peloton d’une quarantaine d’unités qui s’est joué la victoire dans la côte d’arrivée. C’est donc Fabian Lienhard qui s’est mêlé à l’emballage et qui a échoué juste aux portes du top 10, en 12e position.  « C’était une course pour pur puncheur, ajoutait Marc. La météo était compliquée mais pas catastrophique. Valentin était un peu dans le dur aujourd’hui mais c’est normal après un très gros bloc de travail en altitude. De manière générale, les gars ont bien travaillé et je suis confiant pour la suite. »

— Alexandre Philippon to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr

Marijn van den Berg se frotte aux « grands »

Habituellement pensionnaire de la Conti, Marijn van den Berg a ce vendredi eu l’occasion de s’exprimer sous les couleurs de la WorldTeam. Lors de la troisième étape du Tour d’Algarve, le jeune Néerlandais de 21 ans, vainqueur du Grand Prix Adria Mobil en début d’année, a été bien escorté dans les derniers kilomètres vers Tavira et a ainsi pu prendre part au sprint massif. Il a finalement signé une honorable quinzième place pour son premier sprint disputé à ce niveau.

« On ne fait pas de différence entre un coureur WorldTour et un coureur Conti », Frédéric Guesdon

Sur le papier, c’est une nouvelle étape pour sprinteurs qui se profilait ce vendredi sur le Tour d’Algarve. Pour autant, le premier tiers de course était relativement musclé avec plusieurs bosses à franchir, y compris peu après le départ de Faro. « Ça a bagarré une demi-heure, racontait Frédéric Guesdon, puis ils sont partis à quatre et on a eu le même scénario que d’habitude. Deceuninck-Quick Step et Bora-hansgrohe se sont entendus pour rouler avec Ineos, ils leur ont laissé 4-5 minutes puis sont allés les chercher petit à petit sans vraiment forcer leur talent. Comme les autres jours, on ne voulait aller devant que si un gros groupe se formait. Je ne veux pas les envoyer au casse-pipe non plus s’il n’y a pas d’espoir. On connaissait cette étape, on l’a souvent faite, et on sait que c’est très compliqué pour l’échappée ». Dès l’entrée dans les trente derniers kilomètres d’une étape qui en comptait plus de deux-cents, le peloton est revenu à moins d’une minute du quatuor de tête composé de Julen Irizar (Euskaltel-Euskadi), Jetse Bol (Burgos-BH), Javier Moreno (Efapel) et Henrique Casimiro (Kelly-Simoldes-UDO).

« Ça a commencé à se tendre un peu à vingt-cinq kilomètres de l’arrivée quand on s’est approchés du bord de mer, poursuivait Frédéric. Les gars sont bien remontés dans la première partie du peloton à ce moment-là puis il y avait une grande ligne droite de quasiment vingt kilomètres pour aller chercher l’arrivée. Dans les dix derniers, ils se sont bien motivés pour se regrouper et courir devant, autour de Marijn, en pensant aussi à la suite ». Pour sa deuxième apparition avec la WorldTeam, ayant déjà pris part à la Flèche Brabançonne le mois dernier, Marijn van den Berg a ainsi vu Clément Davy, Alexys Brunel, Benjamin Thomas et Kevin Geniets se mettre à son service dans le final. « On ne fait pas de différence entre un coureur de la Conti et un coureur de la WorldTeam, assure Frédéric. On lui fait totalement confiance. Si nous n’avons pas vraiment de sprinteur dans notre groupe, évidemment qu’on va travailler pour un jeune de la Conti s’il a une pointe de vitesse. On savait qu’on n’allait pas gagner aujourd’hui, mais le travail effectué servira plus tard. On était peut-être un peu trop tôt devant, mais je préfère qu’on fasse ces petites erreurs maintenant que lorsqu’on jouera, ou lorsque Marijn jouera vraiment la gagne ».

« J’ai ressenti un peu de pression, mais c’était super », Marijn van den Berg

À l’arrivée, le Néerlandais a finalement accroché la quinzième place d’un emballage de nouveau réglé par Sam Bennett. « C’était une très longue journée, expliquait le jeune frère de Lars, actuellement sur le Giro. Les gars m’ont vraiment bien aidé. On est remontés à trente kilomètres car ça devenait un peu tendu, et de là jusqu’à l’arrivée, je suis resté dans la roue de Kevin. J’ai essayé de faire le meilleur sprint possible mais on était un peu trop loin au démarrage pour espérer le top 10. Faire quinzième, ce n’est pas si mal quand même et je suis très heureux que l’équipe ait voulu m’épauler. Ce n’est pas si commun que les « grands » se mettent à votre service quand vous appartenez à une équipe de développement. J’ai ressenti un peu de pression, mais c’était super ». Samedi, c’est jour de chrono sur le Tour de l’Algarve et l’ancien champion de France de la discipline Benjamin Thomas aura son mot à dire sur le parcours de Lagoa (20,3 km). « C’est peut-être la journée la plus importante pour nous, indiquait Frédéric pour conclure. Il y a moyen de faire un très beau résultat avec Benji, peut-être même gagner. Mais quasiment tout le monde va le faire à fond. Kevin se débrouille bien également dans l’exercice, Alexys et Clément sont des spécialistes. Olivier voudra défendre sa place au général et préparer la suite. Marjin aussi pourra en profiter pour se tester ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr