Olivier Le Gac s’accroche dans l’Alto da Foia

À l’instar de la saison passée, Olivier Le Gac profite du Tour d’Algarve pour se tester dans les ascensions. Ce jeudi, à l’occasion de la première arrivée au sommet de l’épreuve, à l’Alto da Foia, le Breton a ainsi accroché le premier peloton jusqu’à quatre kilomètres de la ligne. Il a finalement rallié l’arrivée avec un peu plus d’une minute de retard sur le vainqueur du jour, Ethan Hayter. Vendredi, un sprint est attendu à Tavira.

Comme lors de la première étape, la bataille pour l’échappée aura été de courte durée ce jeudi, à l’occasion du second acte du Tour d’Algarve, davantage destiné aux grimpeurs. Le bon groupe s’est ainsi extirpé après seulement huit kilomètres et comprenait huit hommes : Damien Touzé (AG2R-Citroën), Kenny Molly (Bingoal Pauwels Sauces WB), Clément Carisey (Delko), Xabier Azparren (Euskaltel-Euskadi), Fábio Costa (Efapel), Joseph Laverick (Hagens Berman Axeon), Marvin Scheulen (LA Aluminios-LA Sport) et Samuel Caldeira (W52-FC Porto). « On avait la volonté de s’y joindre seulement s’ils étaient nombreux, à savoir plus de dix, et surtout si de grosses équipes étaient représentées », indiquait plus tard Frédéric Guesdon. L’échappée du jour a très vite pris sept minutes d’avance sur le peloton, mais celui-ci s’est progressivement mis en marche. « À partir de là, l’objectif était vraiment de rester au chaud et d’attendre le final, ajoutait Frédéric. Les gars avaient pour consigne de rester autour de Kevin et Olivier, qui étaient nos coureurs protégés pour l’étape du jour. Il y avait un enchaînement de trois belles bosses dans les trente derniers kilomètres, et les moins bons grimpeurs ont fait le travail pour bien les placer ».

« J’ai eu quelques crampes », Olivier Le Gac

Au pied de la première des trois difficultés du final, l’écart avec l’échappée est passé sous les trois minutes tandis que l’écrémage a commencé à s’effectuer par l’arrière. Au moment d’entamer la deuxième bosse, il n’y avait même plus qu’une trentaine d’hommes au sein d’un peloton également décimé par des chutes et cassures dans la descente d’Alferce. Pour le compte de l’Équipe cycliste Groupama-FDJ, Olivier Le Gac était encore présent, et il a donc pu entamer, quelques minutes plus tard, l’ascension finale de l’Alto da Foia (7,7 km à 5,8%) au sein du groupe de tête. « L’enchainement a rendu le final très difficile, relatait Frédéric. Olivier s’est accroché au maximum. Il avait envie de se donner à fond et de faire le meilleur résultat possible sur l’étape pour ne pas avoir de regrets ». Le Breton a finalement été distancé lorsque les grandes offensives ont débuté, à quatre kilomètres du sommet. Il a alors rejoint la ligne avec une minute et cinq secondes de retard sur le vainqueur Ethan Hayter. « Les jambes répondaient plutôt bien, mais j’ai eu quelques crampes dans le final, disait l’intéressé. J’ai subi un petit coup de chaud hier, ça a peut-être joué aujourd’hui. Après un mois sans compétition, c’est en tout cas plutôt encourageant. Je suis assez satisfait de ma journée ».

Olivier Le Gac occupe ainsi la 22e place du classement général ce jeudi soir, à 1’05 du maillot jaune. « Toute l’équipe a bien couru aujourd’hui, on était bien ensemble, ajoutait-il. C’était plutôt une bonne journée. On va essayer de continuer dans ce sens-là jusqu’à dimanche ». Vendredi, c’est un profil relativement plat qui attend les coureurs en direction de Tavira. « Ça peut être un peu plus ouvert, explique Frédéric. Certains essaieront peut-être d’aller dans l’échappée. Ce sera certainement compliqué d’aller au bout, mais il faut bien essayer. Suivant le déroulé du final, on essaiera peut-être de s’articuler autour de Marijn [van den Berg], mais les sprints sont tout de même houleux ici et il ne faudra pas prendre de risques inutiles sachant que nous n’avons pas non plus le coureur le plus rapide du plateau ».

— Alexandre to www.equipecycliste-groupama-fdj.fr